Si la Virginie s'est prononcée largement pour le président démocrate lors de l'élection présidentielle il y a un an, la popularité de ce dernier s'est effritée depuis le chaotique retrait américain d'Afghanistan.

Au niveau local, la large avance de Terry McAuliffe, 64 ans et ancien gouverneur de cet Etat voisin de la capitale fédérale (2014-2018), a aussi fondu face à son adversaire républicain Glenn Youngkin, un homme d'affaires de 54 ans, et les sondages les donnent désormais au coude-à-coude. "Désormais, l'issue du scrutin dépend entièrement de la participation", a assuré M. McAuliffe lundi dans un message aux électeurs démocrates, traditionnellement urbains.

"Les républicains sont à fond pour élire leur candidat, et avec Donald Trump qui fait campagne pour sa base d'extrémistes de droite à la veille de l'élection, Glenn Youngkin est sûr d'avoir une forte participation demain", a-t-il mis en garde. Les bureaux de vote seront ouverts de 06H00 à 19H00, mais de nombreux électeurs ont voté par anticipation.

Glenn Youngkin veut capitaliser sur la popularité du milliardaire républicain auprès de l'électorat rural de cet Etat. Il est contre le port obligatoire du masque, l'obligation de vaccination pour les enfants ou pour certaines professions, et a investi le champ de bataille des programmes scolaires. Il combat farouchement l'enseignement de "la théorie critique de la race", courant de pensée qui analyse le racisme comme un système plutôt qu'au niveau des préjugés individuels. Et il est accusé par son adversaire de chercher à bannir des écoles certains livres d'auteurs noirs, comme le classique de la littérature "Beloved" de Toni Morrison, ce que le républicain nie. Glenn Youngkin a mis en avant dans un récent spot une mère de famille qui avait lancé une campagne visant à bannir ce livre des salles de classe de son comté, parce que certains passages violents avaient, selon elle, fait faire des cauchemars à son fils lycéen.

Poids lourds en campagne

Mais il n'a pas endossé les prises de position les plus outrancières de M. Trump pour ne pas effrayer les conservateurs modérés et les indécis. Une victoire de M. Youngkin offrirait aux républicains une plateforme conservatrice pour les élections de mi-mandat, avec l'objectif de reprendre le contrôle du Congrès.

Signe de l'importance du scrutin, les poids lourds du parti démocrate - Joe Biden, sa vice-présidente Kamala Harris, l'ex-président Barack Obama entre autres - sont venus en Virginie faire campagne pour M. McAuliffe. Le scrutin est aussi un test sur la faculté de Joe Biden à séduire la classe moyenne, censée être la principale bénéficiaire de ses grands plans d'investissements - l'un dans les infrastructures, l'autre sur un volet social et climatique - qui ambitionnent de transformer l'Amérique. Mais ces plans sont bloqués au Congrès, qui pourrait les voter mardi, au plus tôt.

Le président doit aussi réussir à mobiliser les électeurs afro-américains, dans cet Etat du Sud où le passé esclavagiste fait régulièrement l'objet de débats brûlants. Il avait pu s'appuyer sur eux pour accéder à la Maison Blanche, mais certains lui reprochent d'avoir perdu de vue ses grandes promesses sur l'accès des minorités au vote ou sur la réforme de la police. Une autre élection dans l'Etat, celle du "lieutenant gouverneur" (gouverneur adjoint), sera historique car une femme de couleur accèdera pour la première fois à cette fonction: la démocrate Hala Ayala, aux origines libanaise, afro-latino et irlandaise, ou la républicaine Winsome Sears, une Afro-Américaine. Le poste de gouverneur est également en jeu mardi dans le New Jersey. Le sortant, le démocrate Phil Murphy, est en tête des sondages face au candidat républicain modéré Jack Ciattarelli.

Si la Virginie s'est prononcée largement pour le président démocrate lors de l'élection présidentielle il y a un an, la popularité de ce dernier s'est effritée depuis le chaotique retrait américain d'Afghanistan.Au niveau local, la large avance de Terry McAuliffe, 64 ans et ancien gouverneur de cet Etat voisin de la capitale fédérale (2014-2018), a aussi fondu face à son adversaire républicain Glenn Youngkin, un homme d'affaires de 54 ans, et les sondages les donnent désormais au coude-à-coude. "Désormais, l'issue du scrutin dépend entièrement de la participation", a assuré M. McAuliffe lundi dans un message aux électeurs démocrates, traditionnellement urbains."Les républicains sont à fond pour élire leur candidat, et avec Donald Trump qui fait campagne pour sa base d'extrémistes de droite à la veille de l'élection, Glenn Youngkin est sûr d'avoir une forte participation demain", a-t-il mis en garde. Les bureaux de vote seront ouverts de 06H00 à 19H00, mais de nombreux électeurs ont voté par anticipation.Glenn Youngkin veut capitaliser sur la popularité du milliardaire républicain auprès de l'électorat rural de cet Etat. Il est contre le port obligatoire du masque, l'obligation de vaccination pour les enfants ou pour certaines professions, et a investi le champ de bataille des programmes scolaires. Il combat farouchement l'enseignement de "la théorie critique de la race", courant de pensée qui analyse le racisme comme un système plutôt qu'au niveau des préjugés individuels. Et il est accusé par son adversaire de chercher à bannir des écoles certains livres d'auteurs noirs, comme le classique de la littérature "Beloved" de Toni Morrison, ce que le républicain nie. Glenn Youngkin a mis en avant dans un récent spot une mère de famille qui avait lancé une campagne visant à bannir ce livre des salles de classe de son comté, parce que certains passages violents avaient, selon elle, fait faire des cauchemars à son fils lycéen.Mais il n'a pas endossé les prises de position les plus outrancières de M. Trump pour ne pas effrayer les conservateurs modérés et les indécis. Une victoire de M. Youngkin offrirait aux républicains une plateforme conservatrice pour les élections de mi-mandat, avec l'objectif de reprendre le contrôle du Congrès.Signe de l'importance du scrutin, les poids lourds du parti démocrate - Joe Biden, sa vice-présidente Kamala Harris, l'ex-président Barack Obama entre autres - sont venus en Virginie faire campagne pour M. McAuliffe. Le scrutin est aussi un test sur la faculté de Joe Biden à séduire la classe moyenne, censée être la principale bénéficiaire de ses grands plans d'investissements - l'un dans les infrastructures, l'autre sur un volet social et climatique - qui ambitionnent de transformer l'Amérique. Mais ces plans sont bloqués au Congrès, qui pourrait les voter mardi, au plus tôt. Le président doit aussi réussir à mobiliser les électeurs afro-américains, dans cet Etat du Sud où le passé esclavagiste fait régulièrement l'objet de débats brûlants. Il avait pu s'appuyer sur eux pour accéder à la Maison Blanche, mais certains lui reprochent d'avoir perdu de vue ses grandes promesses sur l'accès des minorités au vote ou sur la réforme de la police. Une autre élection dans l'Etat, celle du "lieutenant gouverneur" (gouverneur adjoint), sera historique car une femme de couleur accèdera pour la première fois à cette fonction: la démocrate Hala Ayala, aux origines libanaise, afro-latino et irlandaise, ou la républicaine Winsome Sears, une Afro-Américaine. Le poste de gouverneur est également en jeu mardi dans le New Jersey. Le sortant, le démocrate Phil Murphy, est en tête des sondages face au candidat républicain modéré Jack Ciattarelli.