- Eviction de Palestiniens -

Le 3 mai au soir, des heurts éclatent dans le quartier de Cheikh Jarrah, proche de la Vieille ville à Jérusalem-Est, en marge d'une manifestation de soutien à des familles palestiniennes menacées d'éviction au profit de colons juifs.

Le tribunal de district de Jérusalem avait rendu en début d'année une décision favorable aux familles juives qui revendiquent des droits de propriété dans ce quartier. Depuis, des manifestations entraînent souvent des affrontements avec les forces de l'ordre.

La question de Jérusalem est l'une des principales pommes de discorde entre Israël et les Palestiniens. L'Etat hébreu estime que toute la ville est sa capitale "indivisible", et les seconds veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

- Appels internationaux -

Le 5 mai, 22 Palestiniens sont blessés lors de nouveaux heurts. Onze manifestants sont arrêtés.

Le 6, Paris, Berlin, Londres, Rome et Madrid demandent à Israël de mettre fin "à sa politique d'extension des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens occupés" et de cesser les expulsions à Jérusalem-Est.

Le 7, l'ONU exhorte Israël à cesser toute expulsion forcée de Palestiniens.

- Heurts sur l'esplanade des Mosquées -

Ce même jour, des dizaines de milliers de fidèles se réunissent dans l'enceinte de l'esplanade des Mosquées -- appelée Mont du Temple par les juifs -- pour la dernière grande prière du vendredi avant la fin du mois de jeûne musulman du ramadan.

Selon la police israélienne, des Palestiniens lancent des projectiles sur les forces de sécurité qui répliquent avec des grenades assourdissantes et des balles en caoutchouc.

Le 8, de nouveaux heurts font une centaine de blessés, parmi lesquels des mineurs, dans d'autres secteurs de Jérusalem-Est, selon le Croissant-Rouge palestinien. La police israélienne évoque aussi des blessés dans ses rangs.

Les quatre membres du quartette pour le Proche-Orient (ONU, UE, USA et Russie) appellent Israël à la retenue.

- Report de l'audience sur l'expulsion -

Le 9, le pape François appelle à la fin des heurts. Le secrétaire général de l'ONU exhorte Israël "à cesser les démolitions et les expulsions".

Une audience clé de la justice israélienne, prévue le lendemain sur le sort de familles palestiniennes menacées d'éviction, est reportée.

Dans la nuit, des ballons incendiaires et sept roquettes sont lancés de Gaza vers le sud d'Israël.

- Nouvelles violences -

Le 10, quelque 520 Palestiniens et 32 policiers israéliens sont blessés dans de nouveaux heurts, notamment sur l'esplanade des Mosquées.

Ces accrochages coïncident avec la "Journée de Jérusalem", qui marque selon le calendrier hébraïque la prise de la partie orientale, peuplée de Palestiniens, de la Ville sainte par l'armée israélienne en 1967.

Un Arabe Israélien succombe à des blessures par balle en marge d'accrochages avec des Israéliens dans la ville de Lod (centre).

Dans la soirée, Israël mène des frappes meurtrières dans la bande de Gaza, en riposte à des salves de roquettes tirées depuis l'enclave palestinienne de Gaza, aux mains du mouvement islamiste Hamas, vers Israël.

- Echanges de tirs entre Israël et Gaza -

Le 11, le Hamas et Israël poursuivent leurs échanges de tirs depuis et vers la bande de Gaza.

En deux jours, 28 personnes, parmi lesquelles dix enfants, ont été tuées dans des raids israéliens, en plus de 125 blessés, selon le ministère de la Santé à Gaza. Le Jihad islamique, second groupe armé de la bande de Gaza, indique que deux de ses commandants figurent parmi ces décès.

Les services de secours font état de deux Israéliennes tuées à Ashkelon (sud) dans des tirs de roquettes. Plus de 70 Israéliens sont traités dans un hôpital de cette ville.

Israël va "intensifier" ses attaques contre le Hamas, prévient le Premier ministre, Benjamin Netanyahu.

L'ONU se dit "profondément inquiète" de l'escalade et Paris appelle Israël à un "usage proportionné de la force".

Washington appelle à éviter les décès "profondément regrettables" de civils

Les Etats-Unis ont pressé mardi Israël et les Palestiniens d'éviter les décès "profondément regrettables" de civils, après des frappes de l'Etat hébreu en représailles à des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza.

"Les pertes de vies côté israélien, les pertes de vies côté palestinien, c'est quelque chose que nous regrettons profondément (...). Toute mort de civil est profondément regrettable, qu'il s'agisse d'une vie palestinienne ou israélienne", a dit le porte-parole du département d'Etat Ned Price à la presse.

"Israël a le droit de se défendre, mais en même temps nous regrettons les informations sur des décès civils et nous voulons que cela cesse", a-t-il insisté. "Nous ne voulons pas voir de provocations. Les provocations que nous avons vues ont abouti à des pertes de vies profondément regrettables."

Les tirs de roquettes du mouvement islamiste Hamas vers Israël et les frappes israéliennes sur la bande de Gaza se sont poursuivis mardi, au cours de la pire flambée de violence depuis des années, malgré les appels répétés à la désescalade de la part des Etats-Unis et du reste de la communauté internationale. Le Premier ministre israélien a promis d'intensifier les attaques contre le Hamas.

