"Il est grand temps d'avoir un débat de fond sur les relations UE-Turquie", a estimé M. Hahn devant des journalistes à Bruxelles, selon des propos rapportés par son cabinet. "La situation actuelle n'est pas soutenable, ni pour la Turquie ni pour nous", a ajouté le commissaire européen.

"Le temps est venu d'une évaluation approfondie des relations UE-Turquie, et peut-être d'une redéfinition", a-t-il expliqué.

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE, qui se réunissent vendredi à Malte, ont prévu de discuter des relations avec Ankara à la lumière du référendum du 16 avril remporté d'une courte tête, avec 51,4% des voix, par le camp du président Erdogan.

"Toutes les options sont possibles, y compris la poursuite des pourparlers d'adhésion. Mais pour cela, la Turquie doit remplir les critères" imposés à tous les pays candidats, a insisté M. Hahn, se disant personnellement favorable à ce scénario.

Mais les 28 pourraient aussi choisir "un nouveau format de coopération", a-t-il ajouté, évoquant une amélioration de l'Union douanière, un chantier relancé par la Commission fin 2016, et une adaptation de l'accord d'association avec la Turquie.

Les négociations d'adhésion avec la Turquie, ouvertes en 2005, sont au point mort depuis des années. L'Autriche plaide depuis l'été dernier pour un gel des négociations d'adhésion de l'UE avec la Turquie en raison des atteintes aux droits de l'homme dans le pays après le putsch avorté contre M. Erdogan et des purges qui ont suivi.

Sans aller aussi loin, les 27 autres pays de l'UE avaient annoncé en décembre 2016, sous la pression de Vienne, qu'ils n'envisageaient pas, "dans les circonstances actuelles", d'ouvrir de nouveaux chapitres dans ces pourparlers.

Les relations entre la Turquie et l'UE se sont fortement tendues en mars et avril après l'interdiction de plusieurs meetings électoraux pro-Erdogan en Allemagne et aux Pays-Bas.

En réaction, les dirigeants turcs, M. Erdogan en tête, ont multiplié les invectives envers les capitales européennes, allant jusqu'à taxer la chancelière allemande Angela Merkel de "pratiques nazies", et menacé de dénoncer l'accord migratoire conclu il y a un an avec l'UE.

La Turquie est le cinquième partenaire commercial de l'UE, et l'Union le premier pour Ankara.

"Il est grand temps d'avoir un débat de fond sur les relations UE-Turquie", a estimé M. Hahn devant des journalistes à Bruxelles, selon des propos rapportés par son cabinet. "La situation actuelle n'est pas soutenable, ni pour la Turquie ni pour nous", a ajouté le commissaire européen."Le temps est venu d'une évaluation approfondie des relations UE-Turquie, et peut-être d'une redéfinition", a-t-il expliqué.Les ministres des Affaires étrangères de l'UE, qui se réunissent vendredi à Malte, ont prévu de discuter des relations avec Ankara à la lumière du référendum du 16 avril remporté d'une courte tête, avec 51,4% des voix, par le camp du président Erdogan."Toutes les options sont possibles, y compris la poursuite des pourparlers d'adhésion. Mais pour cela, la Turquie doit remplir les critères" imposés à tous les pays candidats, a insisté M. Hahn, se disant personnellement favorable à ce scénario.Mais les 28 pourraient aussi choisir "un nouveau format de coopération", a-t-il ajouté, évoquant une amélioration de l'Union douanière, un chantier relancé par la Commission fin 2016, et une adaptation de l'accord d'association avec la Turquie.Les négociations d'adhésion avec la Turquie, ouvertes en 2005, sont au point mort depuis des années. L'Autriche plaide depuis l'été dernier pour un gel des négociations d'adhésion de l'UE avec la Turquie en raison des atteintes aux droits de l'homme dans le pays après le putsch avorté contre M. Erdogan et des purges qui ont suivi.Sans aller aussi loin, les 27 autres pays de l'UE avaient annoncé en décembre 2016, sous la pression de Vienne, qu'ils n'envisageaient pas, "dans les circonstances actuelles", d'ouvrir de nouveaux chapitres dans ces pourparlers. Les relations entre la Turquie et l'UE se sont fortement tendues en mars et avril après l'interdiction de plusieurs meetings électoraux pro-Erdogan en Allemagne et aux Pays-Bas.En réaction, les dirigeants turcs, M. Erdogan en tête, ont multiplié les invectives envers les capitales européennes, allant jusqu'à taxer la chancelière allemande Angela Merkel de "pratiques nazies", et menacé de dénoncer l'accord migratoire conclu il y a un an avec l'UE.La Turquie est le cinquième partenaire commercial de l'UE, et l'Union le premier pour Ankara.