Les autorités du Hamas, mouvement islamiste au pouvoir dans l'enclave palestinienne, ont fait état de 22 morts, dont neuf enfants, dans les frappes israéliennes menées en riposte à des salves de roquettes tirées depuis l'enclave palestinienne, en plus de 106 blessés. "Nous sommes dans la phase initiale de notre riposte contre des cibles militaires à Gaza", a prévenu mardi matin le porte-parole de l'armée Jonathan Conricus, faisant état de la mort de 15 membres du Hamas et du Jihad islamique, un autre groupe armé. L'armée israélienne a frappé 130 cibles militaires, appartenant pour la plupart au Hamas, a précisé M. Conricus.

- Sirènes à Jérusalem -

Les salves de roquettes tirées depuis la bande de Gaza constituent "une agression grave à l'encontre d'Israël, à laquelle nous ne pouvons pas ne pas répliquer", a-t-il estimé.

Le Hamas avait menacé lundi après-midi l'Etat hébreu d'une nouvelle escalade militaire si ses forces ne se retiraient pas de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, où des heurts quotidiens opposant des Palestiniens à la police israélienne ont fait des centaines de blessés depuis vendredi.

Fait rare, les sirènes d'alarme des autorités israéliennes ont retenti lundi à Jérusalem même.

Des dégâts matériels ont été constatés dans deux localités touchées par des roquettes à une quinzaine de km de Jérusalem. Les secouristes israéliens ont fait état d'une trentaine de blessés, pour la plupart à Ashkelon, ville israélienne toute proche de la bande de Gaza.

Selon un dernier bilan de l'armée, 200 roquettes ont été tirées de Gaza vers Israël depuis lundi, dont plus de 90% ont été interceptées par le bouclier antimissile "Dôme de fer". De nombreuses autres roquettes sont tombées à l'intérieur de la bande de Gaza.

Alors que d'autres roquettes ont été lancées mardi matin, la branche armée du Hamas a promis de faire de faire d'Ashkelon un "enfer" si les frappes israéliennes faisaient des victimes civiles dans l'enclave. "A la fin, les Palestiniens gagneront", a affirmé le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dans un communiqué. Les frappes israéliennes sur Gaza sont les plus importantes depuis novembre 2019.

"Israël réagira avec force (...), celui qui attaque en paiera le prix fort. Je vous le dis, citoyens d'Israël, le conflit actuel pourrait durer un certain temps", a prévenu tard lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, estimant qu'une "ligne rouge" avait été franchie avec les tirs de roquettes en direction de Jérusalem.

Belga
© Belga

Enclave paupérisée de deux millions d'habitants, la bande de Gaza est soumise à un blocus israélien depuis la prise de pouvoir du Hamas en 2007. Depuis, le Hamas et Israël se sont affrontés dans trois guerres (2008, 2012, 2014).

Les nouvelles frappes et salves de roquettes interviennent sur fond de violences à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville illégalement occupé et annexé par Israël selon le droit international.

Si la majorité des roquettes ont été interceptées par le bouclier antimissiles "Dôme de Fer" certaines se sont abattues sur le territoire israélien, et un missile anti-char a fait un blessé léger dans une localité israélienne limitrophe de la bande de Gaza.

- Médiation -

Mardi matin, un calme précaire semblait être revenu dans la Vieille ville de Jérusalem et ses abords, ont constaté des journalistes de l'AFP. La veille, quelque 520 Palestiniens et 32 policiers israéliens ont été blessés dans de nouveaux heurts avec la police israélienne sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme, et dans d'autres lieux de Jérusalem-Est. Ces accrochages, les plus violents depuis 2017 à Jérusalem-Est, ont coïncidé avec la "Journée de Jérusalem", qui marque selon le calendrier hébraïque la prise de la partie orientale, peuplée de Palestiniens, de la Ville sainte par l'armée israélienne en 1967.

- Pierre d'achoppement -

Après un week-end marqué par de vives tensions à Jérusalem-Est, la journée de lundi avait débuté de manière frontale, avec des jets de pierre par des centaines de Palestiniens contre les forces de l'ordre israéliennes positionnées sur l'Esplanade des Mosquées et qui ont répliqué avec des grenades assourdissantes, du gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, plus de 520 Palestiniens ont été blessés, dont de nombreux aux yeux et à la tête, alors que la police israélienne a fait état d'au moins neuf blessés dans ses rangs. En début de soirée, une marche de milliers de jeunes Israéliens dans la Vieille ville pour commémorer la "Journée de Jérusalem", qui aurait pu mener à de nouveaux accrochages, a été annulée par ses organisateurs. Mais, tandis que des manifestations étaient rapportées dans plusieurs villes de Cisjordanie occupée, la tension dans la Ville sainte n'est pas retombée hier et des manifestations ont commencé à se multiplier dans différentes villes de Cisjordanie occupée, où le Croissant-Rouge a dénombré un total de 200 blessés. En fin de soirée, des milliers de fidèles musulmans étaient encore réunis sur l'Esplanade des Mosquées --où un incendie a eu lieu-- pour prier avant la fin du mois de ramadan cette semaine. Et de nouveaux heurts ont éclaté entre des manifestants palestiniens et des forces de l'ordre israélienne, dont les grenades assourdissantes résonnaient dans la nuit de Jérusalem, tandis que les sirènes des ambulances hurlaient de nouveau.

