"Les politiques favorables à la famille sont importantes parce qu'elles aident les enfants à prendre un meilleur départ dans la vie et aident les parents à trouver un juste équilibre entre leurs engagements au travail et à la maison", estime l'organisation dans son rapport. "Pourtant, même certains des pays les plus riches du monde ne parviennent pas à offrir des solutions globales à toutes les familles."
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"Les politiques favorables à la famille sont importantes parce qu'elles aident les enfants à prendre un meilleur départ dans la vie et aident les parents à trouver un juste équilibre entre leurs engagements au travail et à la maison", estime l'organisation dans son rapport. "Pourtant, même certains des pays les plus riches du monde ne parviennent pas à offrir des solutions globales à toutes les familles."Afin d'établir leur nouveau classement, l'UNICEF a comparé quatre types de politiques axées sur la famille dans 41 pays membres de l'UE et de l'Organisation de coopération et de développements économiques (OCDE). La Suède, la Norvège et l'Islande occupent les trois premières places du classement avec notamment des résultats satisfaisants en matière de congés de paternité et de qualité de garderies. La Belgique tombe à la 13e place du classement, certainement à cause de sa mauvaise politique sur les congés parentaux.L'organisation a ainsi examiné le nombre de congés payés disponibles, tant pour la mère que pour le père. Pour la mère, le nombre de jours de congé rémunérés varie d'un pays à l'autre. C'est l'Estonie qui se situe au sommet du classement, avec une moyenne de 85 semaines de congé de maternité et de congé parental payés. La Hongrie suit de près avec une moyenne de 72 semaines. En bas du classement, on retrouve des pays comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Suisse et l'Irlande. Ces pays ont en effet offert moins de 10 semaines de congéspayésen 2016.La Belgique est, elle aussi, mauvaise élève en matière de congé de maternité. Notre plat pays se situedans la seconde partiedu classement, à la 33e place, juste après la Chypre et Israël. "Le congé de maternité rémunéré, qui commence généralement juste avant l'accouchement, a tendance à être court, avec une moyenne de 18 semaines dans l'OCDE et de 22 semaines dans l'UE en 2016 ", rapporte l'UNICEF. À savoir que le congé parental, qui suit habituellement le congé de maternité, est souvent plus long,mais moins bien payé.Pour le congé de paternité, la situation à l'échelle mondiale est bien différente.Ce congé n'est pas aussi répandu que le congé de maternité : "sur les 41 pays étudiés, 26 offrent un congé de paternité payé contre 40 qui offrent un congé de maternité payé", peut-on lire dans le rapport. Ensuite, ce congé a tendance à être plus court que le congé donné aux mères (habituellement, une à deux semaines). Enfin, le congé est souvent payé à des taux plus élevés. Ainsi, 16 des 26 pays qui offrent ce congé garantissent le remplacement à 100 % du salaire moyen d'un employé. C'est en Asie que les pères profitent d'un plus long congé payé : le Japon offre 30 semaines et la Corée du Sud accorde 17 semaines aux nouveaux papas. La Belgique s'en sort un peu mieux cette fois-ci puisqu'elle se situe à la 12e place du classement, juste en dessous de la France.Mais les politiques de congé rémunéré pour les pères sont doucement en train de changer. L'Espagne a notamment allongé le congé de paternité à 8 semaines depuis avril 2019 et prévoit de l'étendre à 12 semaines en 2020. En mars 2019, le Canada a introduit un congé parental spécial pour le père de 5 à 8 semaines. En Irlande aussi des changements vont avoir lieu, puisque le gouvernement prévoit des droits plus généreux au congé parental en 2019-2020.Les enfants vivent leur première expérience dans le système éducatif lorsqu'ils entrent à la garderie. Une étape importante dans la vie d'un enfant, selon L'UNICEF, qui affirme que "l'accès universel à l'éducation et à la protection de la petite enfance peut contribuer à réduire les inégalités en matière d'éducation à long terme."L'étude révèle que si la moitié des enfants âgés de 3 ans et plus sont plus susceptibles d'avoir accès à l'éducation, ce n'est pas toujours le cas pour les enfants plus jeunes. Les taux de scolarisation des enfants de moins de trois ans dépassent 50 % dans cinq pays seulement : le Luxembourg et la Suède (51 %), la Norvège (52 %), l'Islande (65 %) et le Danemark (70 %). Une tendance qui pourrait en partie s'expliquer par le fait que les parents préfèrent prendre en charge leurs nourrissons, notamment grâce au congé de maternité et au congé parental. Les chiffres le prouvent : les pays où les congés payés des mères sont plus courts voient la présence des enfants à la garderie augmenter. En Belgique, 44 % des enfants vont à la garderie, ce qui place le pays à la 9e position dans le classement.Dans de nombreux pays, les parents estiment que les coûts de la garderie sont beaucoup trop élevés et que c'est la raison pour laquelle ils n'y mettent pas leurs enfants de 3 ans. Le coût est un obstacle majeur pour 22 % des parents au Royaume-Uni, ainsi que pour près de 18 % des parents en Espagne, tout comme plus de 10 % des parents dans cinq autres pays.Si la garderie ne semble pas être une étape essentielle dans l'éducation d'un enfant en Belgique, notre pays semble se préoccuper davantage de la scolarité des plus de 3 ans. La Belgique esten effet dans le haut duclassement, seconde après l'Islande, avec 99 % des enfants inscrits à l'école.En vue des résultats, qui ne classent jamais systématiquement les mêmes pays en tête ou en queue de peloton, cela laisse à penser qu'il y a toujours de la place à l'amélioration des politiques familiales actuelles, même dans les pays les plus favorables. Des améliorations qui doivent notamment concerner l'accès à des services de gardes d'enfants de qualité, la possibilité de prendre des congés parentaux payés ainsi que combler les écarts de congés entre les pères et les mères.