Le discours tenu jeudi par Emmanuel Macron au mémorial du génocide de 1994 à Kigali était un acte d'"immense courage" qui a "plus de valeur que des excuses", a déclaré le président rwandais Paul Kagame lors d'une conférence de presse commune.

Peu avant, le président français avait affirmé être venu "reconnaître (les) responsabilités" de la France dans le génocide des Tutsis au Rwanda, tout en précisant qu'elle "n'a pas été complice".

En ouverture de leur conférence de presse commune au palais présidentiel de Kigali, le président Kagame a salué le "discours puissant, avec une signification particulière" de son homologue.

"Ses paroles avaient plus de valeur que des excuses. Elles étaient la vérité", a-t-il déclaré, évoquant un "courage immense" d'Emmanuel Macron.

"Cette visite parle du futur, pas du passé. La France et le Rwanda vont beaucoup améliorer leurs relations au bénéfice de nos peuples, économiquement, politiquement et dans le domaine de la culture", a-t-il également affirmé.

Ambassadeur français au Rwanda

"Mais la relation entre nos deux pays ne sera jamais totalement conventionnelle. Il y a une familiarité particulière qui résulte de la terrible et complexe histoire que nous partageons, pour le meilleur et pour le pire. Nous souhaitons créer une relation forte et durable, fondée sur des priorités qui comptent pour nous deux, France et Rwanda", a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron a annoncé pour sa part la nomination prochaine d'un ambassadeur français au Rwanda, où le poste est vacant depuis 2015. "La normalisation de nos relations ne peut s'engager sans cette étape", alors que la France est actuellement représentée à Kigali par un chargé d'affaires, a déclaré le président français.

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Le discours tenu jeudi par Emmanuel Macron au mémorial du génocide de 1994 à Kigali était un acte d'"immense courage" qui a "plus de valeur que des excuses", a déclaré le président rwandais Paul Kagame lors d'une conférence de presse commune. Peu avant, le président français avait affirmé être venu "reconnaître (les) responsabilités" de la France dans le génocide des Tutsis au Rwanda, tout en précisant qu'elle "n'a pas été complice".En ouverture de leur conférence de presse commune au palais présidentiel de Kigali, le président Kagame a salué le "discours puissant, avec une signification particulière" de son homologue."Ses paroles avaient plus de valeur que des excuses. Elles étaient la vérité", a-t-il déclaré, évoquant un "courage immense" d'Emmanuel Macron."Cette visite parle du futur, pas du passé. La France et le Rwanda vont beaucoup améliorer leurs relations au bénéfice de nos peuples, économiquement, politiquement et dans le domaine de la culture", a-t-il également affirmé."Mais la relation entre nos deux pays ne sera jamais totalement conventionnelle. Il y a une familiarité particulière qui résulte de la terrible et complexe histoire que nous partageons, pour le meilleur et pour le pire. Nous souhaitons créer une relation forte et durable, fondée sur des priorités qui comptent pour nous deux, France et Rwanda", a-t-il ajouté.Emmanuel Macron a annoncé pour sa part la nomination prochaine d'un ambassadeur français au Rwanda, où le poste est vacant depuis 2015. "La normalisation de nos relations ne peut s'engager sans cette étape", alors que la France est actuellement représentée à Kigali par un chargé d'affaires, a déclaré le président français..