La dégradation de la situation au Proche-Orient a suscité de nombreuses réactions

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni lundi en urgence, mais sans s'entendre sur une déclaration commune, les Etats-Unis jugeant qu'un "message public n'était pas opportun à ce stade", selon des diplomates.

- Washington -

Le secrétaire d'Etat américain Anthony Blinken a appelé à la "désescalade". "La violence doit cesser, toutes les parties doivent engager une désescalade, réduire les tensions, prendre des mesures concrètes pour calmer le jeu", a-t-il insisté.

- Grande-Bretagne -

"Nous avons besoin d'une désescalade immédiate de tous les côtés, et d'arrêter de cibler les populations civiles", a lancé le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab.

- France -

La France a mis en garde contre une "escalade de grande ampleur".

"La France appelle l'ensemble des acteurs à faire preuve de la plus grande retenue et à s'abstenir de toute provocation pour permettre un retour au calme dans les plus brefs délais", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

- Union européenne -

"La flambée de violence significative en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, ainsi qu'à Gaza et dans ses environs, doit cesser immédiatement", selon un porte-parole du chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell.

"Les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza sur des populations civiles en Israël sont totalement inadmissibles et nourrissent une escalade", a ajouté le porte-parole dans un communiqué.

- Allemagne -

Berlin, par la voix de son chef de la diplomatie, a appelé "toutes les parties" à "éviter de nouvelles victimes civiles".

"Rien ne justifie le tir de roquettes sur la population civile israélienne", a ajouté sur Twitter Heiko Maas, pour qui ces tirs ne conduisent "certainement pas à la résolution du conflit" mais plutôt à une "nouvelle escalade insensée".

- Turquie -

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné ce qu'il a qualifié de "terrorisme" israélien à Jérusalem.

M. Erdogan a en outre affirmé qu'il ferait "tout ce qu'il peut pour mobiliser le monde, notamment musulman, pour mettre fin au terrorisme et à l'occupation israéliens", selon la présidence turque.

- Iran -

"Il n'a pas suffi au régime israélien de voler les terres et les maisons des gens, de créer un régime d'apartheid et de refuser de vacciner les civils sous occupation illégale. Il a dû tirer sur des fidèles innocents à l'intérieur de la troisième mosquée la plus sacrée de l'Islam", a déclaré sur Twitter le ministre des Affaires étrangères iranien Javad Zarif.

L'Iran avait exhorté samedi les Nations unies à condamner ce qu'il a appelé un "crime de guerre" d'Israël à Jérusalem.

- Egypte -

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a condamné "fermement la nouvelle incursion des forces israéliennes dans la Mosquée Al-Aqsa".

- Autres pays arabes -

Des pays arabes, dont plusieurs ayant récemment normalisé leurs relations avec Israël --Soudan, Maroc, Emirats arabes unis et Bahreïn-- ou l'Algérie, soutien inconditionnel de la cause palestinienne, ont dénoncé ce week-end les agissements de l'Etat hébreu.

Le ministère soudanais des Affaires étrangères a notamment qualifié samedi les mesures prises contre les Palestiniens à Jérusalem de "répression" et d'"action coercitive".

Abou Dhabi a appelé les autorités israéliennes à "assurer la responsabilité d'une désescalade" de la violence autour de l'esplanade des Mosquées.

L'Algérie a, elle, condamné les "attaques racistes et extrémistes enregistrées dans la ville occupée d'Al-Qods (Jérusalem en arabe, NDLR)".

Et le roi Abdallah II de Jordanie a "condamné" dimanche "les violations israéliennes et les pratiques menant à l'escalade (des tensions) autour de la mosquée Al-Aqsa".

- Pape -

Le pape François a appelé dimanche à la fin des violences à Jérusalem.

"La violence engendre seulement la violence. Arrêtons ces heurts", a-t-il lancé dans un message dominical après la prière.

