Veut-elle ce poste? "Non, je ne veux pas", a-t-elle clairement répondu lors d'une conférence de presse à New York.

De son côté, Rex Tillerson, souvent critiqué dans les milieux diplomatiques de Washington pour sa discrétion mais aussi pour les coupes budgétaires promises au département d'Etat, a profité de l'Assemblée générale des Nations unies, cette semaine, pour s'afficher davantage.

Revendiquant être le "diplomate-en-chef du pays", il a mis en avant mercredi devant la presse sa "longue expérience de négociateur", comme pour mieux souligner qu'il est bien le titulaire du poste.

Il s'est aussi montré à l'offensive sur un dossier cher à Nikki Haley, l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, que Donald Trump menace de "déchirer". Les Etats-Unis ne resteront dans l'accord que si "des changements sont introduits", a-t-il dit mardi, alors qu'il s'était jusque-là montré plus réservé et avait même évoqué des divergences avec le président américain sur cette question.

Signe d'une concurrence entre les deux diplomates, Nikki Haley s'est invitée mercredi à la réunion des pays signataires de l'accord iranien, qui était pourtant au niveau des ministres des Affaires étrangères - et a donné lieu à la première rencontre entre Rex Tillerson et son homologue iranien Javad Zarif.

"Que faites-vous là?", ont lancé des journalistes à l'ambassadrice, arrivée séparément du reste de la délégation américaine. En guise de réponse, un sourire de cette femme politique à laquelle sont prêtées de hautes ambitions, pourquoi pas présidentielles.

A l'issue de la réunion, Rex Tillerson a raconté dans le détail lors d'une conférence de presse cette réunion à huis clos. "Le ton était très concret, il n'y a pas eu de cris, nous ne nous sommes pas lancés des chaussures dessus", a-t-il assuré.

Nikki Haley a eu aussi droit à sa conférence de presse, jeudi à New York, au moment même... où le secrétaire d'Etat prononçait, non loin de là, un discours sur la non-prolifération nucléaire au Conseil de sécurité de l'ONU.

L'ex-gouverneure de Caroline du Sud d'origine indienne, au rang de ministre, a nié avoir d'autres visées que "faire du bon travail", "servir le président et ce pays" de son "mieux".

Mais la très médiatique ambassadrice a aussi mis en avant un trait de caractère qui la distingue de Rex Tillerson, chantre d'une diplomatie qui se déroule en coulisses: "J'essaye de faire en sorte d'informer le peuple américain de tout ce que je sais".

Veut-elle ce poste? "Non, je ne veux pas", a-t-elle clairement répondu lors d'une conférence de presse à New York.De son côté, Rex Tillerson, souvent critiqué dans les milieux diplomatiques de Washington pour sa discrétion mais aussi pour les coupes budgétaires promises au département d'Etat, a profité de l'Assemblée générale des Nations unies, cette semaine, pour s'afficher davantage. Revendiquant être le "diplomate-en-chef du pays", il a mis en avant mercredi devant la presse sa "longue expérience de négociateur", comme pour mieux souligner qu'il est bien le titulaire du poste.Il s'est aussi montré à l'offensive sur un dossier cher à Nikki Haley, l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, que Donald Trump menace de "déchirer". Les Etats-Unis ne resteront dans l'accord que si "des changements sont introduits", a-t-il dit mardi, alors qu'il s'était jusque-là montré plus réservé et avait même évoqué des divergences avec le président américain sur cette question.Signe d'une concurrence entre les deux diplomates, Nikki Haley s'est invitée mercredi à la réunion des pays signataires de l'accord iranien, qui était pourtant au niveau des ministres des Affaires étrangères - et a donné lieu à la première rencontre entre Rex Tillerson et son homologue iranien Javad Zarif."Que faites-vous là?", ont lancé des journalistes à l'ambassadrice, arrivée séparément du reste de la délégation américaine. En guise de réponse, un sourire de cette femme politique à laquelle sont prêtées de hautes ambitions, pourquoi pas présidentielles.A l'issue de la réunion, Rex Tillerson a raconté dans le détail lors d'une conférence de presse cette réunion à huis clos. "Le ton était très concret, il n'y a pas eu de cris, nous ne nous sommes pas lancés des chaussures dessus", a-t-il assuré.Nikki Haley a eu aussi droit à sa conférence de presse, jeudi à New York, au moment même... où le secrétaire d'Etat prononçait, non loin de là, un discours sur la non-prolifération nucléaire au Conseil de sécurité de l'ONU.L'ex-gouverneure de Caroline du Sud d'origine indienne, au rang de ministre, a nié avoir d'autres visées que "faire du bon travail", "servir le président et ce pays" de son "mieux".Mais la très médiatique ambassadrice a aussi mis en avant un trait de caractère qui la distingue de Rex Tillerson, chantre d'une diplomatie qui se déroule en coulisses: "J'essaye de faire en sorte d'informer le peuple américain de tout ce que je sais".