Actuellement, il n'existe pratiquement pas de centres fermés où on instruit les dossiers des migrants en Europe, hormis quelques rares cas en Grèce et en Italie gérés par le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

La proposition franco-espagnole prévoit une action à plus grande échelle avec des centres fermés dans "le pays le plus proche du débarquement", où les migrants devraient rester jusqu'à ce que leur cas soit étudié.

"Une fois débarqués sur le sol européen, nous sommes favorables à mettre en place des centres fermés conformément au HCR, avec des moyens européens qui permettent (...) une solidarité financière immédiate, une instruction rapide des dossiers, une solidarité européenne pour que chaque pays prenne de manière organisée les personnes qui ont droit à l'asile", a expliqué le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse conjointe avec le nouveau Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.

Pour les migrants qui n'ont pas droit à l'asile, M. Macron a souligné la nécessité d'avoir "une solidarité européenne et une efficacité pour raccompagner" ces personnes "vers leur pays d'orgine" et "en aucun cas vers des pays de transit".

"C'est une solution qui est coopérative et respectueuse du droit. Nous devons tenir nos principes et ne pas nous laisser bousculer par les extrêmes", a-t-il ajouté à la veille d'un mini-sommet européen sur la question.

Macron favorable à des sanctions financières

Le président français Emmanuel Macron s'est prononcé samedi en faveur de sanctions financières envers les pays de l'Union européenne qui refuseraient d'accueillir des réfugiés.

Au cours d'une conférence de presse à Paris avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, il a estimé qu'"on ne peut avoir des pays qui bénéficient massivement de la solidarité de l'UE et qui revendiquent massivement leur égoïsme national quand il s'agit de sujets migratoires".

"Je suis favorable à ce qu'il y ait des sanctions qui existent en cas de non solidarité (...), à ce que des conditions sur ce sujet soient mises au financement d'aides structurelles", a-t-il précisé. "Je suis résolument favorable à ce qu'il y aient des mécanismes qui prennent en compte cela. C'est un débat qui viendra en temps voulu."

Le chef de l'Etat français et le nouveau Premier ministre espagnol se sont également déclarés favorables à la création de centres d'accueil fermés dans les pays européens d'arrivée des migrants, afin d'y étudier leurs cas, d'accorder l'asile à ceux qui le méritent et d'être en mesure de raccompagner les autres dans leur pays d'origine.

Actuellement, il n'existe pratiquement pas de centres fermés où on instruit les dossiers des migrants en Europe, hormis quelques rares cas en Grèce et en Italie gérés par le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). La proposition franco-espagnole prévoit une action à plus grande échelle avec des centres fermés dans "le pays le plus proche du débarquement", où les migrants devraient rester jusqu'à ce que leur cas soit étudié. "Une fois débarqués sur le sol européen, nous sommes favorables à mettre en place des centres fermés conformément au HCR, avec des moyens européens qui permettent (...) une solidarité financière immédiate, une instruction rapide des dossiers, une solidarité européenne pour que chaque pays prenne de manière organisée les personnes qui ont droit à l'asile", a expliqué le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse conjointe avec le nouveau Premier ministre espagnol Pedro Sanchez. Pour les migrants qui n'ont pas droit à l'asile, M. Macron a souligné la nécessité d'avoir "une solidarité européenne et une efficacité pour raccompagner" ces personnes "vers leur pays d'orgine" et "en aucun cas vers des pays de transit". "C'est une solution qui est coopérative et respectueuse du droit. Nous devons tenir nos principes et ne pas nous laisser bousculer par les extrêmes", a-t-il ajouté à la veille d'un mini-sommet européen sur la question.Macron favorable à des sanctions financières Le président français Emmanuel Macron s'est prononcé samedi en faveur de sanctions financières envers les pays de l'Union européenne qui refuseraient d'accueillir des réfugiés.Au cours d'une conférence de presse à Paris avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, il a estimé qu'"on ne peut avoir des pays qui bénéficient massivement de la solidarité de l'UE et qui revendiquent massivement leur égoïsme national quand il s'agit de sujets migratoires". "Je suis favorable à ce qu'il y ait des sanctions qui existent en cas de non solidarité (...), à ce que des conditions sur ce sujet soient mises au financement d'aides structurelles", a-t-il précisé. "Je suis résolument favorable à ce qu'il y aient des mécanismes qui prennent en compte cela. C'est un débat qui viendra en temps voulu." Le chef de l'Etat français et le nouveau Premier ministre espagnol se sont également déclarés favorables à la création de centres d'accueil fermés dans les pays européens d'arrivée des migrants, afin d'y étudier leurs cas, d'accorder l'asile à ceux qui le méritent et d'être en mesure de raccompagner les autres dans leur pays d'origine.