Alors que des responsables politiques assurent que l'influent voisin iranien continue de pousser pour faire accepter son candidat, Qoussaï al-Souheil, déjà membre du gouvernement démissionnaire, la rue, elle, le refuse catégoriquement et, avec lui, l'ensemble d'une classe politique inchangée depuis 16 ans.

Après plusieurs semaines d'essoufflement du mouvement --sous les coups d'une vaste campagne d'intimidation et d'assassinats menée par des "milices" selon l'ONU--, la révolte, inédite parce que spontanée, semble reprendre de plus belle dimanche.

Dans la nuit, les manifestants à Diwaniya et Bassora, deux villes du sud, ont décrété "la grève générale" après près de trois mois de manifestations marqués par près de 460 morts et 25.000 blessés.

"La révolution continue", a lancé l'un d'eux depuis une estrade sur le campement du centre de Diwaniya.

Fin novembre, les manifestants s'étaient félicités de la démission du gouvernement d'Adel Abdel Mahdi. Aujourd'hui, ils veulent faire tomber le chef du Parlement Mohammed al-Halboussi et le président de la République Barham Saleh qu'ils accusent de "procrastiner".

Le Parlement, le plus éclaté de l'histoire récente de l'Irak, ne s'est jusqu'ici pas mis d'accord sur un candidat et M. Saleh a déjà accordé deux délais supplémentaires aux députés, alors que la Constitution l'autorise à décréter le poste de Premier ministre vacant et à l'occuper de fait.

"Ils ne respectent pas la Constitution", accuse un manifestant à Diwaniya. "Halboussi et Barham, votre tour est venu", chantent les protestataires sur la place Tahrir de Bagdad.

A Diwaniya, des grappes de manifestants ferment une à une les administrations, y installant des banderoles "Le pays est en travaux: veuillez excuser cette perturbation".

Dans la nuit déjà, des dizaines de manifestants ont coupé avec des pneus en feu l'autoroute qui relie les villes du sud, tribal et pétrolier, à Bagdad, a constaté un correspondant de l'AFP.

A Kerbala et Najaf, les deux villes saintes chiites du pays, les étudiants et élèves en grève ont fait fermer toutes les écoles et se rassemblent par milliers, ont rapporté des correspondants de l'AFP sur place.

A Nassiriya, ville de toutes les révoltes en Irak, les manifestants coupent de nouveaux les ponts ainsi que plusieurs axes et toutes les administrations sont restées fermées.

Alors que des responsables politiques assurent que l'influent voisin iranien continue de pousser pour faire accepter son candidat, Qoussaï al-Souheil, déjà membre du gouvernement démissionnaire, la rue, elle, le refuse catégoriquement et, avec lui, l'ensemble d'une classe politique inchangée depuis 16 ans.Après plusieurs semaines d'essoufflement du mouvement --sous les coups d'une vaste campagne d'intimidation et d'assassinats menée par des "milices" selon l'ONU--, la révolte, inédite parce que spontanée, semble reprendre de plus belle dimanche.Dans la nuit, les manifestants à Diwaniya et Bassora, deux villes du sud, ont décrété "la grève générale" après près de trois mois de manifestations marqués par près de 460 morts et 25.000 blessés."La révolution continue", a lancé l'un d'eux depuis une estrade sur le campement du centre de Diwaniya.Fin novembre, les manifestants s'étaient félicités de la démission du gouvernement d'Adel Abdel Mahdi. Aujourd'hui, ils veulent faire tomber le chef du Parlement Mohammed al-Halboussi et le président de la République Barham Saleh qu'ils accusent de "procrastiner".Le Parlement, le plus éclaté de l'histoire récente de l'Irak, ne s'est jusqu'ici pas mis d'accord sur un candidat et M. Saleh a déjà accordé deux délais supplémentaires aux députés, alors que la Constitution l'autorise à décréter le poste de Premier ministre vacant et à l'occuper de fait."Ils ne respectent pas la Constitution", accuse un manifestant à Diwaniya. "Halboussi et Barham, votre tour est venu", chantent les protestataires sur la place Tahrir de Bagdad.A Diwaniya, des grappes de manifestants ferment une à une les administrations, y installant des banderoles "Le pays est en travaux: veuillez excuser cette perturbation".Dans la nuit déjà, des dizaines de manifestants ont coupé avec des pneus en feu l'autoroute qui relie les villes du sud, tribal et pétrolier, à Bagdad, a constaté un correspondant de l'AFP.A Kerbala et Najaf, les deux villes saintes chiites du pays, les étudiants et élèves en grève ont fait fermer toutes les écoles et se rassemblent par milliers, ont rapporté des correspondants de l'AFP sur place.A Nassiriya, ville de toutes les révoltes en Irak, les manifestants coupent de nouveaux les ponts ainsi que plusieurs axes et toutes les administrations sont restées fermées.