L'on pourrait, surtout en ce moment, choisir des données au ton moins pessimiste pour commencer un texte, mais cela ne changerait pas "les niveaux sans précédent" [1] atteints par les inégalités.

L'intention n'est pas de démentir la "croissance économique" [2] et les progrès relatifs au bien-être des dernières décennies, mais plutôt de rappeler que cela n'a pas comblé "les fossés profonds à l'intérieur" des états et entre ces derniers. D'autre part, l'égalité des chances n'est pas exactement le trait distinctif de notre époque (ou de celles qui la précèdent), mais un objectif dont l'atteinte reste lointaine.

Comme le World Social Report 2020 le souligne, des "circonstances" [3] telles que le genre ou les origines ethniques et sociales "continuent à affecter les opportunités" concrètes qu'une personne aura dans sa vie. À partir des années 1980, "l'inégalité entre les revenus nationaux par habitant" [4]aurait diminué "en termes relatifs", sans pour autant empêcher l'inégalité à niveau global de se révéler stable, voire augmentée, avec des écarts de plus en plus marqués "à l'intérieur des pays". Un cadre où des politiques courageuses seraient nécessaires afin de réduire certaines barrières et faire en sorte que des "mégatendances" [5] comme "l'innovation technologique, le changement climatique, l'urbanisation et l'émigration internationale" n'aient pas un effet amplificateur des différences.

Si l'on regarde la "répartition du revenu entre capital et travail" [6], entre 1995 et 2014, la "portion des salaires dans le total du PIB s'est réduite dans [...] 91 sur 133" des pays pour lesquels nous avons les données. Et si la "productivité du travail" est devenue plus élevée, il n'en est pas allé de même pour sa rémunération. Une situation qui nuit surtout aux "travailleurs au milieu et à la base de la distribution des revenus" et qui, par contre, ne semble pas toucher les personnes mieux rémunérées, car l'écart entre ceux qui gagnent le plus et ceux qui gagnent le moins "a augmenté considérablement dans" [7] les économies riches et dans plusieurs pays doués d'un système économique fragile.

Les inégalités s'expriment de manières différentes, y compris par l'accès aux services. Trop souvent limités et de qualité inférieure dans les milieux défavorisés. Pensons à l'instruction.

Selon une publication de l'UNICEF, "44 pour cent des filles et 34 pour cent des garçons" [8] entre 10 et 19 ans et "issus des familles les plus pauvres ne sont jamais allés à l'école ou se sont retirés avant d'achever l'enseignement primaire". En résumé, malgré l'augmentation des "taux d'inscription scolaire [...] au cours des années", les iniquités se révèlent "impressionnantes". De plus, le passage dans un bâtiment scolaire ne suffit pas à produire une certaine égalité en termes d'apprentissage, surtout si l'on n'acquiert pas une série de compétences de base.

L'"exclusion des plus pauvres" peut concerner l'accès aux études, leur achèvement ou les connaissances effectivement acquises.

La Banque Mondiale utilise le concept de "pauvreté des apprentissages" en rendant compte "de la proportion d'enfants qui sont incapables de lire et comprendre un texte simple à l'âge de dix ans". Un taux dont le calcul arrivait, en 2019, à "53 % dans les pays à revenu faible et intermédiaire" et poussait, avec d'autres indicateurs, à mettre en garde contre une crise mondiale de l'apprentissage.

Des estimations diffusées par "l'Institut de statistique de l'UNESCO" en septembre 2017 parlaient de "617 millions d'enfants et d'adolescents dans le monde" n'atteignant "pas le seuil minimal de compétence en lecture et en mathématiques".

Comme l'UNICEF le souligne dans le rapport susmentionné, le "sous-investissement" [9] entrave la mise en place d'un système efficient pour tous. Des classes trop nombreuses, des infrastructures et matériels didactiques insuffisants et du personnel pas assez qualifié "ont un impact négatif sur" la formation des élèves, surtout ceux qui n'ont pas les moyens de se tourner vers le privé quand les services fournis par les institutions ne marchent pas.

