Peu avant 11h30 (10h30 GMT), M. Kabila, 49 ans, a fait son entrée dans la salle des séances, ceint de son écharpe de sénateur, sous les applaudissement de ses pairs, à l'occasion de la rentrée parlementaire, a constaté un journaliste de l'AFP.

Entouré d'une mêlée de cameramen, l'ancien chef de l'Etat est ressorti un peu plus d'une demi-heure plus tard, après avoir écouté le discours du président du Sénat Alexis Thambwe Mwamba, assis au premier rang à côté de la présidente de l'Assemblée nationale Jeanine Mabunda.

Les présidents des deux chambres sont membres de sa plate-forme politique Front commun pour le Congo (FCC), dont il est le chef incontesté ("l'autorité morale", comme disent les Congolais).

C'est la première fois que M. Kabila honore le mandat de "sénateur à vie", que lui accorde la Constitution, en tant qu'ancien président élu.

C'est même l'une de ses toutes premières apparitions publiques depuis qu'il a transmis le pouvoir à son successeur Félix Tshisekedi le 24 janvier 2019, après près de 18 ans à la tête du plus grand pays d'Afrique subsaharienne.

En coulisses, M. Kabila reste une figure centrale de la vie politique, dont les proches envisagent le retour au pouvoir en 2023.

Le FCC est largement majoritaire au Parlement et parmi les 65 membres du gouvernement. Il gouverne en coalition avec Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l'élection de décembre 2018.

Mais les relations n'ont cessé de se dégrader au sein de la coalition au cours des derniers mois.

Les différends ont porté sur le prochain président de la Commission électorale, un projet de réforme de la justice, la proposition d'élection du président de la République par le Parlement envisagée par des membres du FCC.

Du Parlement, ces tensions ont débordé dans la rue. En juillet, au moins deux manifestants et un policier ont été tués lors de manifestations interdites organisées par le parti présidentiel, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), contre le choix du nouveau président de la Commission électorale, Ronsard Malonda.

Lundi, la présidente de l'Assemblée nationale s'est dite "atteinte dans sa dignité de femme" après des propos sexistes et racistes sur son physique attribués à un sympathisant de l'UDPS qui haranguait la foule devant le siège du parti.

Dans son discours, le président du Sénat a déploré "le tribalisme" sur les réseaux sociaux.

Il a proposé la création d'un compte pour financer la préparation des prochaines élections de 2023.

Peu avant 11h30 (10h30 GMT), M. Kabila, 49 ans, a fait son entrée dans la salle des séances, ceint de son écharpe de sénateur, sous les applaudissement de ses pairs, à l'occasion de la rentrée parlementaire, a constaté un journaliste de l'AFP.Entouré d'une mêlée de cameramen, l'ancien chef de l'Etat est ressorti un peu plus d'une demi-heure plus tard, après avoir écouté le discours du président du Sénat Alexis Thambwe Mwamba, assis au premier rang à côté de la présidente de l'Assemblée nationale Jeanine Mabunda.Les présidents des deux chambres sont membres de sa plate-forme politique Front commun pour le Congo (FCC), dont il est le chef incontesté ("l'autorité morale", comme disent les Congolais).C'est la première fois que M. Kabila honore le mandat de "sénateur à vie", que lui accorde la Constitution, en tant qu'ancien président élu.C'est même l'une de ses toutes premières apparitions publiques depuis qu'il a transmis le pouvoir à son successeur Félix Tshisekedi le 24 janvier 2019, après près de 18 ans à la tête du plus grand pays d'Afrique subsaharienne.En coulisses, M. Kabila reste une figure centrale de la vie politique, dont les proches envisagent le retour au pouvoir en 2023.Le FCC est largement majoritaire au Parlement et parmi les 65 membres du gouvernement. Il gouverne en coalition avec Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l'élection de décembre 2018.Mais les relations n'ont cessé de se dégrader au sein de la coalition au cours des derniers mois.Les différends ont porté sur le prochain président de la Commission électorale, un projet de réforme de la justice, la proposition d'élection du président de la République par le Parlement envisagée par des membres du FCC.Du Parlement, ces tensions ont débordé dans la rue. En juillet, au moins deux manifestants et un policier ont été tués lors de manifestations interdites organisées par le parti présidentiel, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), contre le choix du nouveau président de la Commission électorale, Ronsard Malonda.Lundi, la présidente de l'Assemblée nationale s'est dite "atteinte dans sa dignité de femme" après des propos sexistes et racistes sur son physique attribués à un sympathisant de l'UDPS qui haranguait la foule devant le siège du parti.Dans son discours, le président du Sénat a déploré "le tribalisme" sur les réseaux sociaux.Il a proposé la création d'un compte pour financer la préparation des prochaines élections de 2023.