Ned Price a de nouveau condamné les tirs de roquettes du Hamas, qualifiés d'"attaques terroristes horribles", et a défendu une nouvelle fois le droit d'Israël à se défendre. Il a également affirmé que les Palestiniens avaient "le droit à la sécurité".

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken s'est entretenu mardi au téléphone avec son homologue israélien Gaby Ashkenazi pour "réitérer ce message important de désescalade", selon son porte-parole.

"Nous continuons d'appeler au calme, nous continuons à appeler toutes les parties à la désescalade et à faire preuve de retenue dans leurs actes", a ajouté Ned Price.

De son côté, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a également exhorté mardi à une "désescalade immédiate". "La violence et les attaques doivent cesser", a-t-il dit à la presse.

"Les attaques de roquettes de la part du Hamas sont absolument inacceptables. Nous sommes aussi profondément préoccupés par les colonies" israéliennes "et les expulsions de Palestiniens", a-t-il ajouté.

- Eviction de Palestiniens -Le 3 mai au soir, des heurts éclatent dans le quartier de Cheikh Jarrah, proche de la Vieille ville à Jérusalem-Est, en marge d'une manifestation de soutien à des familles palestiniennes menacées d'éviction au profit de colons juifs.Le tribunal de district de Jérusalem avait rendu en début d'année une décision favorable aux familles juives qui revendiquent des droits de propriété dans ce quartier. Depuis, des manifestations entraînent souvent des affrontements avec les forces de l'ordre.La question de Jérusalem est l'une des principales pommes de discorde entre Israël et les Palestiniens. L'Etat hébreu estime que toute la ville est sa capitale "indivisible", et les seconds veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.- Appels internationaux -Le 5 mai, 22 Palestiniens sont blessés lors de nouveaux heurts. Onze manifestants sont arrêtés.Le 6, Paris, Berlin, Londres, Rome et Madrid demandent à Israël de mettre fin "à sa politique d'extension des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens occupés" et de cesser les expulsions à Jérusalem-Est.Le 7, l'ONU exhorte Israël à cesser toute expulsion forcée de Palestiniens.- Heurts sur l'esplanade des Mosquées -Ce même jour, des dizaines de milliers de fidèles se réunissent dans l'enceinte de l'esplanade des Mosquées -- appelée Mont du Temple par les juifs -- pour la dernière grande prière du vendredi avant la fin du mois de jeûne musulman du ramadan.Selon la police israélienne, des Palestiniens lancent des projectiles sur les forces de sécurité qui répliquent avec des grenades assourdissantes et des balles en caoutchouc.Le 8, de nouveaux heurts font une centaine de blessés, parmi lesquels des mineurs, dans d'autres secteurs de Jérusalem-Est, selon le Croissant-Rouge palestinien. La police israélienne évoque aussi des blessés dans ses rangs.Les quatre membres du quartette pour le Proche-Orient (ONU, UE, USA et Russie) appellent Israël à la retenue.- Report de l'audience sur l'expulsion -Le 9, le pape François appelle à la fin des heurts. Le secrétaire général de l'ONU exhorte Israël "à cesser les démolitions et les expulsions".Une audience clé de la justice israélienne, prévue le lendemain sur le sort de familles palestiniennes menacées d'éviction, est reportée.Dans la nuit, des ballons incendiaires et sept roquettes sont lancés de Gaza vers le sud d'Israël.- Nouvelles violences -Le 10, quelque 520 Palestiniens et 32 policiers israéliens sont blessés dans de nouveaux heurts, notamment sur l'esplanade des Mosquées.Ces accrochages coïncident avec la "Journée de Jérusalem", qui marque selon le calendrier hébraïque la prise de la partie orientale, peuplée de Palestiniens, de la Ville sainte par l'armée israélienne en 1967.Un Arabe Israélien succombe à des blessures par balle en marge d'accrochages avec des Israéliens dans la ville de Lod (centre).Dans la soirée, Israël mène des frappes meurtrières dans la bande de Gaza, en riposte à des salves de roquettes tirées depuis l'enclave palestinienne de Gaza, aux mains du mouvement islamiste Hamas, vers Israël.- Echanges de tirs entre Israël et Gaza -Le 11, le Hamas et Israël poursuivent leurs échanges de tirs depuis et vers la bande de Gaza.En deux jours, 28 personnes, parmi lesquelles dix enfants, ont été tuées dans des raids israéliens, en plus de 125 blessés, selon le ministère de la Santé à Gaza. Le Jihad islamique, second groupe armé de la bande de Gaza, indique que deux de ses commandants figurent parmi ces décès.Les services de secours font état de deux Israéliennes tuées à Ashkelon (sud) dans des tirs de roquettes. Plus de 70 Israéliens sont traités dans un hôpital de cette ville.Israël va "intensifier" ses attaques contre le Hamas, prévient le Premier ministre, Benjamin Netanyahu.L'ONU se dit "profondément inquiète" de l'escalade et Paris appelle Israël à un "usage proportionné de la force".