"Mais la réalité est plus complexe", a expliqué jeudi Kenneth Roth, le directeur de l'organisation de défense des droits de l'homme lors d'une conférence de presse en ligne. Le ciel s'assombrit pour les autocrates, souligne HRW.

Le 32e rapport annuel de HRW qui a été publié jeudi passe en revue la situation des droits humains dans une centaine de pays, allant de l'Afghanistan au Zimbabwe. Muet à propos de la Belgique, le rapport épingle toutefois la France et l'Allemagne. HRW qualifie ainsi d'"humiliante" la situation des migrants et de leurs enfants dans les campements du nord de la France. Quant à l'Allemagne, HRW pointe le fait que de nombreux militants afghans des droits humains et des journalistes attendent toujours de pouvoir entrer dans le pays.

D'une manière générale, les dirigeants démocrates doivent intensifier leurs efforts pour s'attaquer aux problèmes majeurs tels que la crise climatique, la pandémie de coronavirus, la pauvreté, le racisme et les menaces technologiques telles que les fausses informations sur les réseaux sociaux, affirme Kenneth Roth. "Mais les dirigeants démocrates n'ont pris que des mesurettes pour résoudre ces problèmes." Ils sont trop impliqués dans les batailles partisanes et les préoccupations à court terme, estime le directeur de l'organisation. Dans leurs relations avec les autocrates également, les dirigeants démocrates se retranchent trop souvent derrière la realpolitik ou préfèrent la soi-disant stabilité à la défense des principes démocratiques, écrit Kenneth Roth.

En ce qui concerne les dirigeants autocratiques, le rapport dresse un tableau sombre pour l'avenir. En truquant les élections et en faisant taire les voix de l'opposition, les dirigeants autocratiques organisent en fait des "élections zombies", explique Kenneth Roth, comme on .l'a vu en Russie, à Hong Kong, au Nicaragua et en Biélorussie, entre autres. Ce faisant, ils perdent toute la légitimité qu'ils espéraient gagner avec un résultat électoral en leur faveur, poursuit l'intéressé. Bien que de telles élections se passent bien pour les autocrates, ce sont en fait des "actes de désespoir". Selon HRW, les "élections zombies" illustrent que les autocrates ont perdu "toute perspective de soutien populaire".

"Quand les gens voient que des dirigeants imprévisibles placent inévitablement leurs propres intérêts au-dessus de ceux du peuple, la demande populaire pour une démocratie qui respecte les droits reste souvent forte", poursuit Kenneth Roth. "La pandémie de coronavirus a mis en évidence cette tendance égoïste. De nombreux dirigeants autocratiques ont minimisé l'importance de la pandémie, tourné le dos aux preuves scientifiques, diffusé de fausses informations et omis de prendre des mesures de base pour protéger la santé et la vie des gens", souligne l'ancien procureur fédéral américain qui dirige HRW depuis 1993.

"Certains autocrates ont utilisé la pandémie comme prétexte pour bloquer les manifestations contre leur politique, tout en autorisant parfois des manifestations en leur faveur", poursuit Kenneth Roth. Et pourtant, les gens ont protesté. "Pays après pays, les gens descendent dans la rue, poursuit le directeur de l'ONG. "Il y a très peu de manifestations pour un régime autocratique".

"Mais la réalité est plus complexe", a expliqué jeudi Kenneth Roth, le directeur de l'organisation de défense des droits de l'homme lors d'une conférence de presse en ligne. Le ciel s'assombrit pour les autocrates, souligne HRW.Le 32e rapport annuel de HRW qui a été publié jeudi passe en revue la situation des droits humains dans une centaine de pays, allant de l'Afghanistan au Zimbabwe. Muet à propos de la Belgique, le rapport épingle toutefois la France et l'Allemagne. HRW qualifie ainsi d'"humiliante" la situation des migrants et de leurs enfants dans les campements du nord de la France. Quant à l'Allemagne, HRW pointe le fait que de nombreux militants afghans des droits humains et des journalistes attendent toujours de pouvoir entrer dans le pays.D'une manière générale, les dirigeants démocrates doivent intensifier leurs efforts pour s'attaquer aux problèmes majeurs tels que la crise climatique, la pandémie de coronavirus, la pauvreté, le racisme et les menaces technologiques telles que les fausses informations sur les réseaux sociaux, affirme Kenneth Roth. "Mais les dirigeants démocrates n'ont pris que des mesurettes pour résoudre ces problèmes." Ils sont trop impliqués dans les batailles partisanes et les préoccupations à court terme, estime le directeur de l'organisation. Dans leurs relations avec les autocrates également, les dirigeants démocrates se retranchent trop souvent derrière la realpolitik ou préfèrent la soi-disant stabilité à la défense des principes démocratiques, écrit Kenneth Roth. En ce qui concerne les dirigeants autocratiques, le rapport dresse un tableau sombre pour l'avenir. En truquant les élections et en faisant taire les voix de l'opposition, les dirigeants autocratiques organisent en fait des "élections zombies", explique Kenneth Roth, comme on .l'a vu en Russie, à Hong Kong, au Nicaragua et en Biélorussie, entre autres. Ce faisant, ils perdent toute la légitimité qu'ils espéraient gagner avec un résultat électoral en leur faveur, poursuit l'intéressé. Bien que de telles élections se passent bien pour les autocrates, ce sont en fait des "actes de désespoir". Selon HRW, les "élections zombies" illustrent que les autocrates ont perdu "toute perspective de soutien populaire". "Quand les gens voient que des dirigeants imprévisibles placent inévitablement leurs propres intérêts au-dessus de ceux du peuple, la demande populaire pour une démocratie qui respecte les droits reste souvent forte", poursuit Kenneth Roth. "La pandémie de coronavirus a mis en évidence cette tendance égoïste. De nombreux dirigeants autocratiques ont minimisé l'importance de la pandémie, tourné le dos aux preuves scientifiques, diffusé de fausses informations et omis de prendre des mesures de base pour protéger la santé et la vie des gens", souligne l'ancien procureur fédéral américain qui dirige HRW depuis 1993. "Certains autocrates ont utilisé la pandémie comme prétexte pour bloquer les manifestations contre leur politique, tout en autorisant parfois des manifestations en leur faveur", poursuit Kenneth Roth. Et pourtant, les gens ont protesté. "Pays après pays, les gens descendent dans la rue, poursuit le directeur de l'ONG. "Il y a très peu de manifestations pour un régime autocratique".