Un homme a été abattu samedi matin par les forces de sécurité à l'aéroport d'Orly, au sud de Paris, après avoir tenté de dérober une arme à un militaire en patrouille dans le cadre de la lutte antiterroriste.

Vers 08h30, "un homme a tenté de dérober une arme à un militaire puis s'est réfugié dans un commerce de l'aéroport avant d'être abattu par les forces de sécurité", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Intérieur. L'attaque s'est produite au premier étage du terminal Sud dans la zone publique, juste avant les contrôles.

Une opération de déminage a été réalisée pour déterminer si l'homme était porteur ou non d'explosif, a précisé à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet. Un périmètre de sécurité a été mis en place et d'importants moyens policiers ont été engagés, a-t-il précisé. L'opération a permis de constater l'absence d'explosifs, a annoncé le ministère de l'Intérieur en fin de matinée.

Il n'y a pas eu de blessé, a-t-il ajouté, tandis que les ministres de l'Intérieur Bruno Le Roux et de la Défense Jean-Yves Le Drian étaient sur place.

Le "trafic aérien a été complètement interrompu" pour cet aéroport international, a annoncé l'aviation civile. L'aéroport d'Orly, le deuxième de l'Hexagone en terme de trafic passagers, a été fermé juste après les événements.

3000 personnes évacuées

Près de 3.000 personnes ont été évacuées du terminal Sud, et les passagers qui se trouvaient dans le terminal Ouest ont été confinés, a précisé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henri Brandet.

Les passagers munis de leurs valises continuaient de s'éloigner calmement de l'aéroport dans la matinée, ont constaté des journalistes de l'AFP. Au même moment, les hommes de la force antiterroriste du Raid, de la police et les secours poursuivaient leurs opérations sur place.

Le terminal Ouest a rouvert ses portes à la mi-journée, le terminal Sud, où a eu lieu l'attaque, restant partiellement fermé, a annoncé à l'AFP Aéroports de Paris.

"S'agissant d'Orly-Ouest, le terminal est ouvert de nouveau donc le trafic va reprendre progressivement", a confirmé sur Europe 1 le PDG d'ADP Augustin de Romanet. À Orly-Sud, "les arrivées vont pouvoir de nouveau se réaliser" mais pour les départs "on risque de devoir attendre quelques heures avant de rouvrir le terminal", a-t-il ajouté.

"Rien de particulier" n'est à signaler au niveau du trafic Brussels Airport en fin de matinée à la suite de ces événements, indique Florence Muls, porte-parole de l'aéroport. Aucun vol de ou vers Paris-Orly n'est prévu à l'aéroport de Charleroi, selon le site internet de BSCA.

Un Français de 39 ans "détecté comme radicalisé"

Selon le ministre, l'individu était connu des services de renseignement. Il avait été repéré peu avant les faits à Vitry-sur-Seine "pour un car jacking", a encore indiqué le ministre. Les premiers éléments de l'enquête indiquent que le suspect était un Français âgé de 39 ans. Il était fiché "J" au fichier des personnes recherchées (FPR), c'est-à-dire qu'il était recherché par la police judiciaire, a affirmé une source policière. Son casier judiciaire comporte "neuf mentions" pour des faits de droit commun dont des vols à main armée et du trafic de stupéfiants. "Détecté comme radicalisé", il avait fait l'objet en 2015 d'une perquisition administrative, qui "n'avait rien donné".

Les autorités française interrogeaient samedi dans l'après-midi le père et le frère de l'homme abattu. Selon BFMTV, citant une source proche de l'enquête, les deux hommes auraient été placés en garde à vue. "Il s'agit à ce stade de gardes à vue tout à fait classiques de personnes dans l'entourage d'un suspect", a précisé cette source.

Opération Sentinelle

Le militaire auquel on a essayé de dérober l'arme, en patrouille à l'aéroport d'Orly-Sud, fait partie de l'opération Sentinelle, mise en place à la suite des attentats de janvier 2015 à Paris. Cette série d'attaques terroristes meurtrières avaient notamment visé le journal Charlie Hebdo et une supérette cacher.

"Fortement choqués", les trois militaires de la patrouille visée ont été pris en charge par les secours, selon des sources policières.

Cette attaque intervient un mois et demi après celle déjà survenue contre des militaires au musée du Louvre, au coeur de Paris. Un Égyptien de 29 ans y avait attaqué à la machette des soldats, se précipitant sur la patrouille en criant "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand, en arabe).

Un premier soldat avait été légèrement blessé, un second avait tiré sur l'assaillant, le blessant grièvement.

L'attaque d'Orly survient également alors que le Belgique s'apprête à commémorer le 1er anniversaire des attentats de l'aéroport et le métro de Bruxelles le 22 mars 2016 (32 morts et plus de 300 blessés).

Depuis les attentats de novembre 2015 à Paris et en région parisienne (130 morts), la France vit sous le régime de l'état d'urgence qui a été prolongé plusieurs fois et doit rester en vigueur jusqu'au 15 juillet.

Jeudi, après l'explosion d'un courrier piégé au siège parisien du Fonds monétaire international (FMI) le président français François Hollande avait estimé que cet événement notamment conduisait "à justifier l'état d'urgence".

Le ministre français de la Justice Jean-Jacques Urvoas avait estimé la veille que les conditions étaient réunies pour une sortie de ce régime civil de crise.

