De graves inondations ayant fait de nombreuses victimes balaient depuis plusieurs semaines l'Asie du Sud, principalement provoquées par la mousson. Les inondations ont laissé des quartiers entiers sous les eaux. Selon le Guardian, la tempête se dirige à présent vers le Pakistan. Les images télévisées montrent des rues déjà submergées, alors que le département météorologique prévoit de fortes pluies pendant encore au moins trois jours, notamment dans plusieurs provinces, où les écoles ont été fermées par précaution.

Chaos à Bombay

En passant par Bombay, dont les rues ont été transformées en rivières, les averses de moussons ont déjà fait des victimes. D'autres se sont retrouvées prises au piège. Un immeuble résidentiel de quatre étages s'est effondré ce jeudi, dans un quartier densément peuplé. Les secouristes ont extrait plusieurs personnes piégées sous les décombres et poursuivent les recherches. Les résidents des bâtiments aux alentours ont été évacués.

Motihari, Inde., REUTERS
Motihari, Inde. © REUTERS

Des milliers d'autres bâtiments de plus de 100 ans menacent de s'effondrer en partie à cause des fondations affaiblies par les inondations. Ce sont les pluies les plus sévères sur la capitale financière de l'Inde depuis 15 ans. En effet, les violentes inondations de 2005 avaient fait plus de 500 victimes dans la ville.

Les commentateurs télévisés ont exprimé la colère de ceux pris dans le chaos. Suhel Seth, une personnalité télévisée connue, a poussé un coup de gueule contre "les scélérats, les voleurs, les méchants, les incompétents" de l'autorité municipale pour ne pas s'être mieux préparé aux inondations annuelles de la mousson.

1.200 morts et 1,8 million d'enfants déscolarisés

Dans la région, plus de 1.200 personnes pourraient avoir perdu la vie à cause de ces inondations. On estime que 40 millions de personnes ont été affectées en Inde, au Népal et au Bangladesh. D'après les estimations, un tiers du Bangladesh serait sous eaux. En Inde, des centaines de villages sont encore entièrement submergés. Un agriculteur a confié à plusieurs médias qu'il n'avait "jamais rien vu de tel", malgré des inondations annuelles. Concernant le Népal, les Nations Unies décrivent la situation comme l'une des pires inondations de la décennie.

Une école sous eaux dans le district de Saptari, au Népal. , REUTERS
Une école sous eaux dans le district de Saptari, au Népal. © REUTERS

Les inondations ont également détruit ou endommagé 18.000 écoles dans la région d'Asie du Sud, empêchant environ 1.8 million d'enfants de poursuivre leur scolarité, selon l'association Save The Children. L'organisation craint que des centaines de milliers d'enfants puissent tomber définitivement en dehors du système scolaire, car l'éduction est rarement la priorité lors d'une crise humanitaire. "Nous n'avons pas vu des inondations de cette ampleur depuis des années, et cela met en danger l'éducation à long terme d'un très grand nombre d'enfants. D'expérience, nous savons que l'importance de l'éducation est souvent sous-évaluée dans les crises humanitaires et nous ne pouvons pas laisser ce genre de situation se reproduire", insiste Rafay Hussain, directeur général de Save The Children.

De graves inondations ayant fait de nombreuses victimes balaient depuis plusieurs semaines l'Asie du Sud, principalement provoquées par la mousson. Les inondations ont laissé des quartiers entiers sous les eaux. Selon le Guardian, la tempête se dirige à présent vers le Pakistan. Les images télévisées montrent des rues déjà submergées, alors que le département météorologique prévoit de fortes pluies pendant encore au moins trois jours, notamment dans plusieurs provinces, où les écoles ont été fermées par précaution. En passant par Bombay, dont les rues ont été transformées en rivières, les averses de moussons ont déjà fait des victimes. D'autres se sont retrouvées prises au piège. Un immeuble résidentiel de quatre étages s'est effondré ce jeudi, dans un quartier densément peuplé. Les secouristes ont extrait plusieurs personnes piégées sous les décombres et poursuivent les recherches. Les résidents des bâtiments aux alentours ont été évacués.Des milliers d'autres bâtiments de plus de 100 ans menacent de s'effondrer en partie à cause des fondations affaiblies par les inondations. Ce sont les pluies les plus sévères sur la capitale financière de l'Inde depuis 15 ans. En effet, les violentes inondations de 2005 avaient fait plus de 500 victimes dans la ville. Les commentateurs télévisés ont exprimé la colère de ceux pris dans le chaos. Suhel Seth, une personnalité télévisée connue, a poussé un coup de gueule contre "les scélérats, les voleurs, les méchants, les incompétents" de l'autorité municipale pour ne pas s'être mieux préparé aux inondations annuelles de la mousson. Dans la région, plus de 1.200 personnes pourraient avoir perdu la vie à cause de ces inondations. On estime que 40 millions de personnes ont été affectées en Inde, au Népal et au Bangladesh. D'après les estimations, un tiers du Bangladesh serait sous eaux. En Inde, des centaines de villages sont encore entièrement submergés. Un agriculteur a confié à plusieurs médias qu'il n'avait "jamais rien vu de tel", malgré des inondations annuelles. Concernant le Népal, les Nations Unies décrivent la situation comme l'une des pires inondations de la décennie. Les inondations ont également détruit ou endommagé 18.000 écoles dans la région d'Asie du Sud, empêchant environ 1.8 million d'enfants de poursuivre leur scolarité, selon l'association Save The Children. L'organisation craint que des centaines de milliers d'enfants puissent tomber définitivement en dehors du système scolaire, car l'éduction est rarement la priorité lors d'une crise humanitaire. "Nous n'avons pas vu des inondations de cette ampleur depuis des années, et cela met en danger l'éducation à long terme d'un très grand nombre d'enfants. D'expérience, nous savons que l'importance de l'éducation est souvent sous-évaluée dans les crises humanitaires et nous ne pouvons pas laisser ce genre de situation se reproduire", insiste Rafay Hussain, directeur général de Save The Children.