"Nous sommes confrontés aujourd'hui à un réel problème de statistique. Il existe peu d'instruments efficients au niveau de la police et de la justice permettant de fournir des données représentatives de la situation. On est face à un véritable chiffre noir", a poursuivi Philippe Hensmans. Alors qu'un Plan d'action national de lutte contre les violences basées sur le genre vient d'être adopté au niveau fédéral pour une période de quatre ans, Amnesty et SOS Viol se félicitent de l'approche genrée de ce Plan, notamment en ce qui concerne la collecte de données. Les associations se réjouissent aussi de sa volonté de former les acteurs de première ligne, y compris les magistrats et les policiers, ainsi que de prendre en compte le problème des violences sexuelles sur le lieu de travail. Les organisations saluent également l'attention portée à certains groupes nécessitant une attention spécifique, comme les personnes migrantes, LGBTQI+ et en situation de handicap.

La secrétaire d'État à l'Égalité des genres, Sarah Schlitz, qui a rencontré une délégation d'Amnesty International et de SOS Viol à son cabinet, s'est dit très interpellée par les chiffres mis en lumière par un sondage mené par l'institut Dedicated à la demande des deux associations. Il met notamment en lumière que près d'une femme sur cinq a été victime de viol en Belgique et que seules 14% des victimes de violences sexuelles ont déposé plainte.

"Ce Plan national est une première. Ici, il y a une véritable vision globale, avec la volonté d'impliquer aussi bien le Fédéral que les Régions et Communautés. Souvent, le Fédéral, c'est-à-dire la police et la justice, interviennent trop tard. On voit qu'il est primordial de mettre l'accent sur la prévention, une compétence des entités fédérées", a expliqué Sarah Schlitz. Les deux associations ont également demandé à la secrétaire d'État d'inclure le milieu associatif dans le suivi et l'évaluation de ce Plan. "Il y a déjà eu une grande consultation des associations pour mettre en place ce plan et je m'engage à ce qu'il y ait un comité composé d'acteurs du monde associatif pour suivre et évaluer à mi-parcours ce plan", a promis l'écologiste.

Au niveau du budget, la secrétaire d'État a annoncé avoir débloqué 5 millions d'euros pour la mise en place du Plan national de lutte contre les violences basées sur le genre. La délégation a également remis à la secrétaire d'État une pétition ayant récolté près de 67.500 signatures appelant les autorités à lutter davantage contre le viol.

"Nous sommes confrontés aujourd'hui à un réel problème de statistique. Il existe peu d'instruments efficients au niveau de la police et de la justice permettant de fournir des données représentatives de la situation. On est face à un véritable chiffre noir", a poursuivi Philippe Hensmans. Alors qu'un Plan d'action national de lutte contre les violences basées sur le genre vient d'être adopté au niveau fédéral pour une période de quatre ans, Amnesty et SOS Viol se félicitent de l'approche genrée de ce Plan, notamment en ce qui concerne la collecte de données. Les associations se réjouissent aussi de sa volonté de former les acteurs de première ligne, y compris les magistrats et les policiers, ainsi que de prendre en compte le problème des violences sexuelles sur le lieu de travail. Les organisations saluent également l'attention portée à certains groupes nécessitant une attention spécifique, comme les personnes migrantes, LGBTQI+ et en situation de handicap. La secrétaire d'État à l'Égalité des genres, Sarah Schlitz, qui a rencontré une délégation d'Amnesty International et de SOS Viol à son cabinet, s'est dit très interpellée par les chiffres mis en lumière par un sondage mené par l'institut Dedicated à la demande des deux associations. Il met notamment en lumière que près d'une femme sur cinq a été victime de viol en Belgique et que seules 14% des victimes de violences sexuelles ont déposé plainte. "Ce Plan national est une première. Ici, il y a une véritable vision globale, avec la volonté d'impliquer aussi bien le Fédéral que les Régions et Communautés. Souvent, le Fédéral, c'est-à-dire la police et la justice, interviennent trop tard. On voit qu'il est primordial de mettre l'accent sur la prévention, une compétence des entités fédérées", a expliqué Sarah Schlitz. Les deux associations ont également demandé à la secrétaire d'État d'inclure le milieu associatif dans le suivi et l'évaluation de ce Plan. "Il y a déjà eu une grande consultation des associations pour mettre en place ce plan et je m'engage à ce qu'il y ait un comité composé d'acteurs du monde associatif pour suivre et évaluer à mi-parcours ce plan", a promis l'écologiste. Au niveau du budget, la secrétaire d'État a annoncé avoir débloqué 5 millions d'euros pour la mise en place du Plan national de lutte contre les violences basées sur le genre. La délégation a également remis à la secrétaire d'État une pétition ayant récolté près de 67.500 signatures appelant les autorités à lutter davantage contre le viol.