Après avoir récupéré son mandat au tribunal de Caglayan à Istanbul, M. Imamoglu est arrivé à la mairie pour une cérémonie de passation, ont constaté des correspondants de l'AFP. Les maires sont élus pour cinq ans en Turquie.

"Tous ensemble, nous avons réparé les dégâts causés à la démocratie", a-t-il déclaré, perché sur un bus de campagne, aux milliers de personnes venues le saluer.

"Le peuple d'Istanbul a confirmé sa foi dans la République et la démocratie", a-t-il poursuivi lançant des "je vous aime tous" à la foule.

Inconnu il y a quelques mois, M. Imamoglu s'est imposé comme le champion de l'opposition longtemps incapable de tenir tête à M. Erdogan en infligeant à son parti non pas une, mais deux défaites à Istanbul.

Il a d'abord remporté de justesse un scrutin municipal en mars, mais le vote a été annulé à la demande du président qui dénonçait des "irrégularités". Lors de la nouvelle élection, dimanche, M. Imamoglu a récidivé en écrasant le candidat de M. Erdogan avec 54% des voix.

La perte d'Istanbul, capitale économique et culturelle du pays, où vivent plus de 15 millions de personnes, est un revers symbolique majeur pour M. Erdogan qui en a été maire dans les années 1990. "Remporter Istanbul, c'est remporter la Turquie", a-t-il coutume de dire.

Son parti islamo-conservateur, l'AKP, contrôle cependant 25 districts sur les 39 que compte la ville et a une nette majorité au conseil municipal. Il a dont la capacité de bloquer l'action de M. Imamoglu, si telle était son intention.

Conscient du rapport de force, M. Imamoglu s'est dit prêt à travailler en "harmonie" avec M. Erdogan, lors du premier discours qu'il a prononcé après avoir remporté le scrutin dimanche.

D'après des médias turcs, le gouvernement, a récemment publié une circulaire indiquant que le pouvoir de nomination au sein des entreprises municipales appartenait désormais au conseil municipal et non plus au maire.

Lors des élections municipales de mars, l'AKP avait également été battu dans la capitale du pays, Ankara.

AFP

Après avoir récupéré son mandat au tribunal de Caglayan à Istanbul, M. Imamoglu est arrivé à la mairie pour une cérémonie de passation, ont constaté des correspondants de l'AFP. Les maires sont élus pour cinq ans en Turquie. "Tous ensemble, nous avons réparé les dégâts causés à la démocratie", a-t-il déclaré, perché sur un bus de campagne, aux milliers de personnes venues le saluer."Le peuple d'Istanbul a confirmé sa foi dans la République et la démocratie", a-t-il poursuivi lançant des "je vous aime tous" à la foule.Inconnu il y a quelques mois, M. Imamoglu s'est imposé comme le champion de l'opposition longtemps incapable de tenir tête à M. Erdogan en infligeant à son parti non pas une, mais deux défaites à Istanbul.Il a d'abord remporté de justesse un scrutin municipal en mars, mais le vote a été annulé à la demande du président qui dénonçait des "irrégularités". Lors de la nouvelle élection, dimanche, M. Imamoglu a récidivé en écrasant le candidat de M. Erdogan avec 54% des voix.La perte d'Istanbul, capitale économique et culturelle du pays, où vivent plus de 15 millions de personnes, est un revers symbolique majeur pour M. Erdogan qui en a été maire dans les années 1990. "Remporter Istanbul, c'est remporter la Turquie", a-t-il coutume de dire.Son parti islamo-conservateur, l'AKP, contrôle cependant 25 districts sur les 39 que compte la ville et a une nette majorité au conseil municipal. Il a dont la capacité de bloquer l'action de M. Imamoglu, si telle était son intention.Conscient du rapport de force, M. Imamoglu s'est dit prêt à travailler en "harmonie" avec M. Erdogan, lors du premier discours qu'il a prononcé après avoir remporté le scrutin dimanche.D'après des médias turcs, le gouvernement, a récemment publié une circulaire indiquant que le pouvoir de nomination au sein des entreprises municipales appartenait désormais au conseil municipal et non plus au maire.Lors des élections municipales de mars, l'AKP avait également été battu dans la capitale du pays, Ankara. AFP