Derek Chauvin, 45 ans, est accusé d'avoir tué George Floyd le 25 mai 2020 en maintenant son genou sur le cou de la victime qui perdait peu à peu conscience, un drame qui a suscité une vague historique de colère contre le racisme et les violences policières aux Etats-Unis.

George Floyd avait plusieurs fois crié "Je ne peux pas respirer" aux policiers qui le maintenaient allongé sur le ventre sur l'asphalte, les mains menottées dans le dos, en faisant pression sur son dos, son cou et ses côtes.

"A chaque respiration, il doit se battre contre l'asphalte, il doit se battre avec le faible niveau d'air qu'il aspire en essayant de relever les genoux des policiers"

Selon Martin Tobin, un pneumologue appelé à témoigner par l'accusation, cette combinaison de facteurs a mené à sa mort, pris en étau entre la force des policiers et le sol.

"A chaque respiration, il doit se battre contre l'asphalte, il doit se battre avec le faible niveau d'air qu'il aspire en essayant de relever les genoux des policiers" qui eux appuient ses mains menottées sur sa cage thoracique, a expliqué aux jurés le pneumologue, s'aidant de photos et de croquis.

Le décès de George Floyd est dû "à un faible niveau d'oxygène" causé par des difficultés à respirer, "qui a endommagé son cerveau et provoqué une arythmie qui a causé un arrêt du coeur", a estimé le Dr Tobin. Il accrédite ainsi la thèse de l'accusation, selon laquelle George Floyd a été asphyxié par la pression exercée par Derek Chauvin, alors que l'autopsie a seulement conclu à un arrêt cardiaque.

"Trois minutes et 27 secondes"

Le médecin a calculé que la pression exercée directement par Derek Chauvin sur le cou de George Floyd représentait à un certain moment "la moitié de son poids et de son équipement", soit 41,5 kg.

Deux minutes plus tard, le quadragénaire sombrait dans l'inconscience avant de cesser de respirer. "C'est l'instant où la vie quitte son corps", a dit l'expert en commentant un extrait vidéo.

Et le genou du policier blanc "est resté sur le cou pendant encore trois minutes et 27 secondes après son dernier souffle", a souligné le Dr Tobin.

Evacué dans une ambulance, George Floyd n'a pu être ranimé et il a été déclaré mort à l'hôpital.

Interrogé sur l'attitude des policiers, qui estimaient que les plaintes de George Floyd signifiaient qu'il n'était pas en danger de mort, le Dr Tobin a lancé: "c'est dangereux de penser que si pouvez parler, vous allez bien".

L'expert a également écarté l'hypothèse d'un décès provoqué par sa santé précaire et sa consommation de drogue, avancée par l'avocat de Derek Chauvin.

"Le fentanyl n'est pas en jeu"

George Floyd souffrait bien d'un "paraglangliome", une tumeur cancéreuse qui secrète parfois de l'adrénaline, mais les décès de cette maladie sont généralement soudains, a-t-il expliqué.

Le Dr Tobin a aussi estimé que la consommation de fentanyl, un puissant opiacé, n'avait pas été un élément dans la mort du quadragénaire. "Le fentanyl n'est pas en jeu", a-t-il dit, estimant que le niveau de dioxyde de carbone dans ses poumons calculé à son arrivée aux urgences s'expliquait seulement par "l'absence de ventilation" pendant plus de neuf minutes. Une personne en bonne santé "serait morte de ce que M. Floyd a subi", a-t-il affirmé.

Derek Chauvin, qui encourt jusqu'à 40 ans de prison, plaide non coupable, affirmant avoir suivi une procédure conforme à sa formation pour maîtriser un suspect récalcitrant. Son avocat, Eric Nelson, doit à son tour interroger le Dr Tobin dans l'après-midi.

