L'exécutif européen estime que ces tests, plus rapides (résultat en moins d'une demi-heure généralement) et simples que les PCR (qui doivent passer par un laboratoire), ont bien une place dans les stratégies nationales de dépistage, sur lesquelles elle entend jeter un oeil.

Via la mobilisation immédiate de 100 millions d'euros, la Commission va acquérir un certain nombre de tests rapides à distribuer aux 27. Elle va aussi lancer une passation conjointe de marché pour en acquérir ensuite davantage.

Ces tests de détection des antigènes du coronavirus "offrent la possibilité d'une détection rapide, précoce et peu couteuse des cas les plus contagieux, mais sont connus pour être substantiellement moins sensibles. Cela veut dire qu'il faut des stratégies bien définies pour leur usage: ils peuvent être particulièrement utiles dans des scénarios comme des flambés suspectées de Covid-19 dans des zones reculées", des établissements résidentiels comme les maison de repos ou s'il y a contamination d'ampleur dans une communauté, clarifie la Commission mercredi dans une communication aux autres institutions et aux Etats.

La présidente de la Commission a martelé mercredi la nécessité d'améliorer la coordination entre les 27 et l'échange d'informations. Cela concerne entre autres les tests, car une reconnaissance mutuelle des tests d'un pays à l'autre est indispensable pour les voyageurs dont on exige par exemple un résultat négatif pour se déplacer. Cela concerne aussi les capacités hospitalières, pour que l'on puisse envisager des transferts transfrontaliers de citoyens malades.

La coordination entre les 27 a régulièrement été un point sensible depuis le début de la pandémie sur le continent, avec dans un premier temps des "fermetures" de frontières en ordre dispersé. La Commission continue malgré tout ses efforts, et annonce pour novembre une stratégie commune de "pratiques en matière de quarantaine", ainsi qu'un projet pilote de formulaire numérique commun de localisation des passagers. Jeudi en fin d'après-midi, les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 se retrouveront en vidéoconférence informelle autour de la question de la Covid-19. Charles Michel, qui préside la réunion, a déjà indiqué qu'on discuterait de l'introduction de tests antigéniques dans les stratégies nationales de dépistage. La Commission demande aux 27 de définir une telle "stratégie", combinant tests PCR et autres, pour la mi-novembre.

Le microbiologiste belge Peter Piot, désigné en mai dernier conseiller spécial d'Ursula von der Leyen sur les questions relatives à la pandémie, s'est exprimé mercredi lors de la même conférence de presse. "Une des leçons principales de la première vague est qu'il faut agir rapidement, dès que le nombre de cas commence à augmenter", a-t-il expliqué. Il a admis avoir été par le passé sans doute trop optimiste quant au suivi des mesures anti-corona (port du masque, limitation des contacts, etc) par la population, sur le long terme. "La 'fatigue du corona' me préoccupe beaucoup", indique-t-il. Mais "si on relâche trop", par exemple en vue des fêtes de fin d'année, "on pourrait avoir une troisième vague, avec encore plus de morts", met-il en garde. Son principal espoir se situe du côté des futurs vaccins.

Si un vaccin est validé, on devrait pouvoir commencer la vaccination au printemps, a rappelé Ursula von der Leyen.

L'exécutif européen estime que ces tests, plus rapides (résultat en moins d'une demi-heure généralement) et simples que les PCR (qui doivent passer par un laboratoire), ont bien une place dans les stratégies nationales de dépistage, sur lesquelles elle entend jeter un oeil.Via la mobilisation immédiate de 100 millions d'euros, la Commission va acquérir un certain nombre de tests rapides à distribuer aux 27. Elle va aussi lancer une passation conjointe de marché pour en acquérir ensuite davantage. Ces tests de détection des antigènes du coronavirus "offrent la possibilité d'une détection rapide, précoce et peu couteuse des cas les plus contagieux, mais sont connus pour être substantiellement moins sensibles. Cela veut dire qu'il faut des stratégies bien définies pour leur usage: ils peuvent être particulièrement utiles dans des scénarios comme des flambés suspectées de Covid-19 dans des zones reculées", des établissements résidentiels comme les maison de repos ou s'il y a contamination d'ampleur dans une communauté, clarifie la Commission mercredi dans une communication aux autres institutions et aux Etats. La présidente de la Commission a martelé mercredi la nécessité d'améliorer la coordination entre les 27 et l'échange d'informations. Cela concerne entre autres les tests, car une reconnaissance mutuelle des tests d'un pays à l'autre est indispensable pour les voyageurs dont on exige par exemple un résultat négatif pour se déplacer. Cela concerne aussi les capacités hospitalières, pour que l'on puisse envisager des transferts transfrontaliers de citoyens malades. La coordination entre les 27 a régulièrement été un point sensible depuis le début de la pandémie sur le continent, avec dans un premier temps des "fermetures" de frontières en ordre dispersé. La Commission continue malgré tout ses efforts, et annonce pour novembre une stratégie commune de "pratiques en matière de quarantaine", ainsi qu'un projet pilote de formulaire numérique commun de localisation des passagers. Jeudi en fin d'après-midi, les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 se retrouveront en vidéoconférence informelle autour de la question de la Covid-19. Charles Michel, qui préside la réunion, a déjà indiqué qu'on discuterait de l'introduction de tests antigéniques dans les stratégies nationales de dépistage. La Commission demande aux 27 de définir une telle "stratégie", combinant tests PCR et autres, pour la mi-novembre. Le microbiologiste belge Peter Piot, désigné en mai dernier conseiller spécial d'Ursula von der Leyen sur les questions relatives à la pandémie, s'est exprimé mercredi lors de la même conférence de presse. "Une des leçons principales de la première vague est qu'il faut agir rapidement, dès que le nombre de cas commence à augmenter", a-t-il expliqué. Il a admis avoir été par le passé sans doute trop optimiste quant au suivi des mesures anti-corona (port du masque, limitation des contacts, etc) par la population, sur le long terme. "La 'fatigue du corona' me préoccupe beaucoup", indique-t-il. Mais "si on relâche trop", par exemple en vue des fêtes de fin d'année, "on pourrait avoir une troisième vague, avec encore plus de morts", met-il en garde. Son principal espoir se situe du côté des futurs vaccins. Si un vaccin est validé, on devrait pouvoir commencer la vaccination au printemps, a rappelé Ursula von der Leyen.