Collaborateur régulier au Vif/L'Express, François Janne d'Othée signe sa dernière livraison, Jours tranquilles à Damas (182 p.), sur la base de plusieurs reportages effectués depuis le déclenchement de la guerre en 2011 en zone syrienne sous contrôle gouvernemental. Présenté sous forme de chroniques, son récit dévoile la réalité de la survie quotidienne derrière les combats ; donne la parole, souvent ignorée, aux citoyens qui ne se reconnaissent ni dans le régime en place ni dans le camp rebelle ; et révèle des témoignages souvent prémonitoires. Ainsi l'artiste Issa Touma prédit-il, dès 2011, que le conflit s'installera dans la durée et le ministre de la Réconciliation nationale Ali Haidar, dès 2013, que " si on laisse les salafistes allumer le feu en Syrie, ce feu atteindra l'Europe ". Le contexte d'incertitude est aussi propice aux introspections : sur l'hypocrisie des Occidentaux, qui ont soutenu la dictature Assad avant de la trahir ; sur le vivre-ensemble entre communautés avant la guerre, dont le père Rami Elias, psychanalyste, doute de la réalité ; sur l'impact de la présence française sur l'urbanisme auquel l'architecte Marwa al-Sabouni attribue l'apparition d'une ségrégation sociale inexistante auparavant. Les témoins rencontrés par François Janne d'Othée partagent en tout cas ce que l'un d'entre eux identifie comme " l'ultime richesse " des Syriens : la dignité.

Collaborateur régulier au Vif/L'Express, François Janne d'Othée signe sa dernière livraison, Jours tranquilles à Damas (182 p.), sur la base de plusieurs reportages effectués depuis le déclenchement de la guerre en 2011 en zone syrienne sous contrôle gouvernemental. Présenté sous forme de chroniques, son récit dévoile la réalité de la survie quotidienne derrière les combats ; donne la parole, souvent ignorée, aux citoyens qui ne se reconnaissent ni dans le régime en place ni dans le camp rebelle ; et révèle des témoignages souvent prémonitoires. Ainsi l'artiste Issa Touma prédit-il, dès 2011, que le conflit s'installera dans la durée et le ministre de la Réconciliation nationale Ali Haidar, dès 2013, que " si on laisse les salafistes allumer le feu en Syrie, ce feu atteindra l'Europe ". Le contexte d'incertitude est aussi propice aux introspections : sur l'hypocrisie des Occidentaux, qui ont soutenu la dictature Assad avant de la trahir ; sur le vivre-ensemble entre communautés avant la guerre, dont le père Rami Elias, psychanalyste, doute de la réalité ; sur l'impact de la présence française sur l'urbanisme auquel l'architecte Marwa al-Sabouni attribue l'apparition d'une ségrégation sociale inexistante auparavant. Les témoins rencontrés par François Janne d'Othée partagent en tout cas ce que l'un d'entre eux identifie comme " l'ultime richesse " des Syriens : la dignité.