Les besoins des enfants les plus vulnérables devraient représenter une priorité du système éducatif

Mais il y a un autre aspect à considérer : une répartition des "ressources" [10] entre "segments de la société" qui peut contribuer soit à réduire les barrières sociales, soit à les rendre plus solides. Dans un cas, "les besoins des enfants les plus pauvres et vulnérables" devraient représenter une priorité du système éducatif public et de son financement. Dans l'autre, les fonds employés bénéficieraient surtout aux enfants des familles aisées. Une tendance, cette dernière, qui semble l'emporter.

Une analyse concernant les années 2010 - 2017 et 42 pays (23 avec un revenu faible et intermédiaire et 19 à revenu élevé) montre qu'environ 16 % des ressources sont attribuées aux "enfants les plus pauvres" [11] et 26 % "aux enfants les plus riches". Une disproportion qui s'agrandit dans les "pays à faible revenu" : 10 % aux catégories les plus pauvres et 38 % aux plus riches. Apparemment, pour se rapprocher d'une perspective d'équité, "au moins 20 pour cent" [12] des dépenses publiques en éducation devraient atteindre "les enfants les plus pauvres et les plus vulnérables".

Serait-on, encore une fois, en train de privilégier ceux qui se trouvent en haut de l'échelle sociale ?

En tenant compte, bien sûr, des différences entre une région de la planète et l'autre, la minorité déjà prospère de la population semble destinataire d'une attention disproportionnée par rapport à celle, manifestement insuffisante, dont les moins chanceux jouissent. Des symptômes d'une telle situation peuvent être : un système d'infrastructures favorisant les contextes riches et urbains plutôt que les zones pauvres et rurales ; une présence faible des jeunes issus de familles moins aisées dans les niveaux d'enseignement élevés ; des diplômes qui se révèlent, pour beaucoup, difficilement accessibles.

Dans un domaine où l'on pourrait s'attendre à une redistribution des opportunités en faveur de ceux qui en sont dépourvus, les inégalités semblent se confirmer.

Des écarts mis en lumière plus crûment et même accentués par la crise sanitaire et sociale qui a fait suite à l'éclatement de la pandémie de Covid-19.

À la fin de mai, "près de 1,2 milliard d'écoliers" étaient "toujours affectés par les fermetures d'écoles et" se heurtaient "aux réalités de l'apprentissage à distance". Une situation où les possibilités d'accéder "à la technologie et au matériel nécessaire" ne sont absolument pas les mêmes pour tous.

En nous rappelant cela, l'UNICEF souligne le fait que moins de "la moitié de la population a accès à Internet dans 71 pays à travers le monde".

Clairement, la disponibilité des nouvelles technologies ne représente que l'un des aspects de l'amplification des disparités produite par la fermeture des établissements. Il suffit de penser à l'absence d'activités sportives, culturelles et de soutien concret pour les étudiants en provenance de contextes difficiles, avec des troubles d'apprentissage ou des handicaps. Des services dont la suspension affecte particulièrement les élèves qui ne se trouvent pas dans les conditions les plus simples.

En début d'année, le "fossé entre riches et pauvres" dans le contexte global continuait à se creuser, avec "2.153 milliardaires" détenant - selon Oxfam - "plus d'argent que 60 % de la population". Une dynamique que les circonstances actuelles ont l'air d'aider et qui n'épargne pas le système éducatif.

En considérant l'importance de ce dernier dans toute stratégie sérieuse de réduction des inégalités [13], le risque d'une impasse devant cette grande problématique se révèle évident.

Une répartition plus équilibrée des niveaux de bien-être et une mobilité sociale concrète nécessitent la possibilité non exclusive d'obtenir les compétences nécessaires et les connaissances qui nous aident, entre autres, à réfléchir de manière critique sur ce qui se passe autour de nous.

Bref, que l'on garantisse à tout le monde l'accès à des études de qualité adéquate et à tous les niveaux.

