Stephen Craig Paddock a tiré sur la foule depuis sa chambre du 32e étage d'un hôtel de Las Vegas. L'auteur de la fusillade la plus meurtrière jamais perpétrée aux Etats-Unis menait une existence sans histoire à Mesquite, une petite ville d'environ 18.000 habitants du Nevada, à quelque 120 km de Las Vegas, dans un quartier récent et "très calme" prisé des retraités, selon la police locale. Son attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI) mais les autorités américaines n'ont pas à ce stable établi de lien avec l'organisation jihadiste.

Un véritable arsenal

L'homme âgé de 64 ans était totalement inconnu des services de police. Pourtant, il s'était minutieusement préparé à son attaque. Il avait loué une suite composée de deux pièces au 32e étage de l'hôtel Mandalay Bay de Las Vegas, se donnant la possibilité de deux angles de tir différents.

Les policiers ont retrouvé 23 armes de calibres différents, dont des fusils d'assaut, dans sa chambre, vraisemblablement transportées dans plus de 10 valises, selon le shérif de la ville, Joseph Lombardo. Certains fusils étaient équipés de lunettes. Son véhicule contenait du nitrate d'ammonium, un engrais qui peut servir à fabriquer des explosifs.

A son domicile de Mesquite, un arsenal comprenant 19 armes supplémentaires, des milliers de munitions et des explosifs a ensuite été découvert.

Poker et permis de chasse

Son frère Eric Paddock, surpris, l'a décrit comme un homme aisé, qui aimait les croisières, jouer au poker sur internet et se rendre dans les casinos de Las Vegas. "Il m'a envoyé un texto disant qu'il avait gagné 250.000 dollars au casino", a-t-il raconté. "Nous sommes stupéfaits, sidérés!" a-t-il ajouté sur la chaîne CNN. "Il n'avait aucun lien avec aucune organisation politique ou organisation religieuse. Autant que je sache, il n'était pas un suprémaciste blanc et je le connais depuis 57 ans!"

Ancien comptable, Stephen Paddock possédait un brevet de pilote et un permis de chasse délivré par l'Etat d'Alaska. Il possédait deux maisons récentes dans le Nevada, celle de Mesquite et une autre dans la périphérie de Reno, autre ville dédiée au jeu et au divertissement. Ses voisins ont décrit une personne qui menait une vie tranquille et discrète, même si parfois il pouvait se montrer grincheux, selon The Washington Post.

Un père braqueur de banques

L'une des seules photos de lui qui ont émergé le montre dans un bar avec ce qui semble être un verre d'alcool à la main. L'homme arbore une légère barbe grise.

Seul accroc dans sa biographie, son père, Patrick Paddock, était un braqueur de banques recherché par le FBI dans les années 1960, mais il n'entretenait que des liens ténus avec ses enfants, a assuré Eric Paddock.

La compagne de Stephen Paddock, Marilou Danley, une femme d'origine asiatique, se trouvait lundi à Tokyo, où les forces de l'ordre cherchaient à l'interroger.

La revendication de l'EI et les doutes du FBI

Le profil de Stephen Paddock est très éloigné des recrues traditionnelles du groupe Etat islamique qui affirme que cet Américain retraité était l'un des ses "soldats" et s'était converti à l'islam "il y a quelques mois". "Un soldat du califat (Abou Abdelberr l'Américain) -que Dieu l'accepte- muni d'armes automatiques et de munitions diverses a, depuis un hôtel donnant sur un concert de musique, ouvert le feu sur un de ces rassemblements, faisant 600 morts et blessés, jusqu'à l'épuisement de ses munitions, avant de tomber en martyr", a indiqué l'EI dans un communiqué.

Cette revendication laisse les autorités américaines sceptiques. Le FBI a déclaré n'avoir établi "aucun lien à ce stade avec un groupe terroriste international". La CIA a également mis en garde dans un communiqué contre "des conclusions hâtives" et renvoyé à l'enquête en cours. Le shérif de Las Vegas Joseph Lombardo a évoqué un "loup solitaire" et un "psychopathe", se refusant lui aussi à évoquer la piste terroriste. Seule certitude, Stephen Paddock avait visiblement minutieusement préparé cette attaque avec l'intention de faire le plus de victimes possibles.