Depuis près de deux semaines, il tente de convaincre le jury que George Floyd, qui avait des antécédents médicaux et soignait une addiction aux opiacés, est mort d'une overdose et qu'une foule menaçante avait détourné l'attention des agents de l'état du quadragénaire.

Derek Chauvin, 45 ans, est accusé d'avoir tué George Floyd le 25 mai 2020 en maintenant son genou sur le cou de la victime qui perdait peu à peu conscience, un drame qui a suscité une vague historique de colère contre le racisme et les violences policières aux Etats-Unis.George Floyd avait plusieurs fois crié "Je ne peux pas respirer" aux policiers qui le maintenaient allongé sur le ventre sur l'asphalte, les mains menottées dans le dos, en faisant pression sur son dos, son cou et ses côtes.Selon Martin Tobin, un pneumologue appelé à témoigner par l'accusation, cette combinaison de facteurs a mené à sa mort, pris en étau entre la force des policiers et le sol."A chaque respiration, il doit se battre contre l'asphalte, il doit se battre avec le faible niveau d'air qu'il aspire en essayant de relever les genoux des policiers" qui eux appuient ses mains menottées sur sa cage thoracique, a expliqué aux jurés le pneumologue, s'aidant de photos et de croquis.Le décès de George Floyd est dû "à un faible niveau d'oxygène" causé par des difficultés à respirer, "qui a endommagé son cerveau et provoqué une arythmie qui a causé un arrêt du coeur", a estimé le Dr Tobin. Il accrédite ainsi la thèse de l'accusation, selon laquelle George Floyd a été asphyxié par la pression exercée par Derek Chauvin, alors que l'autopsie a seulement conclu à un arrêt cardiaque.Le médecin a calculé que la pression exercée directement par Derek Chauvin sur le cou de George Floyd représentait à un certain moment "la moitié de son poids et de son équipement", soit 41,5 kg.Deux minutes plus tard, le quadragénaire sombrait dans l'inconscience avant de cesser de respirer. "C'est l'instant où la vie quitte son corps", a dit l'expert en commentant un extrait vidéo. Et le genou du policier blanc "est resté sur le cou pendant encore trois minutes et 27 secondes après son dernier souffle", a souligné le Dr Tobin.Evacué dans une ambulance, George Floyd n'a pu être ranimé et il a été déclaré mort à l'hôpital.Interrogé sur l'attitude des policiers, qui estimaient que les plaintes de George Floyd signifiaient qu'il n'était pas en danger de mort, le Dr Tobin a lancé: "c'est dangereux de penser que si pouvez parler, vous allez bien".L'expert a également écarté l'hypothèse d'un décès provoqué par sa santé précaire et sa consommation de drogue, avancée par l'avocat de Derek Chauvin.George Floyd souffrait bien d'un "paraglangliome", une tumeur cancéreuse qui secrète parfois de l'adrénaline, mais les décès de cette maladie sont généralement soudains, a-t-il expliqué.Le Dr Tobin a aussi estimé que la consommation de fentanyl, un puissant opiacé, n'avait pas été un élément dans la mort du quadragénaire. "Le fentanyl n'est pas en jeu", a-t-il dit, estimant que le niveau de dioxyde de carbone dans ses poumons calculé à son arrivée aux urgences s'expliquait seulement par "l'absence de ventilation" pendant plus de neuf minutes. Une personne en bonne santé "serait morte de ce que M. Floyd a subi", a-t-il affirmé.Derek Chauvin, qui encourt jusqu'à 40 ans de prison, plaide non coupable, affirmant avoir suivi une procédure conforme à sa formation pour maîtriser un suspect récalcitrant. Son avocat, Eric Nelson, doit à son tour interroger le Dr Tobin dans l'après-midi.Depuis près de deux semaines, il tente de convaincre le jury que George Floyd, qui avait des antécédents médicaux et soignait une addiction aux opiacés, est mort d'une overdose et qu'une foule menaçante avait détourné l'attention des agents de l'état du quadragénaire.