Depuis le début du mois, Pyongyang a multiplié les attaques au vitriol contre son voisin, notamment contre les transfuges nord-coréens qui, depuis le Sud, envoient au Nord des tracts de propagande par-delà la Zone démilitarisée (DMZ). Et la semaine dernière, le régime nord-coréen a annoncé la fermeture de ses canaux de communication politique et militaire avec l'"ennemi" sud-coréen.

Les tracts, qui sont souvent accrochés à des ballons qui s'envolent jusqu'au territoire nord-coréen, ou insérés dans des bouteilles lancées dans le fleuve frontalier, contiennent généralement des critiques du bilan de Kim Jong Un en matières de droits de l'Homme, ou de ses ambitions nucléaires.

Certains experts estiment que Pyongyang cherche à provoquer une crise avec Séoul au moment où les négociations sur le nucléaire avec Washington sont à l'arrêt. Prenant acte de la détérioration des relations intercoréennes, l'état-major général de l'Armée populaire de Corée a indiqué mardi qu'il travaillait à un "plan d'action" pour "transformer en forteresse la ligne de front", selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA. Celui-ci impliquerait notamment la réoccupation de zones qui étaient démilitarisées en vertu d'un accord intercoréen, a-t-il dit.

Des médias sud-coréens soupçonnent que cela pourrait signifier la réinstallation de postes de garde que les deux voisins avaient décidé en 2018 de retirer pour faire retomber les tensions. L'armée nord-coréenne projette aussi des envois de tracts "à grande échelle" en direction du Sud, selon le communiqué.

Lundi, le président sud-coréen Moon Jae-in, grand artisan du rapprochement de 2018, avait exhorté le Nord à ne pas laisser "la fenêtre du dialogue se refermer". Depuis les protestations du Nord contre les envois de tracts depuis le Sud, Séoul a engagé des poursuites judiciaires à l'encontre de deux groupes de dissidents nord-coréens accusés d'avoir envoyé ces éléments de propagande de l'autre côté de la frontière. La Guerre de Corée (1950-1953) a été ponctuée par un armistice, non par un accord de paix, ce qui signifie que les deux voisins sont encore, techniquement, en état de guerre.

Depuis le début du mois, Pyongyang a multiplié les attaques au vitriol contre son voisin, notamment contre les transfuges nord-coréens qui, depuis le Sud, envoient au Nord des tracts de propagande par-delà la Zone démilitarisée (DMZ). Et la semaine dernière, le régime nord-coréen a annoncé la fermeture de ses canaux de communication politique et militaire avec l'"ennemi" sud-coréen. Les tracts, qui sont souvent accrochés à des ballons qui s'envolent jusqu'au territoire nord-coréen, ou insérés dans des bouteilles lancées dans le fleuve frontalier, contiennent généralement des critiques du bilan de Kim Jong Un en matières de droits de l'Homme, ou de ses ambitions nucléaires. Certains experts estiment que Pyongyang cherche à provoquer une crise avec Séoul au moment où les négociations sur le nucléaire avec Washington sont à l'arrêt. Prenant acte de la détérioration des relations intercoréennes, l'état-major général de l'Armée populaire de Corée a indiqué mardi qu'il travaillait à un "plan d'action" pour "transformer en forteresse la ligne de front", selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA. Celui-ci impliquerait notamment la réoccupation de zones qui étaient démilitarisées en vertu d'un accord intercoréen, a-t-il dit. Des médias sud-coréens soupçonnent que cela pourrait signifier la réinstallation de postes de garde que les deux voisins avaient décidé en 2018 de retirer pour faire retomber les tensions. L'armée nord-coréenne projette aussi des envois de tracts "à grande échelle" en direction du Sud, selon le communiqué. Lundi, le président sud-coréen Moon Jae-in, grand artisan du rapprochement de 2018, avait exhorté le Nord à ne pas laisser "la fenêtre du dialogue se refermer". Depuis les protestations du Nord contre les envois de tracts depuis le Sud, Séoul a engagé des poursuites judiciaires à l'encontre de deux groupes de dissidents nord-coréens accusés d'avoir envoyé ces éléments de propagande de l'autre côté de la frontière. La Guerre de Corée (1950-1953) a été ponctuée par un armistice, non par un accord de paix, ce qui signifie que les deux voisins sont encore, techniquement, en état de guerre.