"Nous ne reconnaîtrons pas Israël comme Etat", a-t-il réaffirmé lors de cette interview de cinq heures et demie réalisée sur deux jours au Caire, où il réside depuis le départ de Damas de l'essentiel de la direction en exil du Hamas.

Il a souligné qu'en vertu de l'accord de réconciliation avec le Fatah du président Mahmoud Abbas, le Hamas ne s'opposait pas à ce que celui-ci conduise des négociations avec Israël, rappelant que le Hamas tenait à ce que tout accord soit soumis à référendum auprès de tous les Palestiniens, réfugiés compris.

"Quand nous parviendrons à un accord, notre point de vue est qu'il s'agira d'une trêve", a expliqué Moussa Abou Marzouk, précisant que le Hamas ne serait pas tenu par un éventuel traité de paix. Après que le Premier ministre israélien Yitzhak "Rabin a signé les accords d'Oslo" en 1993, son successeur Benjamin Netanyahu, qui y était opposé, a apporté de nombreuses modifications, a-t-il rappelé.

"Etablissons une relation entre les deux Etats sur la terre de la Palestine historique comme une trêve entre les deux parties", a néanmoins ajouté le dirigeant du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, sous blocus israélien.

"C'est mieux que la guerre et mieux que la résistance continuelle à l'occupation. Et mieux que l'occupation par Israël de la Cisjordanie et de Gaza, qui cause toutes ces difficultés et problèmes aux deux parties", a-t-il plaidé, n'excluant pas que sa position sur une reconnaissance d'Israël "puisse être complètement différente dans dix ans".

Le Hamas procède actuellement au renouvellement de son Conseil consultatif (Majlis al-Choura), qui désigne le bureau politique. Une partie de la direction du mouvement, en particulier à Gaza, reproche au chef actuel du bureau, Khaled Mechaal, d'avoir fait trop de concessions pour la réconciliation, en se disant prêt à "donner une chance" aux négociations avec Israël ou en se ralliant au mot d'ordre de "résistance populaire pacifique".

LeVif.be, avec Belga.

"Nous ne reconnaîtrons pas Israël comme Etat", a-t-il réaffirmé lors de cette interview de cinq heures et demie réalisée sur deux jours au Caire, où il réside depuis le départ de Damas de l'essentiel de la direction en exil du Hamas. Il a souligné qu'en vertu de l'accord de réconciliation avec le Fatah du président Mahmoud Abbas, le Hamas ne s'opposait pas à ce que celui-ci conduise des négociations avec Israël, rappelant que le Hamas tenait à ce que tout accord soit soumis à référendum auprès de tous les Palestiniens, réfugiés compris. "Quand nous parviendrons à un accord, notre point de vue est qu'il s'agira d'une trêve", a expliqué Moussa Abou Marzouk, précisant que le Hamas ne serait pas tenu par un éventuel traité de paix. Après que le Premier ministre israélien Yitzhak "Rabin a signé les accords d'Oslo" en 1993, son successeur Benjamin Netanyahu, qui y était opposé, a apporté de nombreuses modifications, a-t-il rappelé. "Etablissons une relation entre les deux Etats sur la terre de la Palestine historique comme une trêve entre les deux parties", a néanmoins ajouté le dirigeant du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, sous blocus israélien. "C'est mieux que la guerre et mieux que la résistance continuelle à l'occupation. Et mieux que l'occupation par Israël de la Cisjordanie et de Gaza, qui cause toutes ces difficultés et problèmes aux deux parties", a-t-il plaidé, n'excluant pas que sa position sur une reconnaissance d'Israël "puisse être complètement différente dans dix ans". Le Hamas procède actuellement au renouvellement de son Conseil consultatif (Majlis al-Choura), qui désigne le bureau politique. Une partie de la direction du mouvement, en particulier à Gaza, reproche au chef actuel du bureau, Khaled Mechaal, d'avoir fait trop de concessions pour la réconciliation, en se disant prêt à "donner une chance" aux négociations avec Israël ou en se ralliant au mot d'ordre de "résistance populaire pacifique". LeVif.be, avec Belga.