"L'adoption d'une autre résolution sur des sanctions illégale et maléfique pilotée par les Etats-Unis permet à la RPDC de vérifier que la route qu'elle a choisi de prendre est absolument la bonne", a indiqué le ministère nord-coréen des Affaires étrangères dans un communiqué publié par l'agence officielle KCNA qui cite les initiales du nom officiel du régime, la République populaire et démocratique de Corée. "La RPDC redoublera d'efforts pour augmenter sa force afin de protéger la souveraineté du pays et son droit à l'existence", a ajouté le ministère.

Le Conseil de sécurité a voté à l'unanimité lundi un huitième train de sanctions pour pousser Pyongyang à renoncer à ses programmes balistique et nucléaire interdits. Le texte prévoit notamment un embargo sur les exportations de gaz vers la Corée du Nord, une limitation des exportations de pétrole et de produits raffinés ainsi que l'interdiction des exportations nord-coréennes de textile. Le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a décrit la résolution comme "une provocation haineuse visant à priver la RPDC de ses droits légitimes à l'autodéfense et à étouffer son Etat et sa population au moyen d'un blocus économique total".

Des experts se sont montrés sceptiques sur la portée de ce texte, relevant que les précédentes sanctions n'avaient pas empêché que les programmes nucléaire et balistique fassent de remarquables progrès.

Après avoir tiré deux missiles intercontinentaux en juillet, la Corée du Nord a réalisé le 3 septembre son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour. Pyongyang affirme avoir testé une bombe H suffisamment petite pour être montée sur un missile.

L'essai nucléaire nord-coréen réévalué: 16 fois Hiroshima

L'essai nucléaire nord-coréen du 3 septembre a dégagé une puissance de 250 kilotonnes, soit plus de 16 fois celle de la bombe atomique d'Hiroshima, ont en outre affirmé des experts américains, révisant en nette hausse des estimations antérieures. Pyongyang a affirmé que l'engin testé il y a dix jours était une bombe H suffisamment petite pour être montée sur un missile. Ce sixième essai nucléaire a entraîné le vote au Conseil de sécurité d'une huitième résolution de sanctions contre la Corée du Nord.

L'institut géologique américain USGS avait enregistré lors de cet essai une secousse tellurique de magnitude 6,3. L'Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (CTBTO en anglais) et l'agence norvégienne Norsar ont réévalué leur précédents chiffres à 6,1. En conséquence, le site spécialisé 38 North de l'Université Johns Hopkins de Washington a annoncé qu'il révisait à la hausse sa précédente estimation de la puissance de l'explosion, avançant le chiffre d'"environ 250 kilotonnes".

L'engin serait le cas échéant 16 fois plus puissant que la bombe américaine de 15 kilotonnes qui avait ravagé Hiroshima en 1945. "Cette puissance explosive élevée est également proche de ce que 38 North avait précédemment déterminé comme étant la capacité maximale du site d'essai de Punggye-ri", précise le site. Les estimations officielles de la puissance de l'explosion du 3 septembre ont grandement varié, de 50 kilotonnes pour Séoul à 160 pour le Japon. 38 North avait précédemment avancé le chiffre de plus de 100 kilotonnes.

Des responsables américains ont de leur côté indiqué qu'ils continuaient de tenter de vérifier s'il s'agissait d'une bombe H, précisant qu'à ce stade, "l'affirmation nord-coréenne selon laquelle il s'agissait d'une bombe à hydrogène n'est pas incohérente". A en croire 38 North, des images satellite prises vendredi, cinq jours après l'essai, montrent de nouvelles activités au niveau des portails d'autres tunnels du site d'essai de Punggye-ri. Apparaissent notamment des camions garés, des chariots et d'autres équipements. "Les travaux sur le site pourraient désormais se concentrer sur la préparation de ces tunnels en vue de nouveaux essais souterrains", explique le site.

"L'adoption d'une autre résolution sur des sanctions illégale et maléfique pilotée par les Etats-Unis permet à la RPDC de vérifier que la route qu'elle a choisi de prendre est absolument la bonne", a indiqué le ministère nord-coréen des Affaires étrangères dans un communiqué publié par l'agence officielle KCNA qui cite les initiales du nom officiel du régime, la République populaire et démocratique de Corée. "La RPDC redoublera d'efforts pour augmenter sa force afin de protéger la souveraineté du pays et son droit à l'existence", a ajouté le ministère.Le Conseil de sécurité a voté à l'unanimité lundi un huitième train de sanctions pour pousser Pyongyang à renoncer à ses programmes balistique et nucléaire interdits. Le texte prévoit notamment un embargo sur les exportations de gaz vers la Corée du Nord, une limitation des exportations de pétrole et de produits raffinés ainsi que l'interdiction des exportations nord-coréennes de textile. Le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a décrit la résolution comme "une provocation haineuse visant à priver la RPDC de ses droits légitimes à l'autodéfense et à étouffer son Etat et sa population au moyen d'un blocus économique total".Des experts se sont montrés sceptiques sur la portée de ce texte, relevant que les précédentes sanctions n'avaient pas empêché que les programmes nucléaire et balistique fassent de remarquables progrès.Après avoir tiré deux missiles intercontinentaux en juillet, la Corée du Nord a réalisé le 3 septembre son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour. Pyongyang affirme avoir testé une bombe H suffisamment petite pour être montée sur un missile.L'essai nucléaire nord-coréen du 3 septembre a dégagé une puissance de 250 kilotonnes, soit plus de 16 fois celle de la bombe atomique d'Hiroshima, ont en outre affirmé des experts américains, révisant en nette hausse des estimations antérieures. Pyongyang a affirmé que l'engin testé il y a dix jours était une bombe H suffisamment petite pour être montée sur un missile. Ce sixième essai nucléaire a entraîné le vote au Conseil de sécurité d'une huitième résolution de sanctions contre la Corée du Nord.L'institut géologique américain USGS avait enregistré lors de cet essai une secousse tellurique de magnitude 6,3. L'Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (CTBTO en anglais) et l'agence norvégienne Norsar ont réévalué leur précédents chiffres à 6,1. En conséquence, le site spécialisé 38 North de l'Université Johns Hopkins de Washington a annoncé qu'il révisait à la hausse sa précédente estimation de la puissance de l'explosion, avançant le chiffre d'"environ 250 kilotonnes".L'engin serait le cas échéant 16 fois plus puissant que la bombe américaine de 15 kilotonnes qui avait ravagé Hiroshima en 1945. "Cette puissance explosive élevée est également proche de ce que 38 North avait précédemment déterminé comme étant la capacité maximale du site d'essai de Punggye-ri", précise le site. Les estimations officielles de la puissance de l'explosion du 3 septembre ont grandement varié, de 50 kilotonnes pour Séoul à 160 pour le Japon. 38 North avait précédemment avancé le chiffre de plus de 100 kilotonnes.Des responsables américains ont de leur côté indiqué qu'ils continuaient de tenter de vérifier s'il s'agissait d'une bombe H, précisant qu'à ce stade, "l'affirmation nord-coréenne selon laquelle il s'agissait d'une bombe à hydrogène n'est pas incohérente". A en croire 38 North, des images satellite prises vendredi, cinq jours après l'essai, montrent de nouvelles activités au niveau des portails d'autres tunnels du site d'essai de Punggye-ri. Apparaissent notamment des camions garés, des chariots et d'autres équipements. "Les travaux sur le site pourraient désormais se concentrer sur la préparation de ces tunnels en vue de nouveaux essais souterrains", explique le site.