Angelo Tino (Twitter, blog) a étudié à la Faculté des Sciences Politiques de l'Université de Rome "La Sapienza" et à l'Institut d'Études Européennes de l'Université Libre de Bruxelles. Ses expériences professionnelles incluent la communication, les affaires européennes et un intérêt pour différents sujets d'actualité.

[1] Sam Phan, Wealth gap widening for more than 70% of global population, researchers find, publié dans "theguardian.com" ("The Guardian)", 22/01/2020, https://www.theguardian.com/global-development/2020/jan/22/wealth-gap-widening-for-more-than-70-per-cent-of-global-population-researchers-find

[2] World Social Report 2020. Inequality in a repidly changing world, United Nations Departement of Economic and Social Affairs (UNDESA), 2020, p. 2, https://www.un.org/development/desa/dspd/wp-content/uploads/sites/22/2020/02/World-Social-Report2020-FullReport.pdf

[3] Ibidem, p. 20.

[4] Ibidem, p. 26.

[5] Ibidem, p. 2.

[6] Ibidem, p. 31.

[7] Ibidem, p.32.

[8] Addressing the learning crisis: An urgent need to better finance education for the poorest children, United Nations Children's Fund (UNICEF), January 2020, p. 3, https://www.unicef.org/media/63896/file/Addressing-the-learning-crisis-advocacy-brief-2020.pdf

[9] Ibidem, p. 2.

[10] Ibidem, p. 3.

[11] Ibidem, p. 7.

[12] Ibidem, p. 5.

[13]Un tel rôle du système éducatif est souligné par plusieurs personnalités, par des acteurs institutionnels et des organisations non-gouvernementales. Selon l'économiste Joseph E. Stiglitz, par exemple, "afin de se battre contre les inégalités il faut des investissements publics dans ce domaine", car le "niveau et la qualité de l'instruction" contribuent de manière "déterminante" au revenu d'une personne qui travaille (Joseph E. Stiglitz, Invertire la rotta. Disuguaglianza e crescita economica, Edizioni Laterza, Bari, p. 57).