Il a appelé les parties à faire en sorte "que l'identité multireligieuse et multiculturelle de la ville sainte puisse être respectée et que la fraternité puisse prévaloir".

Les autorités du Hamas, mouvement islamiste au pouvoir dans l'enclave palestinienne, ont fait état de 22 morts, dont neuf enfants, dans les frappes israéliennes menées en riposte à des salves de roquettes tirées depuis l'enclave palestinienne, en plus de 106 blessés. "Nous sommes dans la phase initiale de notre riposte contre des cibles militaires à Gaza", a prévenu mardi matin le porte-parole de l'armée Jonathan Conricus, faisant état de la mort de 15 membres du Hamas et du Jihad islamique, un autre groupe armé. L'armée israélienne a frappé 130 cibles militaires, appartenant pour la plupart au Hamas, a précisé M. Conricus.Les salves de roquettes tirées depuis la bande de Gaza constituent "une agression grave à l'encontre d'Israël, à laquelle nous ne pouvons pas ne pas répliquer", a-t-il estimé.Le Hamas avait menacé lundi après-midi l'Etat hébreu d'une nouvelle escalade militaire si ses forces ne se retiraient pas de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, où des heurts quotidiens opposant des Palestiniens à la police israélienne ont fait des centaines de blessés depuis vendredi.Fait rare, les sirènes d'alarme des autorités israéliennes ont retenti lundi à Jérusalem même. Des dégâts matériels ont été constatés dans deux localités touchées par des roquettes à une quinzaine de km de Jérusalem. Les secouristes israéliens ont fait état d'une trentaine de blessés, pour la plupart à Ashkelon, ville israélienne toute proche de la bande de Gaza. Selon un dernier bilan de l'armée, 200 roquettes ont été tirées de Gaza vers Israël depuis lundi, dont plus de 90% ont été interceptées par le bouclier antimissile "Dôme de fer". De nombreuses autres roquettes sont tombées à l'intérieur de la bande de Gaza.Alors que d'autres roquettes ont été lancées mardi matin, la branche armée du Hamas a promis de faire de faire d'Ashkelon un "enfer" si les frappes israéliennes faisaient des victimes civiles dans l'enclave. "A la fin, les Palestiniens gagneront", a affirmé le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dans un communiqué. Les frappes israéliennes sur Gaza sont les plus importantes depuis novembre 2019."Israël réagira avec force (...), celui qui attaque en paiera le prix fort. Je vous le dis, citoyens d'Israël, le conflit actuel pourrait durer un certain temps", a prévenu tard lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, estimant qu'une "ligne rouge" avait été franchie avec les tirs de roquettes en direction de Jérusalem.Enclave paupérisée de deux millions d'habitants, la bande de Gaza est soumise à un blocus israélien depuis la prise de pouvoir du Hamas en 2007. Depuis, le Hamas et Israël se sont affrontés dans trois guerres (2008, 2012, 2014).Les nouvelles frappes et salves de roquettes interviennent sur fond de violences à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville illégalement occupé et annexé par Israël selon le droit international.Si la majorité des roquettes ont été interceptées par le bouclier antimissiles "Dôme de Fer" certaines se sont abattues sur le territoire israélien, et un missile anti-char a fait un blessé léger dans une localité israélienne limitrophe de la bande de Gaza.Mardi matin, un calme précaire semblait être revenu dans la Vieille ville de Jérusalem et ses abords, ont constaté des journalistes de l'AFP. La veille, quelque 520 Palestiniens et 32 policiers israéliens ont été blessés dans de nouveaux heurts avec la police israélienne sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme, et dans d'autres lieux de Jérusalem-Est. Ces accrochages, les plus violents depuis 2017 à Jérusalem-Est, ont coïncidé avec la "Journée de Jérusalem", qui marque selon le calendrier hébraïque la prise de la partie orientale, peuplée de Palestiniens, de la Ville sainte par l'armée israélienne en 1967. Après un week-end marqué par de vives tensions à Jérusalem-Est, la journée de lundi avait débuté de manière frontale, avec des jets de pierre par des centaines de Palestiniens contre les forces de l'ordre israéliennes positionnées sur l'Esplanade des Mosquées et qui ont répliqué avec des grenades assourdissantes, du gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc.Selon le Croissant-Rouge palestinien, plus de 520 Palestiniens ont été blessés, dont de nombreux aux yeux et à la tête, alors que la police israélienne a fait état d'au moins neuf blessés dans ses rangs. En début de soirée, une marche de milliers de jeunes Israéliens dans la Vieille ville pour commémorer la "Journée de Jérusalem", qui aurait pu mener à de nouveaux accrochages, a été annulée par ses organisateurs. Mais, tandis que