"Ces derniers jours, l'Egypte a abondamment tenté de discuter avec Israël et d'autres pays afin de les appeler à faire tous les efforts possibles pour empêcher la détérioration de la situation à Jérusalem, mais nous n'avons pas eu de réponse positive", a déclaré M. Choukri lors d'une réunion d'urgence de la Ligue arabe en visioconférence.

Sans préciser quel autre pays l'Egypte avait contacté, M. Choukri a condamné "les violations israéliennes sur la mosquée Al-Aqsa", sur l'esplanade des Mosquées, où de violents heurts entre Palestiniens et policiers israéliens ont fait des centaines de blessés.

Troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré des juifs, l'esplanade est située à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la Ville sainte annexé par Israël.

La semaine dernière, les quatre membres du quartette pour le Proche-Orient -- Etats-Unis, Russie, ONU et UE -- ont exprimé leur "profonde inquiétude" au sujet des violences à Jérusalem.

La déclaration de M. Choukri intervient alors qu'un déluge de feu s'est abattu mardi sur la bande de Gaza et le sud d'Israël, tuant au moins 28 Palestiniens et deux Israéliennes, dans une nouvelle escalade entre le Hamas, mouvement islamiste armé au pouvoir à Gaza, et l'Etat hébreu, à la suite des violences à Jérusalem-Est.

Un responsable palestinien a confirmé mardi à l'AFP que "l'Egypte avait pris contact il y a deux jours avec les factions palestiniennes et les a appelés à cesser l'escalade, en précisant qu'en même temps elle tentait une médiation avec Israël".

L'Egypte a joué les médiateurs lors des précédents cycles de violences entre Israël et les groupes armés de Gaza.

- " Intentions durcies" -

Dans un communiqué de clôture de la conférence, les ministres arabes ont appelé la Cour pénale internationale (CPI) à "aller de l'avant" avec son enquête sur les "crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par Israël contre le peuple palestinien".

Ils ont également appelé la CPI à inclure dans leur enquête "les évictions forcées de Palestiniens de leurs maisons à Cheikh Jarrah", un quartier de Jérusalem-Est, théâtre de protestations depuis plusieurs jours contre la possible éviction de familles palestiniennes au profit de colons israéliens.

Israël n'est pas membre de la CPI et s'est opposée avec véhémence à toute enquête. Les Palestiniens sont eux membres depuis 2015.

"Israël veut convaincre le monde que ce qui s'est passé à Cheikh Jarrah est un contentieux immobilier (...) comme si nous n'avions pas de mémoire", a déclaré le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit.

Il a décrit le gouvernement de Benjamin Netanyahu comme "complètement tributaire des intentions durcies des colons et des partis extrémistes en Israël".

M. Netanyahu a prévenu qu'Israël allait "intensifier" ses attaques contre le Hamas après la mort de deux Israéliennes tuées à Ashkelon (sud) par des roquettes.

"Ces derniers jours, l'Egypte a abondamment tenté de discuter avec Israël et d'autres pays afin de les appeler à faire tous les efforts possibles pour empêcher la détérioration de la situation à Jérusalem, mais nous n'avons pas eu de réponse positive", a déclaré M. Choukri lors d'une réunion d'urgence de la Ligue arabe en visioconférence. Sans préciser quel autre pays l'Egypte avait contacté, M. Choukri a condamné "les violations israéliennes sur la mosquée Al-Aqsa", sur l'esplanade des Mosquées, où de violents heurts entre Palestiniens et policiers israéliens ont fait des centaines de blessés.Troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré des juifs, l'esplanade est située à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la Ville sainte annexé par Israël.La semaine dernière, les quatre membres du quartette pour le Proche-Orient -- Etats-Unis, Russie, ONU et UE -- ont exprimé leur "profonde inquiétude" au sujet des violences à Jérusalem.La déclaration de M. Choukri intervient alors qu'un déluge de feu s'est abattu mardi sur la bande de Gaza et le sud d'Israël, tuant au moins 28 Palestiniens et deux Israéliennes, dans une nouvelle escalade entre le Hamas, mouvement islamiste armé au pouvoir à Gaza, et l'Etat hébreu, à la suite des violences à Jérusalem-Est.Un responsable palestinien a confirmé mardi à l'AFP que "l'Egypte avait pris contact il y a deux jours avec les factions palestiniennes et les a appelés à cesser l'escalade, en précisant qu'en même temps elle tentait une médiation avec Israël".L'Egypte a joué les médiateurs lors des précédents cycles de violences entre Israël et les groupes armés de Gaza.- " Intentions durcies" -Dans un communiqué de clôture de la conférence, les ministres arabes ont appelé la Cour pénale internationale (CPI) à "aller de l'avant" avec son enquête sur les "crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par Israël contre le peuple palestinien".Ils ont également appelé la CPI à inclure dans leur enquête "les évictions forcées de Palestiniens de leurs maisons à Cheikh Jarrah", un quartier de Jérusalem-Est, théâtre de protestations depuis plusieurs jours contre la possible éviction de familles palestiniennes au profit de colons israéliens.Israël n'est pas membre de la CPI et s'est opposée avec véhémence à toute enquête. Les Palestiniens sont eux membres depuis 2015."Israël veut convaincre le monde que ce qui s'est passé à Cheikh Jarrah est un contentieux immobilier (...) comme si nous n'avions pas de mémoire", a déclaré le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit.Il a décrit le gouvernement de Benjamin Netanyahu comme "complètement tributaire des intentions durcies des colons et des partis extrémistes en Israël".M. Netanyahu a prévenu qu'Israël allait "intensifier" ses attaques contre le Hamas après la mort de deux Israéliennes tuées à Ashkelon (sud) par des roquettes.