Dans un entretien téléphonique avec l'AFP, Oscar Camps demande une solution similaire à celle de l'Alan Kurdi, navire allemand qui a pu débarquer les 40 migrants à son bord dimanche à Malte après un accord de répartition entre plusieurs pays.

"C'est notre rôle de débarquer ces gens ici. Que l'Italie, Malte ou même l'Union européenne se mettent au travail et cherchent une solution, car on bafoue les droits de ces gens", réclame-t-il.

"Il faudrait que l'on fasse la même chose qu'avec l'Alan Kurdi: arriver à un accord entre sept ou huit pays qui se coordonnent pour se répartir les gens (secourus) en mer", a insisté Oscar Camps, écartant de ramener le bateau Open Arms en Espagne comme il l'a fait auparavant.

L'Open Arms se trouve à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de l'île italienne de Lampedusa avec à son bord 121 migrants secourus jeudi et vendredi au large de la Libye, dans l'attente qu'un pays l'autorise à les débarquer.

Selon Oscar Camps, Malte fait la sourde oreille aux demandes de l'ONG, et l'Italie, qui a autorisé le débarquement pour raisons médicales de trois femmes dont deux enceintes, n'a pour l'heure pas donné suite à leur requête.

Sur les 121 migrants toujours à bord se trouvent deux bébés et 30 autres mineurs qui "ont besoin d'une assistance médicale et psychiatrique".

"Ils ont été victimes d'une violence inouïe, de tortures, de viols, de toutes les atrocités que l'on peut imaginer dans les camps de détention clandestins de Libye", a-t-il dénoncé.