Les partisans de Mme Lam, désignée dimanche par un comité électoral composé en grande partie d'élites acquises à Pékin, louent sa ténacité et ses compétences. Mme Lam, 59 ans, a fait carrière dans la fonction publique avant d'entrer en politique.

Jusqu'au début de l'année, elle était l'adjointe du chef du gouvernement sortant Leung Chun-ying. Et l'impopularité de celui qui est accusé par ses détracteurs d'être la marionnette de Pékin a rejailli sur Mme Lam.

Haïe par le camp démocrate, elle est accusée par ses contempteurs d'être la "nourrice" de M. Leung ("lai-ma" en cantonais) en raison de sa fidélité à ce dernier. Cette image négative a été confortée lorsque Mme Lam a soutenu en 2014 un projet de réforme défendu par Pékin, décrié par l'opposition comme relevant de la "fausse démocratie".

Ce projet avait précipité dans la rue des dizaines de milliers de personnes pour réclamer un véritable suffrage universel à Hong Kong. Pékin n'avait cependant rien lâché. Mme Lam ne s'est pas engagée à débattre à nouveau de l'opportunité de la réforme politique, tentant plutôt de trouver un consensus sur le terrain social.

- Resserrer les liens avec la Chine -

En campagne, elle s'est présentée comme l'artisan du changement, se concentrant sur des questions comme la pauvreté et le logement qui alimentent également l'insatisfaction dans l'ex-colonie britannique revenue en 1997 dans le giron de la Chine. Si elle arrivait loin derrière son rival John Tsang, ancien ministre des Finances, dans les sondages d'opinion, elle recueille cependant les faveurs des Hongkongais les plus âgés. M. Tsang, figure de l'establishement perçu comme plus modéré, avait le soutien des jeunes.

Mme Lam était considérée comme la candidate de Pékin et donnée largement favorite. Quand elle avait quitté en janvier son poste d'adjointe afin de faire campagne, sa démission avait été avalisée rapidement par la Chine. Pékin avait en revanche mis plus d'un mois à accepter la démission de M. Tsang.

Carrie Lam a promis de tenter de "rétablir la foi et l'espoir" dans l'avenir de Hong Kong. Mais elle a également annoncé qu'elle entendait "renforcer la relation entre Hong Kong et la Chine". "Hong Kong, notre maison, souffre de divisions graves et a accumulé beaucoup de frustrations. Ma priorité, c'est de guérir ces fractures", a-t-elle lancé après sa victoire.

Pour elle, il n'y a "pas de place" pour les revendications indépendantistes émises par de jeunes militants échaudés par l'échec du mouvement de 2014.

Mme Lam a subi quelques mésaventures en tentant de présenter une image de femme du peuple. Lorsqu'elle a pris le métro durant la campagne, elle a semblé tout ignorer de l'utilisation de la carte "Octopus", dont les Hongkongais se servent dans tous les transports et dans de nombreux commerces.

Elle avait également été moquée après une anecdote relatée à la presse sur une mission nocturne pour acheter du papier toilette, qui montrait qu'elle ne savait pas où se procurer des denrées de base dans une ville qui foisonne de supermarchés et supérettes.

Les partisans de Mme Lam, désignée dimanche par un comité électoral composé en grande partie d'élites acquises à Pékin, louent sa ténacité et ses compétences. Mme Lam, 59 ans, a fait carrière dans la fonction publique avant d'entrer en politique.Jusqu'au début de l'année, elle était l'adjointe du chef du gouvernement sortant Leung Chun-ying. Et l'impopularité de celui qui est accusé par ses détracteurs d'être la marionnette de Pékin a rejailli sur Mme Lam. Haïe par le camp démocrate, elle est accusée par ses contempteurs d'être la "nourrice" de M. Leung ("lai-ma" en cantonais) en raison de sa fidélité à ce dernier. Cette image négative a été confortée lorsque Mme Lam a soutenu en 2014 un projet de réforme défendu par Pékin, décrié par l'opposition comme relevant de la "fausse démocratie". Ce projet avait précipité dans la rue des dizaines de milliers de personnes pour réclamer un véritable suffrage universel à Hong Kong. Pékin n'avait cependant rien lâché. Mme Lam ne s'est pas engagée à débattre à nouveau de l'opportunité de la réforme politique, tentant plutôt de trouver un consensus sur le terrain social. - Resserrer les liens avec la Chine -En campagne, elle s'est présentée comme l'artisan du changement, se concentrant sur des questions comme la pauvreté et le logement qui alimentent également l'insatisfaction dans l'ex-colonie britannique revenue en 1997 dans le giron de la Chine. Si elle arrivait loin derrière son rival John Tsang, ancien ministre des Finances, dans les sondages d'opinion, elle recueille cependant les faveurs des Hongkongais les plus âgés. M. Tsang, figure de l'establishement perçu comme plus modéré, avait le soutien des jeunes.Mme Lam était considérée comme la candidate de Pékin et donnée largement favorite. Quand elle avait quitté en janvier son poste d'adjointe afin de faire campagne, sa démission avait été avalisée rapidement par la Chine. Pékin avait en revanche mis plus d'un mois à accepter la démission de M. Tsang.Carrie Lam a promis de tenter de "rétablir la foi et l'espoir" dans l'avenir de Hong Kong. Mais elle a également annoncé qu'elle entendait "renforcer la relation entre Hong Kong et la Chine". "Hong Kong, notre maison, souffre de divisions graves et a accumulé beaucoup de frustrations. Ma priorité, c'est de guérir ces fractures", a-t-elle lancé après sa victoire.Pour elle, il n'y a "pas de place" pour les revendications indépendantistes émises par de jeunes militants échaudés par l'échec du mouvement de 2014.Mme Lam a subi quelques mésaventures en tentant de présenter une image de femme du peuple. Lorsqu'elle a pris le métro durant la campagne, elle a semblé tout ignorer de l'utilisation de la carte "Octopus", dont les Hongkongais se servent dans tous les transports et dans de nombreux commerces.Elle avait également été moquée après une anecdote relatée à la presse sur une mission nocturne pour acheter du papier toilette, qui montrait qu'elle ne savait pas où se procurer des denrées de base dans une ville qui foisonne de supermarchés et supérettes.