L'ambition est d'avancer vers un environnement exempt de substances toxiques, a souligné le vice-président de l'exécutif européen Frans Timmermans, en charge du Green Deal (Pacte vert européen), en présentant cette stratégie plusieurs fois reportée.

La Commission veut donc avancer dans la suppression des perturbateurs endocriniens, des produits chimiques qui nuisent aux systèmes immunitaire et respiratoire et des substances persistantes telles que les substances alkylées et polyfluoroalkyles (PFAS).

Elle se penchera plus particulièrement sur les jouets, les articles de puériculture, les cosmétiques, les détergents, les matériaux en contact avec des denrées alimentaires et les textiles, mais à terme tous les produits seront concernés.

Si des exceptions seront prévues lorsque l'utilisation d'un produit toxique "est essentielle pour la société", la Commission prendra bien en compte l'effet combiné des produits chimiques ("effet cocktail"), une demande récurrente de ceux qui tirent la sonnette d'alarme sur l'impact néfaste d'un environnement dégradé sur la santé.

Deuxième producteur de produits chimiques

L'enjeu couvre d'importantes conséquences économiques. En 2018, l'Europe était le deuxième producteur de produits chimiques (avec une part de 16,9 % des ventes). L'industrie des produits chimiques, la quatrième industrie de l'Union, emploie directement 1,2 million de personnes. Et 59% des produits chimiques qu'elle fabrique sont directement fournis à d'autres secteurs, notamment la santé, la construction, l'automobile, l'électronique et les textiles.

Dès lors, la Commission présente aussi sa stratégie comme "une formidable opportunité économique". Des soutiens sont prévus pour l'innovation industrielle afin que les produits chimiques "sûrs et durables" deviennent la norme sur le marché de l'Union et "une référence dans le monde entier". A cet égard, la Commission proposera de renforcer les normes et standards de l'UE pour que cette stratégie pèse sur le marché mondial.

L'industrie chimique n'est pas opposée à cette stratégie, mais demande qu'elle s'appuie sur une approche scientifique et fondée sur les risques.

"L'Europe dispose déjà de la législation la plus vaste et la plus stricte au monde en matière de produits chimiques: REACH. Depuis son introduction en 2007, l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) détient des informations visant à garantir une utilisation sûre et responsable pour plus de 23.000 substances chimiques", a rappelé Essenscia, la Fédération belge des Industries chimiques et des Sciences de la Vie.

Elle insiste sur la nécessité d'un soutien accru à l'innovation pour le développement de produits durables, ainsi que sur la garantie de conditions de concurrence équitables avec les autres continents.

Quant aux Verts européens, ils voient l'annonce de la Commission comme "un pas dans la bonne direction" et appellent à ce que "les bonnes intentions" de cette stratégie s'accompagnent d'actes législatifs concrets.

L'ambition est d'avancer vers un environnement exempt de substances toxiques, a souligné le vice-président de l'exécutif européen Frans Timmermans, en charge du Green Deal (Pacte vert européen), en présentant cette stratégie plusieurs fois reportée. La Commission veut donc avancer dans la suppression des perturbateurs endocriniens, des produits chimiques qui nuisent aux systèmes immunitaire et respiratoire et des substances persistantes telles que les substances alkylées et polyfluoroalkyles (PFAS). Elle se penchera plus particulièrement sur les jouets, les articles de puériculture, les cosmétiques, les détergents, les matériaux en contact avec des denrées alimentaires et les textiles, mais à terme tous les produits seront concernés. Si des exceptions seront prévues lorsque l'utilisation d'un produit toxique "est essentielle pour la société", la Commission prendra bien en compte l'effet combiné des produits chimiques ("effet cocktail"), une demande récurrente de ceux qui tirent la sonnette d'alarme sur l'impact néfaste d'un environnement dégradé sur la santé. L'enjeu couvre d'importantes conséquences économiques. En 2018, l'Europe était le deuxième producteur de produits chimiques (avec une part de 16,9 % des ventes). L'industrie des produits chimiques, la quatrième industrie de l'Union, emploie directement 1,2 million de personnes. Et 59% des produits chimiques qu'elle fabrique sont directement fournis à d'autres secteurs, notamment la santé, la construction, l'automobile, l'électronique et les textiles. Dès lors, la Commission présente aussi sa stratégie comme "une formidable opportunité économique". Des soutiens sont prévus pour l'innovation industrielle afin que les produits chimiques "sûrs et durables" deviennent la norme sur le marché de l'Union et "une référence dans le monde entier". A cet égard, la Commission proposera de renforcer les normes et standards de l'UE pour que cette stratégie pèse sur le marché mondial. L'industrie chimique n'est pas opposée à cette stratégie, mais demande qu'elle s'appuie sur une approche scientifique et fondée sur les risques. "L'Europe dispose déjà de la législation la plus vaste et la plus stricte au monde en matière de produits chimiques: REACH. Depuis son introduction en 2007, l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) détient des informations visant à garantir une utilisation sûre et responsable pour plus de 23.000 substances chimiques", a rappelé Essenscia, la Fédération belge des Industries chimiques et des Sciences de la Vie. Elle insiste sur la nécessité d'un soutien accru à l'innovation pour le développement de produits durables, ainsi que sur la garantie de conditions de concurrence équitables avec les autres continents. Quant aux Verts européens, ils voient l'annonce de la Commission comme "un pas dans la bonne direction" et appellent à ce que "les bonnes intentions" de cette stratégie s'accompagnent d'actes législatifs concrets.