"Diriger signifie savoir quand le temps du changement est venu", a déclaré, manifestement ému, celui qui préside le parti depuis 1983. "C'est mon dernier congrès en tant que président", a-t-il ajouté.

A 69 ans, la figure tutélaire du nationalisme irlandais a été réélu pour un nouveau et dernier mandat avant la tenue d'un congrès extraordinaire l'an prochain qui permettra l'élection d'un nouveau président et l'émergence d'un nouveau leader.

Dressant le bilan de sa présidence, il a cité les accords de paix en Irlande du Nord, qui en 1998 ont mis fin à un conflit ayant fait plus de 3.500 morts, comme "l'une des grandes réalisations" de son parti.

Dans un discours comme souvent à teneur sociale, il a réaffirmé que le Sinn Féin voulait "l'abrogation du 8e amendement" inscrit dans la constitution irlandaise et qui interdit tout recours à l'avortement. "Les femmes ont le droit et méritent d'être écoutées et respectées", a-t-il poursuivi.

Fidèle à l'objectif de réunification irlandaise, Gerry Adams a promis que "le Sinn Féin fera campagne pour qu'un référendum se tienne d'ici à 5 ans", estimant que les termes actuels du Brexit n'étaient "pas acceptables" et que "le gouvernement irlandais ne s'en est rendu compte que récemment".

Avec l'annonce du départ de Gerry Adams dont le poids politique est important, aucune candidature pour lui succéder n'a réellement émergé. Mais la vice-présidente du mouvement, Mary Lou McDonald, 48 ans, députée du centre de Dublin fait figure de favorite. Visage neuf, elle présente l'intérêt de n'avoir historiquement aucun lien avec le groupe paramilitaire de l'Armée républicaine irlandaise (IRA).

Le congrès du Sinn Féin qui se tenait à Dublin depuis vendredi a voté plusieurs motions qui auront un impact majeur sur l'orientation politique et les programmes de la formation, qui se positionne à gauche.

Vendredi soir, le principe d'une participation gouvernementale future, en tant que parti allié, a notamment été votée, rompant ainsi avec la ligne traditionnelle qui prévoit de n'intégrer un exécutif qu'en tant que parti principal.

Des orateurs en provenance des Etats-Unis, de Palestine et de Catalogne étaient présents, le Sinn Féin ayant soutenu les indépendantistes catalans à l'occasion du référendum du mois d'octobre.

Le congrès a réuni plus de 3.000 membres et visiteurs, ce qui en fait le plus important rassemblement du parti, affirme le Sinn Féin.

"Diriger signifie savoir quand le temps du changement est venu", a déclaré, manifestement ému, celui qui préside le parti depuis 1983. "C'est mon dernier congrès en tant que président", a-t-il ajouté. A 69 ans, la figure tutélaire du nationalisme irlandais a été réélu pour un nouveau et dernier mandat avant la tenue d'un congrès extraordinaire l'an prochain qui permettra l'élection d'un nouveau président et l'émergence d'un nouveau leader. Dressant le bilan de sa présidence, il a cité les accords de paix en Irlande du Nord, qui en 1998 ont mis fin à un conflit ayant fait plus de 3.500 morts, comme "l'une des grandes réalisations" de son parti. Dans un discours comme souvent à teneur sociale, il a réaffirmé que le Sinn Féin voulait "l'abrogation du 8e amendement" inscrit dans la constitution irlandaise et qui interdit tout recours à l'avortement. "Les femmes ont le droit et méritent d'être écoutées et respectées", a-t-il poursuivi. Fidèle à l'objectif de réunification irlandaise, Gerry Adams a promis que "le Sinn Féin fera campagne pour qu'un référendum se tienne d'ici à 5 ans", estimant que les termes actuels du Brexit n'étaient "pas acceptables" et que "le gouvernement irlandais ne s'en est rendu compte que récemment". Avec l'annonce du départ de Gerry Adams dont le poids politique est important, aucune candidature pour lui succéder n'a réellement émergé. Mais la vice-présidente du mouvement, Mary Lou McDonald, 48 ans, députée du centre de Dublin fait figure de favorite. Visage neuf, elle présente l'intérêt de n'avoir historiquement aucun lien avec le groupe paramilitaire de l'Armée républicaine irlandaise (IRA). Le congrès du Sinn Féin qui se tenait à Dublin depuis vendredi a voté plusieurs motions qui auront un impact majeur sur l'orientation politique et les programmes de la formation, qui se positionne à gauche. Vendredi soir, le principe d'une participation gouvernementale future, en tant que parti allié, a notamment été votée, rompant ainsi avec la ligne traditionnelle qui prévoit de n'intégrer un exécutif qu'en tant que parti principal. Des orateurs en provenance des Etats-Unis, de Palestine et de Catalogne étaient présents, le Sinn Féin ayant soutenu les indépendantistes catalans à l'occasion du référendum du mois d'octobre. Le congrès a réuni plus de 3.000 membres et visiteurs, ce qui en fait le plus important rassemblement du parti, affirme le Sinn Féin.