L'on pourrait, surtout en ce moment, choisir des données au ton moins pessimiste pour commencer un texte, mais cela ne changerait pas "les niveaux sans précédent" [1] atteints par les inégalités.L'intention n'est pas de démentir la "croissance économique" [2] et les progrès relatifs au bien-être des dernières décennies, mais plutôt de rappeler que cela n'a pas comblé "les fossés profonds à l'intérieur" des états et entre ces derniers. D'autre part, l'égalité des chances n'est pas exactement le trait distinctif de notre époque (ou de celles qui la précèdent), mais un objectif dont l'atteinte reste lointaine. Comme le World Social Report 2020 le souligne, des "circonstances" [3] telles que le genre ou les origines ethniques et sociales "continuent à affecter les opportunités" concrètes qu'une personne aura dans sa vie. À partir des années 1980, "l'inégalité entre les revenus nationaux par habitant" [4]aurait diminué "en termes relatifs", sans pour autant empêcher l'inégalité à niveau global de se révéler stable, voire augmentée, avec des écarts de plus en plus marqués "à l'intérieur des pays". Un cadre où des politiques courageuses seraient nécessaires afin de réduire certaines barrières et faire en sorte que des "mégatendances" [5] comme "l'innovation technologique, le changement climatique, l'urbanisation et l'émigration internationale" n'aient pas un effet amplificateur des différences.Si l'on regarde la "répartition du revenu entre capital et travail" [6], entre 1995 et 2014, la "portion des salaires dans le total du PIB s'est réduite dans [...] 91 sur 133" des pays pour lesquels nous avons les données. Et si la "productivité du travail" est devenue plus élevée, il n'en est pas allé de même pour sa rémunération. Une situation qui nuit surtout aux "travailleurs au milieu et à la base de la distribution des revenus" et qui, par contre, ne semble pas toucher les personnes mieux rémunérées, car l'écart entre ceux qui gagnent le plus et ceux qui gagnent le moins "a augmenté considérablement dans" [7] les économies riches et dans plusieurs pays doués d'un système économique fragile.Les inégalités s'expriment de manières différentes, y compris par l'accès aux services. Trop souvent limités et de qualité inférieure dans les milieux défavorisés. Pensons à l'instruction. Selon une publication de l'UNICEF, "44 pour cent des filles et 34 pour cent des garçons" [8] entre 10 et 19 ans et "issus des familles les plus pauvres ne sont jamais allés à l'école ou se sont retirés avant d'achever l'enseignement primaire". En résumé, malgré l'augmentation des "taux d'inscription scolaire [...] au cours des années", les iniquités se révèlent "impressionnantes". De plus, le passage dans un bâtiment scolaire ne suffit pas à produire une certaine égalité en termes d'apprentissage, surtout si l'on n'acquiert pas une série de compétences de base. L'"exclusion des plus pauvres" peut concerner l'accès aux études, leur achèvement ou les connaissances effectivement acquises.La Banque Mondiale utilise le concept de "pauvreté des apprentissages" en rendant compte "de la proportion d'enfants qui sont incapables de lire et comprendre un texte simple à l'âge de dix ans". Un taux dont le calcul arrivait, en 2019, à "53 % dans les pays à revenu faible et intermédiaire" et poussait, avec d'autres indicateurs, à mettre en garde contre une crise mondiale de l'apprentissage.Des estimations diffusées par "l'Institut de statistique de l'UNESCO" en septembre 2017 parlaient de "617 millions d'enfants et d'adolescents dans le monde" n'atteignant "pas le seuil minimal de compétence en lecture et en mathématiques".Comme l'UNICEF le souligne dans le rapport susmentionné, le "sous-investissement" [9] entrave la mise en place d'un système efficient pour tous. Des classes trop nombreuses, des infrastructures et matériels didactiques insuffisants et du personnel pas assez qualifié "ont un impact négatif sur" la formation des élèves, surtout ceux qui n'ont pas les moyens de se tourner vers le privé quand les services fournis par les institutions ne marchent pas. Les besoins des enfants les plus vulnérables devraient représenter une priorité du système éducatif Mais il y a un autre aspect à considérer : une répartition des "ressources" [10] entre "segments de la société" qui peut contribuer soit à réduire les barrières sociales, soit à les rendre plus solides. Dans un cas, "les besoins des enfants les plus pauvres et vulnérables" devraient représenter une priorité du système éducatif public et de son financement. Dans l'autre, les fonds employés bénéficieraient surtout aux enfants des familles aisées. Une tendance, cette dernière, qui semble l'emporter. Une analyse concernant les années 2010 - 2017 et 42 pays (23 avec un revenu faible et intermédiaire et 19 à revenu élevé) montre qu'environ 16 % des ressources sont attribuées aux "enfants les plus pauvres" [11] et 26 % "aux enfants les plus riches". Une disproportion qui s'agrandit