Le milliardaire républicain, dans une intervention depuis la Maison Blanche, a préféré insister sur le rôle néfaste que jouerait selon lui internet dans la radicalisation de personnes souffrant de troubles mentaux.

Il a par ailleurs qualifié de "crimes contre l'humanité" les deux attaques qui ont alimenté la litanie des tragédies dues aux armes individuelles dans un pays où celles-ci pullulent.

"Notre nation doit condamner d'une seule voix le racisme, le sectarisme, et le suprémacisme blanc", a déclaré M. Trump dans une courte allocution télédiffusée.

Il s'exprimait après qu'un homme blanc a tué samedi 21 personnes dans un hypermarché d'El Paso, ville texane à forte majorité hispanique, selon un nouveau bilan.

Un autre tireur, aux mobiles pour l'instant inconnus, a fait neuf morts dimanche dans l'Etat de l'Ohio.

Donald Trump a par ailleurs appelé à l'exécution "rapide" des auteurs de ces fusillades.

"J'ordonne également au ministère de la Justice de proposer une loi garantissant que ceux qui commettent des crimes motivés par la haine et des tueries de masse soient passibles de la peine de mort et que cette peine capitale soit appliquée rapidement, avec détermination et sans des années de délai inutile", a-t-il déclaré.

"Nous devons arrêter l'idéalisation de la violence dans notre société", a-t-il insisté, estimant qu'il était "trop facile aujourd'hui pour les jeunes en difficulté de s'entourer d'une culture célébrant la violence", notamment à travers des jeux vidéo selon lui "atroces et sinistres".

L'influence que joueraient les maladies mentales ou bien les jeux vidéos dans le déclenchement de carnages par armes à feu est mise en doute par de nombreux experts.

Les épidémiologistes pensent ainsi que la vaste majorité des personnes atteintes de troubles psychiques ne sont pas violentes.

"Pour l'instant, rien n'indique un mobile raciste" dans la tuerie de l'Ohio

"Pour l'instant, rien n'indique un mobile raciste" dans la fusillade qui a fait neuf morts dans la nuit de samedi à dimanche dans l'Ohio, a déclaré lundi le chef de la police locale.

Les enquêteurs n'excluent toutefois aucune piste à ce stade préliminaire de leurs investigations, a précisé à la presse Richard Biehl, chef de la police de Dayton, dans le nord-est des Etats-Unis.

Le tireur, un homme blanc de 24 ans, a tué neuf personnes, six Noirs et trois Blancs, dont sa propre soeur, dans un quartier animé de la ville, avant d'être abattu par des policiers qui patrouillaient dans les environs.

Selon Richard Biehl, les chargeurs retrouvés près du tireur ou dans son sac à dos laissent penser qu'il aurait pu tirer "jusqu'à 250 balles".

"Avoir un tel arsenal dans un environnement civil, sans régulation, est problématique", a ajouté le policier.

Il a précisé que parmi la trentaine de blessés, 14 avaient été touchés par les tirs.

L'un d'eux est un ami de la soeur du tireur, qui a reçu une "balle dans le torse", selon M. Biehl.

Les trois jeunes étaient arrivés ensemble dans le quartier historique d'Oregon, où se trouvent de nombreux bars, restaurants et discothèques. Mais le tireur s'était ensuite éloigné des deux autres.

La police a interrogé cet ami qui "coopère", a précisé le policier sans en dire davantage.

Cette fusillade est intervenue treize heures après un premier carnage, commis à l'autre bout du pays, à El Paso, au Texas.

Un homme blanc, auteur d'une tribune anti-immigrés mise en ligne avant le crime, a tué 21 clients d'un hypermarché Walmart samedi matin dans cette ville située à la frontière avec le Mexique.

Il a été interpellé, inculpé pour meurtres et encourt la peine de mort.

Son crime a relancé le débat sur la menace que représente l'extrême droite aux Etats-Unis.