Le gouverneur démocrate Andrew Cuomo a signé formellement 10 textes votés cette semaine par les deux chambres du Parlement de l'Etat de New York, lors d'une conférence de presse.

Parmi ces mesures figurent une loi interdisant les prises d'étranglement par les forces de l'ordre, nommée en hommage à Eric Garner, homme noir asphyxié par la police new-yorkaise en 2014, et l'annulation d'une clause qui protégeait les policiers accusés de "bavures".

Cette clause "50-a" stipulait que tout document touchant à l'évaluation professionnelle des policiers, y compris les mesures disciplinaires dont ils avaient fait l'objet, était "confidentiel" et ne pouvait être divulgué que sur ordre d'un juge.

Désormais, le public - notamment les journalistes - pourra y accéder, en recourant aux lois américaines sur la liberté de l'information.

Après la mort de George Floyd, la police de Minneapolis a révélé que l'agent Derek Chauvin, qui l'a asphyxié en appuyant son genou sur son cou le 25 mai, avait fait l'objet de 18 plaintes pour abus en près de 20 ans. Les détails de ces plaintes n'ont pas été révélés.

Le gouverneur Cuomo a également annoncé vendredi un prochain décret obligeant les quelque 500 services de police des villes et comtés de cet Etat de 20 millions d'habitants à adopter "un plan de réformes", élaboré en concertation avec les populations qu'ils servent.

Ces plans devront répondre à des questions au coeur des manifestations actuelles contre les inégalités raciales, comme l'usage excessif de la force, les discriminations ou le traitement transparent des plaintes émanant du public.

Les collectivités qui n'auront pas adopté un plan au 1er avril 2021 perdront tout financement fourni par l'Etat de New York, a-t-il précisé, avec à ses côtés les leaders démocrates noirs du Parlement new-yorkais et le révérend Al Sharpton, figure emblématique de la lutte contre les inégalités raciales.

Toutes ces mesures "traduisent un changement substantiel", s'est félicité M. Sharpton.

"Dire que tout le monde doit avoir un plan dans ce domaine au risque de perdre l'argent de l'Etat est un modèle pour la façon de traiter des droits civiques au 21e siècle dans ce pays", a-t-il déclaré, en encourageant les autres gouverneurs américains à suivre l'exemple new-yorkais.

Le gouverneur démocrate Andrew Cuomo a signé formellement 10 textes votés cette semaine par les deux chambres du Parlement de l'Etat de New York, lors d'une conférence de presse.Parmi ces mesures figurent une loi interdisant les prises d'étranglement par les forces de l'ordre, nommée en hommage à Eric Garner, homme noir asphyxié par la police new-yorkaise en 2014, et l'annulation d'une clause qui protégeait les policiers accusés de "bavures". Cette clause "50-a" stipulait que tout document touchant à l'évaluation professionnelle des policiers, y compris les mesures disciplinaires dont ils avaient fait l'objet, était "confidentiel" et ne pouvait être divulgué que sur ordre d'un juge. Désormais, le public - notamment les journalistes - pourra y accéder, en recourant aux lois américaines sur la liberté de l'information.Après la mort de George Floyd, la police de Minneapolis a révélé que l'agent Derek Chauvin, qui l'a asphyxié en appuyant son genou sur son cou le 25 mai, avait fait l'objet de 18 plaintes pour abus en près de 20 ans. Les détails de ces plaintes n'ont pas été révélés.Le gouverneur Cuomo a également annoncé vendredi un prochain décret obligeant les quelque 500 services de police des villes et comtés de cet Etat de 20 millions d'habitants à adopter "un plan de réformes", élaboré en concertation avec les populations qu'ils servent. Ces plans devront répondre à des questions au coeur des manifestations actuelles contre les inégalités raciales, comme l'usage excessif de la force, les discriminations ou le traitement transparent des plaintes émanant du public. Les collectivités qui n'auront pas adopté un plan au 1er avril 2021 perdront tout financement fourni par l'Etat de New York, a-t-il précisé, avec à ses côtés les leaders démocrates noirs du Parlement new-yorkais et le révérend Al Sharpton, figure emblématique de la lutte contre les inégalités raciales.Toutes ces mesures "traduisent un changement substantiel", s'est félicité M. Sharpton."Dire que tout le monde doit avoir un plan dans ce domaine au risque de perdre l'argent de l'Etat est un modèle pour la façon de traiter des droits civiques au 21e siècle dans ce pays", a-t-il déclaré, en encourageant les autres gouverneurs américains à suivre l'exemple new-yorkais.