Ce cessez-le-feu unilatéral avec effet immédiat durera jusqu'au 30 avril et doit "permettre aux négociations d'avoir lieu", selon un communiqué du chef d'état-major de l'armée birmane diffusé sur son site internet et qui ajoute que l'armée se réserve le droit de reprendre les armes "si nécessaire".

Cette annonce ne concerne pas l'État de Rakhine, dans l'ouest du pays, où la répression militaire avait forcé l'année dernière quelque 720.000 musulmans Rohingyas à fuir au Bangladesh dans ce que des enquêteurs de l'ONU ont dénoncé comme un "génocide".

Ces régions frontalières du nord et de l'est birman sont en proie à des troubles armés depuis l'indépendance de cette ancienne colonie britannique en 1948. Des dizaines de milliers de personnes vivant dans ces zones de conflit ont été déplacées, souvent plusieurs fois.

"Étape positive" dans le processus de paix

Dix groupes rebelles se sont jusqu'ici engagés dans le processus de paix lancé par la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, mais plusieurs autres s'y opposaient, réclamant que l'armée dépose les armes au préalable. Une concession qu'elle s'était jusqu'ici toujours strictement refusé à faire.

Le secrétaire général de l'armée de libération nationale du Ta'ang (TNLA), un des plus grands groupes rebelles combattant l'armée dans le nord-est, a salué une "étape positive", regrettant toutefois que le cessez-le-feu ne s'applique pas à tout le pays.

La décision de l'armée a surpris de nombreux observateurs, a confié à l'AFP le directeur exécutif de l'Institut birman pour la paix et la sécurité, Min Zaw Oo. "Tatmadaw (l'armée birmane) n'avait jamais fait ça. C'est une première dans l'histoire de la Birmanie", a-t-il déclaré, ajoutant que la trêve pourrait convaincre certains groupes de rallier le processus de paix.

Andrew Kirkwood, un haut responsable de l'ONU en Birmanie, a encouragé pour sa part chacun des camps à "tirer avantage de ce moment pour cesser les hostilités".

Ce cessez-le-feu unilatéral avec effet immédiat durera jusqu'au 30 avril et doit "permettre aux négociations d'avoir lieu", selon un communiqué du chef d'état-major de l'armée birmane diffusé sur son site internet et qui ajoute que l'armée se réserve le droit de reprendre les armes "si nécessaire". Cette annonce ne concerne pas l'État de Rakhine, dans l'ouest du pays, où la répression militaire avait forcé l'année dernière quelque 720.000 musulmans Rohingyas à fuir au Bangladesh dans ce que des enquêteurs de l'ONU ont dénoncé comme un "génocide". Ces régions frontalières du nord et de l'est birman sont en proie à des troubles armés depuis l'indépendance de cette ancienne colonie britannique en 1948. Des dizaines de milliers de personnes vivant dans ces zones de conflit ont été déplacées, souvent plusieurs fois.Dix groupes rebelles se sont jusqu'ici engagés dans le processus de paix lancé par la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, mais plusieurs autres s'y opposaient, réclamant que l'armée dépose les armes au préalable. Une concession qu'elle s'était jusqu'ici toujours strictement refusé à faire. Le secrétaire général de l'armée de libération nationale du Ta'ang (TNLA), un des plus grands groupes rebelles combattant l'armée dans le nord-est, a salué une "étape positive", regrettant toutefois que le cessez-le-feu ne s'applique pas à tout le pays. La décision de l'armée a surpris de nombreux observateurs, a confié à l'AFP le directeur exécutif de l'Institut birman pour la paix et la sécurité, Min Zaw Oo. "Tatmadaw (l'armée birmane) n'avait jamais fait ça. C'est une première dans l'histoire de la Birmanie", a-t-il déclaré, ajoutant que la trêve pourrait convaincre certains groupes de rallier le processus de paix. Andrew Kirkwood, un haut responsable de l'ONU en Birmanie, a encouragé pour sa part chacun des camps à "tirer avantage de ce moment pour cesser les hostilités".