Un homme a été abattu samedi matin par les forces de sécurité à l'aéroport d'Orly, au sud de Paris, après avoir tenté de dérober une arme à un militaire en patrouille dans le cadre de la lutte antiterroriste.Vers 08h30, "un homme a tenté de dérober une arme à un militaire puis s'est réfugié dans un commerce de l'aéroport avant d'être abattu par les forces de sécurité", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Intérieur. L'attaque s'est produite au premier étage du terminal Sud dans la zone publique, juste avant les contrôles. Une opération de déminage a été réalisée pour déterminer si l'homme était porteur ou non d'explosif, a précisé à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet. Un périmètre de sécurité a été mis en place et d'importants moyens policiers ont été engagés, a-t-il précisé. L'opération a permis de constater l'absence d'explosifs, a annoncé le ministère de l'Intérieur en fin de matinée.Il n'y a pas eu de blessé, a-t-il ajouté, tandis que les ministres de l'Intérieur Bruno Le Roux et de la Défense Jean-Yves Le Drian étaient sur place.Le "trafic aérien a été complètement interrompu" pour cet aéroport international, a annoncé l'aviation civile. L'aéroport d'Orly, le deuxième de l'Hexagone en terme de trafic passagers, a été fermé juste après les événements.3000 personnes évacuéesPrès de 3.000 personnes ont été évacuées du terminal Sud, et les passagers qui se trouvaient dans le terminal Ouest ont été confinés, a précisé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henri Brandet.Les passagers munis de leurs valises continuaient de s'éloigner calmement de l'aéroport dans la matinée, ont constaté des journalistes de l'AFP. Au même moment, les hommes de la force antiterroriste du Raid, de la police et les secours poursuivaient leurs opérations sur place. Le terminal Ouest a rouvert ses portes à la mi-journée, le terminal Sud, où a eu lieu l'attaque, restant partiellement fermé, a annoncé à l'AFP Aéroports de Paris."S'agissant d'Orly-Ouest, le terminal est ouvert de nouveau donc le trafic va reprendre progressivement", a confirmé sur Europe 1 le PDG d'ADP Augustin de Romanet. À Orly-Sud, "les arrivées vont pouvoir de nouveau se réaliser" mais pour les départs "on risque de devoir attendre quelques heures avant de rouvrir le terminal", a-t-il ajouté."Rien de particulier" n'est à signaler au niveau du trafic Brussels Airport en fin de matinée à la suite de ces événements, indique Florence Muls, porte-parole de l'aéroport. Aucun vol de ou vers Paris-Orly n'est prévu à l'aéroport de Charleroi, selon le site internet de BSCA. Selon le ministre, l'individu était connu des services de renseignement. Il avait été repéré peu avant les faits à Vitry-sur-Seine "pour un car jacking", a encore indiqué le ministre. Les premiers éléments de l'enquête indiquent que le suspect était un Français âgé de 39 ans. Il était fiché "J" au fichier des personnes recherchées (FPR), c'est-à-dire qu'il était recherché par la police judiciaire, a affirmé une source policière. Son casier judiciaire comporte "neuf mentions" pour des faits de droit commun dont des vols à main armée et du trafic de stupéfiants. "Détecté comme radicalisé", il avait fait l'objet en 2015 d'une perquisition administrative, qui "n'avait rien donné". Les autorités française interrogeaient samedi dans l'après-midi le père et le frère de l'homme abattu. Selon BFMTV, citant une source proche de l'enquête, les deux hommes auraient été placés en garde à vue. "Il s'agit à ce stade de gardes à vue tout à fait classiques de personnes dans l'entourage d'un suspect", a précisé cette source.Le militaire auquel on a essayé de dérober l'arme, en patrouille à l'aéroport d'Orly-Sud, fait partie de l'opération Sentinelle, mise en place à la suite des attentats de janvier 2015 à Paris. Cette série d'attaques terroristes meurtrières avaient notamment visé le journal Charlie Hebdo et une supérette cacher."Fortement choqués", les trois militaires de la patrouille visée ont été pris en charge par les secours, selon des sources policières.Cette attaque intervient un mois et demi après celle déjà survenue contre des militaires au musée du Louvre, au coeur de Paris. Un Égyptien de 29 ans y avait attaqué à la machette des soldats, se précipitant sur la patrouille en criant "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand, en arabe).Un premier soldat avait été légèrement blessé, un second avait tiré sur l'assaillant, le blessant grièvement. L'attaque d'Orly survient également alors que le Belgique s'apprête à commémorer le 1er anniversaire des attentats de l'aéroport et le métro de Bruxelles le 22 mars 2016 (32 morts et plus de 300 blessés).Depuis les attentats de novembre 2015 à Paris et en région parisienne (130 morts), la France vit sous le régime de l'état d'urgence qui a été prolongé plusieurs fois et doit rester en vigueur jusqu'au 15 juillet.Jeudi, après l'explosion d'un courrier piégé au siège parisien du Fonds monétaire international (FMI) le président français François Hollande avait estimé que cet événement notamment conduisait "à justifier l'état d'urgence".Le ministre français de la Justice Jean-Jacques Urvoas avait estimé la veille que les conditions étaient réunies pour une sortie de ce régime civil de crise.