Stephen Craig Paddock a tiré sur la foule depuis sa chambre du 32e étage d'un hôtel de Las Vegas. L'auteur de la fusillade la plus meurtrière jamais perpétrée aux Etats-Unis menait une existence sans histoire à Mesquite, une petite ville d'environ 18.000 habitants du Nevada, à quelque 120 km de Las Vegas, dans un quartier récent et "très calme" prisé des retraités, selon la police locale. Son attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI) mais les autorités américaines n'ont pas à ce stable établi de lien avec l'organisation jihadiste.L'homme âgé de 64 ans était totalement inconnu des services de police. Pourtant, il s'était minutieusement préparé à son attaque. Il avait loué une suite composée de deux pièces au 32e étage de l'hôtel Mandalay Bay de Las Vegas, se donnant la possibilité de deux angles de tir différents.Les policiers ont retrouvé 23 armes de calibres différents, dont des fusils d'assaut, dans sa chambre, vraisemblablement transportées dans plus de 10 valises, selon le shérif de la ville, Joseph Lombardo. Certains fusils étaient équipés de lunettes. Son véhicule contenait du nitrate d'ammonium, un engrais qui peut servir à fabriquer des explosifs.A son domicile de Mesquite, un arsenal comprenant 19 armes supplémentaires, des milliers de munitions et des explosifs a ensuite été découvert.Son frère Eric Paddock, surpris, l'a décrit comme un homme aisé, qui aimait les croisières, jouer au poker sur internet et se rendre dans les casinos de Las Vegas. "Il m'a envoyé un texto disant qu'il avait gagné 250.000 dollars au casino", a-t-il raconté. "Nous sommes stupéfaits, sidérés!" a-t-il ajouté sur la chaîne CNN. "Il n'avait aucun lien avec aucune organisation politique ou organisation religieuse. Autant que je sache, il n'était pas un suprémaciste blanc et je le connais depuis 57 ans!"Ancien comptable, Stephen Paddock possédait un brevet de pilote et un permis de chasse délivré par l'Etat d'Alaska. Il possédait deux maisons récentes dans le Nevada, celle de Mesquite et une autre dans la périphérie de Reno, autre ville dédiée au jeu et au divertissement. Ses voisins ont décrit une personne qui menait une vie tranquille et discrète, même si parfois il pouvait se montrer grincheux, selon The Washington Post. L'une des seules photos de lui qui ont émergé le montre dans un bar avec ce qui semble être un verre d'alcool à la main. L'homme arbore une légère barbe grise. Seul accroc dans sa biographie, son père, Patrick Paddock, était un braqueur de banques recherché par le FBI dans les années 1960, mais il n'entretenait que des liens ténus avec ses enfants, a assuré Eric Paddock.La compagne de Stephen Paddock, Marilou Danley, une femme d'origine asiatique, se trouvait lundi à Tokyo, où les forces de l'ordre cherchaient à l'interroger.Le profil de Stephen Paddock est très éloigné des recrues traditionnelles du groupe Etat islamique qui affirme que cet Américain retraité était l'un des ses "soldats" et s'était converti à l'islam "il y a quelques mois". "Un soldat du califat (Abou Abdelberr l'Américain) -que Dieu l'accepte- muni d'armes automatiques et de munitions diverses a, depuis un hôtel donnant sur un concert de musique, ouvert le feu sur un de ces rassemblements, faisant 600 morts et blessés, jusqu'à l'épuisement de ses munitions, avant de tomber en martyr", a indiqué l'EI dans un communiqué.Cette revendication laisse les autorités américaines sceptiques. Le FBI a déclaré n'avoir établi "aucun lien à ce stade avec un groupe terroriste international". La CIA a également mis en garde dans un communiqué contre "des conclusions hâtives" et renvoyé à l'enquête en cours. Le shérif de Las Vegas Joseph Lombardo a évoqué un "loup solitaire" et un "psychopathe", se refusant lui aussi à évoquer la piste terroriste. Seule certitude, Stephen Paddock avait visiblement minutieusement préparé cette attaque avec l'intention de faire le plus de victimes possibles.