dans les "pays à faible revenu" : 10 % aux catégories les plus pauvres et 38 % aux plus riches. Apparemment, pour se rapprocher d'une perspective d'équité, "au moins 20 pour cent" [12] des dépenses publiques en éducation devraient atteindre "les enfants les plus pauvres et les plus vulnérables". Serait-on, encore une fois, en train de privilégier ceux qui se trouvent en haut de l'échelle sociale ?En tenant compte, bien sûr, des différences entre une région de la planète et l'autre, la minorité déjà prospère de la population semble destinataire d'une attention disproportionnée par rapport à celle, manifestement insuffisante, dont les moins chanceux jouissent. Des symptômes d'une telle situation peuvent être : un système d'infrastructures favorisant les contextes riches et urbains plutôt que les zones pauvres et rurales ; une présence faible des jeunes issus de familles moins aisées dans les niveaux d'enseignement élevés ; des diplômes qui se révèlent, pour beaucoup, difficilement accessibles.Dans un domaine où l'on pourrait s'attendre à une redistribution des opportunités en faveur de ceux qui en sont dépourvus, les inégalités semblent se confirmer. Des écarts mis en lumière plus crûment et même accentués par la crise sanitaire et sociale qui a fait suite à l'éclatement de la pandémie de Covid-19. À la fin de mai, "près de 1,2 milliard d'écoliers" étaient "toujours affectés par les fermetures d'écoles et" se heurtaient "aux réalités de l'apprentissage à distance". Une situation où les possibilités d'accéder "à la technologie et au matériel nécessaire" ne sont absolument pas les mêmes pour tous. En nous rappelant cela, l'UNICEF souligne le fait que moins de "la moitié de la population a accès à Internet dans 71 pays à travers le monde". Clairement, la disponibilité des nouvelles technologies ne représente que l'un des aspects de l'amplification des disparités produite par la fermeture des établissements. Il suffit de penser à l'absence d'activités sportives, culturelles et de soutien concret pour les étudiants en provenance de contextes difficiles, avec des troubles d'apprentissage ou des handicaps. Des services dont la suspension affecte particulièrement les élèves qui ne se trouvent pas dans les conditions les plus simples. En début d'année, le "fossé entre riches et pauvres" dans le contexte global continuait à se creuser, avec "2.153 milliardaires" détenant - selon Oxfam - "plus d'argent que 60 % de la population". Une dynamique que les circonstances actuelles ont l'air d'aider et qui n'épargne pas le système éducatif. En considérant l'importance de ce dernier dans toute stratégie sérieuse de réduction des inégalités [13], le risque d'une impasse devant cette grande problématique se révèle évident.Une répartition plus équilibrée des niveaux de bien-être et une mobilité sociale concrète nécessitent la possibilité non exclusive d'obtenir les compétences nécessaires et les connaissances qui nous aident, entre autres, à réfléchir de manière critique sur ce qui se passe autour de nous. Bref, que l'on garantisse à tout le monde l'accès à des études de qualité adéquate et à tous les niveaux.Angelo Tino (Twitter, blog) a étudié à la Faculté des Sciences Politiques de l'Université de Rome "La Sapienza" et à l'Institut d'Études Européennes de l'Université Libre de Bruxelles. Ses expériences professionnelles incluent la communication, les affaires européennes et un intérêt pour différents sujets d'actualité.[1] Sam Phan, Wealth gap widening for more than 70% of global population, researchers find, publié dans "theguardian.com" ("The Guardian)", 22/01/2020, https://www.theguardian.com/global-development/2020/jan/22/wealth-gap-widening-for-more-than-70-per-cent-of-global-population-researchers-find[2] World Social Report 2020. Inequality in a repidly changing world, United Nations Departement of Economic and Social Affairs (UNDESA), 2020, p. 2, https://www.un.org/development/desa/dspd/wp-content/uploads/sites/22/2020/02/World-Social-Report2020-FullReport.pdf[3] Ibidem, p. 20.[4] Ibidem, p. 26.[5] Ibidem, p. 2.[6] Ibidem, p. 31.[7] Ibidem, p.32.[8] Addressing the learning crisis: An urgent need to better finance education for the poorest children, United Nations Children's Fund (UNICEF), January 2020, p. 3, https://www.unicef.org/media/63896/file/Addressing-the-learning-crisis-advocacy-brief-2020.pdf[9] Ibidem, p. 2.[10] Ibidem, p. 3.[11] Ibidem, p. 7.[12] Ibidem, p. 5.[13]Un tel rôle du système éducatif est souligné par plusieurs personnalités, par des acteurs institutionnels et des organisations non-gouvernementales. Selon l'économiste Joseph E. Stiglitz, par exemple, "afin de se battre contre les inégalités il faut des investissements publics dans ce domaine", car le "niveau et la qualité de l'instruction" contribuent de manière "déterminante" au revenu d'une personne qui travaille (Joseph E. Stiglitz, Invertire la rotta. Disuguaglianza e crescita economica, Edizioni Laterza, Bari, p. 57).