des manifestations étaient rapportées dans plusieurs villes de Cisjordanie occupée, la tension dans la Ville sainte n'est pas retombée hier et des manifestations ont commencé à se multiplier dans différentes villes de Cisjordanie occupée, où le Croissant-Rouge a dénombré un total de 200 blessés. En fin de soirée, des milliers de fidèles musulmans étaient encore réunis sur l'Esplanade des Mosquées --où un incendie a eu lieu-- pour prier avant la fin du mois de ramadan cette semaine. Et de nouveaux heurts ont éclaté entre des manifestants palestiniens et des forces de l'ordre israélienne, dont les grenades assourdissantes résonnaient dans la nuit de Jérusalem, tandis que les sirènes des ambulances hurlaient de nouveau.Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni lundi en urgence, mais sans s'entendre sur une déclaration commune, les Etats-Unis jugeant qu'un "message public n'était pas opportun à ce stade", selon des diplomates.- Washington -Le secrétaire d'Etat américain Anthony Blinken a appelé à la "désescalade". "La violence doit cesser, toutes les parties doivent engager une désescalade, réduire les tensions, prendre des mesures concrètes pour calmer le jeu", a-t-il insisté.- Grande-Bretagne - "Nous avons besoin d'une désescalade immédiate de tous les côtés, et d'arrêter de cibler les populations civiles", a lancé le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab. - France -La France a mis en garde contre une "escalade de grande ampleur"."La France appelle l'ensemble des acteurs à faire preuve de la plus grande retenue et à s'abstenir de toute provocation pour permettre un retour au calme dans les plus brefs délais", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères.- Union européenne -"La flambée de violence significative en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, ainsi qu'à Gaza et dans ses environs, doit cesser immédiatement", selon un porte-parole du chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell."Les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza sur des populations civiles en Israël sont totalement inadmissibles et nourrissent une escalade", a ajouté le porte-parole dans un communiqué.- Allemagne -Berlin, par la voix de son chef de la diplomatie, a appelé "toutes les parties" à "éviter de nouvelles victimes civiles". "Rien ne justifie le tir de roquettes sur la population civile israélienne", a ajouté sur Twitter Heiko Maas, pour qui ces tirs ne conduisent "certainement pas à la résolution du conflit" mais plutôt à une "nouvelle escalade insensée".- Turquie -Le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné ce qu'il a qualifié de "terrorisme" israélien à Jérusalem.M. Erdogan a en outre affirmé qu'il ferait "tout ce qu'il peut pour mobiliser le monde, notamment musulman, pour mettre fin au terrorisme et à l'occupation israéliens", selon la présidence turque.- Iran - "Il n'a pas suffi au régime israélien de voler les terres et les maisons des gens, de créer un régime d'apartheid et de refuser de vacciner les civils sous occupation illégale. Il a dû tirer sur des fidèles innocents à l'intérieur de la troisième mosquée la plus sacrée de l'Islam", a déclaré sur Twitter le ministre des Affaires étrangères iranien Javad Zarif.L'Iran avait exhorté samedi les Nations unies à condamner ce qu'il a appelé un "crime de guerre" d'Israël à Jérusalem.- Egypte -Le ministère égyptien des Affaires étrangères a condamné "fermement la nouvelle incursion des forces israéliennes dans la Mosquée Al-Aqsa".- Autres pays arabes -Des pays arabes, dont plusieurs ayant récemment normalisé leurs relations avec Israël --Soudan, Maroc, Emirats arabes unis et Bahreïn-- ou l'Algérie, soutien inconditionnel de la cause palestinienne, ont dénoncé ce week-end les agissements de l'Etat hébreu.Le ministère soudanais des Affaires étrangères a notamment qualifié samedi les mesures prises contre les Palestiniens à Jérusalem de "répression" et d'"action coercitive".Abou Dhabi a appelé les autorités israéliennes à "assurer la responsabilité d'une désescalade" de la violence autour de l'esplanade des Mosquées.L'Algérie a, elle, condamné les "attaques racistes et extrémistes enregistrées dans la ville occupée d'Al-Qods (Jérusalem en arabe, NDLR)".Et le roi Abdallah II de Jordanie a "condamné" dimanche "les violations israéliennes et les pratiques menant à l'escalade (des tensions) autour de la mosquée Al-Aqsa".- Pape -Le pape François a appelé dimanche à la fin des violences à Jérusalem. "La violence engendre seulement la violence. Arrêtons ces heurts", a-t-il lancé dans un message dominical après la prière.Il a appelé les parties à faire en sorte "que l'identité multireligieuse et multiculturelle de la ville sainte puisse être respectée et que la fraternité puisse prévaloir".