"Face aux urgences sanitaires, nous devons rapidement déployer les réponses les plus avancées, médicales ou autres, nous devons connaître les innovations bio-médicales pertinentes, nous devons avoir les capacités de développer et stocker les composants essentiels", a déclaré la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides lors d'une conférence de presse.

"C'est pourquoi nous proposons de créer une nouvelle autorité (...) C'est un bouleversement complet pour notre préparation stratégique, notre capacité à anticiper les menaces, à renforcer la réaction commune de l'UE", a-t-elle souligné.

Health Emergency Response Authority

Cette nouvelle institution européenne --la Health Emergency Response Authority (HERA)-- fera l'objet d'un projet formel l'an prochain, pour une entrée en service attendue en 2023, avait précédemment indiqué Mme Kyriakides à quelques journalistes.

Selon son équipe, il s'agirait de mettre sur pied l'équivalent de la puissante Autorité pour la recherche et développement dans le domaine biomédical (Barda) aux Etats-Unis, qui dépend du ministère américain de la Santé et dispose de colossaux moyens pour collaborer avec les laboratoires.

La proposition fait partie d'un ensemble de mesures, dévoilées mercredi après approbation de la Commission européenne (l'exécutif de l'UE), pour mettre sur pied une "Union de la santé" et renforcer la coordination sanitaire entre les Vingt-Sept.

Stella Kyriakides, AFP
Stella Kyriakides © AFP

Fermetures de frontières unilatérales, critères et durées de quarantaines variant d'un pays à l'autre, statistiques sanitaires divergentes... les Etats européens ont peiné à s'entendre pour endiguer la propagation du Covid-19.

"On a vu que la fragmentation des mesures rend les Etats plus vulnérables. On ne peut pas se le permettre (...) Nous vivons dans un monde où les maladies infectieuses peuvent émerger à tout instant, nous devons être prêts pour la prochaine pandémie", a insisté Mme Kyriakides.

Elle propose de consolider le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), dont le mandat sera "renforcé" avec des fonds et effectifs supplémentaires : "Il disposera d'un système de pointe pour surveiller les maladies émergentes et menaces sanitaires, fournir une évaluation des risques et prendre des décisions en temps réel", a-t-elle noté.

Surtout, il "sera capable de mobiliser et déployer des équipes d'assistances (EU Health Task Force)" dans les Etats en cas d'apparition de foyers épidémiques.

Enfin, l'UE pourra déclarer l'urgence sanitaire au niveau européen, en coordination avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) mais de façon indépendante, a souligné la commissaire.

Ces propositions feront désormais l'objet de négociations avec les Etats membres et le Parlement européen. "Nous allons avancer aussi rapidement que possible" pour les entériner, insiste Stella Kyriakides.

"Face aux urgences sanitaires, nous devons rapidement déployer les réponses les plus avancées, médicales ou autres, nous devons connaître les innovations bio-médicales pertinentes, nous devons avoir les capacités de développer et stocker les composants essentiels", a déclaré la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides lors d'une conférence de presse."C'est pourquoi nous proposons de créer une nouvelle autorité (...) C'est un bouleversement complet pour notre préparation stratégique, notre capacité à anticiper les menaces, à renforcer la réaction commune de l'UE", a-t-elle souligné.Cette nouvelle institution européenne --la Health Emergency Response Authority (HERA)-- fera l'objet d'un projet formel l'an prochain, pour une entrée en service attendue en 2023, avait précédemment indiqué Mme Kyriakides à quelques journalistes.Selon son équipe, il s'agirait de mettre sur pied l'équivalent de la puissante Autorité pour la recherche et développement dans le domaine biomédical (Barda) aux Etats-Unis, qui dépend du ministère américain de la Santé et dispose de colossaux moyens pour collaborer avec les laboratoires.La proposition fait partie d'un ensemble de mesures, dévoilées mercredi après approbation de la Commission européenne (l'exécutif de l'UE), pour mettre sur pied une "Union de la santé" et renforcer la coordination sanitaire entre les Vingt-Sept.Fermetures de frontières unilatérales, critères et durées de quarantaines variant d'un pays à l'autre, statistiques sanitaires divergentes... les Etats européens ont peiné à s'entendre pour endiguer la propagation du Covid-19."On a vu que la fragmentation des mesures rend les Etats plus vulnérables. On ne peut pas se le permettre (...) Nous vivons dans un monde où les maladies infectieuses peuvent émerger à tout instant, nous devons être prêts pour la prochaine pandémie", a insisté Mme Kyriakides.Elle propose de consolider le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), dont le mandat sera "renforcé" avec des fonds et effectifs supplémentaires : "Il disposera d'un système de pointe pour surveiller les maladies émergentes et menaces sanitaires, fournir une évaluation des risques et prendre des décisions en temps réel", a-t-elle noté.Surtout, il "sera capable de mobiliser et déployer des équipes d'assistances (EU Health Task Force)" dans les Etats en cas d'apparition de foyers épidémiques.Enfin, l'UE pourra déclarer l'urgence sanitaire au niveau européen, en coordination avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) mais de façon indépendante, a souligné la commissaire.Ces propositions feront désormais l'objet de négociations avec les Etats membres et le Parlement européen. "Nous allons avancer aussi rapidement que possible" pour les entériner, insiste Stella Kyriakides.