La police néerlandaise a interpellé lundi l'homme soupçonné d'avoir ouvert le feu dans la matinée dans un tramway à Utrecht, faisant trois morts et cinq blessés, a annoncé le chef de la police.

"A ce stade, nous pouvons confirmer trois morts et neuf blessés, dont trois grièvement", a déclaré le maire d'Utrecht, Jan van Zanen, dans une vidéo publiée sur Twitter.

Les autorités ont immédiatement annoncé un renforcement de la sécurité dans les aéroports et les bâtiments clés du pays et conseillé aux écoles de la ville de fermer leurs portes. Elles n'ont évoqué à ce stade qu'un seul tireur mais indiqué ne pas exclure la possibilité qu'il y en ait plusieurs. "Il s'agit d'une fusillade dans un tramway. Plusieurs hélicoptères de traumatologie ont été déployés pour apporter de l'aide", a indiqué la police. Sur les lieux de l'attaque à proximité d'un pont de cette ville parmi les plus grandes du pays, une victime était recouverte d'un drap et gisait sur la voie entre deux wagons, a rapporté un journaliste de l'agence de presse néerlandaise ANP sur place. Les abords ont été bouclés par les forces de l'ordre.

La municipalité d'Utrecht a conseillé à tous de rester à l'intérieur. De nouveaux incidents ne sont pas exclus étant donné que l'auteur des faits est toujours en fuite. "Une enquête sur la fusillade sur la place du 24-Octobre à Utrecht est en cours. Dans celle-ci, nous prenons également en compte un motif potentiellement terroriste", a affirmé la police dans un tweet.

L'agence nationale pour la sécurité et le contre-terrorisme (NCTV) a également indiqué sur Twitter qu'un "motif terroriste (n'était) pas exclu".

Le niveau de la menace restera au moins jusqu'à 22h à son niveau le plus élevé à Utrecht

Le niveau de la menace pour la province néerlandaise d'Utrecht restera à son niveau le plus élevé, le cinquième, dans l'immédiat et ce au moins jusque 22h00, a annoncé lundi après-midi l'agence nationale pour la sécurité et le contre-terrorisme (NCTV).

Un homme armé originaire de Turquie a ouvert le feu lundi dans un tramway à Utrecht, dans le centre des Pays-Bas. Une probable "attaque terroriste" qui a fait trois morts et neuf blessés. Le niveau d'alerte pour la province d'Utrecht a en conséquence été placé au stade 5, le plus haut niveau possible, depuis la mi-journée. Il devait le rester jusque 18h00 mais le sera finalement au moins jusque 22h00. L'agence nationale néerlandaise pour la sécurité et le contre-terrorisme justifie cette décision par le fait que l'auteur de la fusillade est toujours en fuite. De plus, la mesure doit maintenir le public en état de vigilance. D'après NCTV, le motif terroriste du tireur n'a pas encore pu être exclu.

Aucun lien établi pour le moment avec la Belgique

Il n'y a pour le moment aucun lien entre la fusillade qui s'est produite à Utrecht et la Belgique, a-t-on indiqué lundi au cabinet du Premier ministre, Charles Michel, à l'issue d'une réunion du Comité stratégique de coordination du renseignement et de la sécurité.

Le comité s'est réuni à la demande du Premier ministre. Cet organe rassemble les services de sécurité, l'OCAM, le centre de crise, les services de renseignement ainsi que les cabinets ministériels concernés. Le Premier ministre a par ailleurs adressé ses condoléances à son homologue néerlandais, Mark Rutte.

Une piste terroriste "pas exclue"

Sur les lieux de l'attaque, place du 24-Octobre, bouclés par les forces de l'ordre, les services de secours et policiers en armes s'activaient. Une victime était recouverte d'un drap et gisait sur la voie entre deux wagons. Un témoin a raconté à NOS News avoir vu une femme sortir du tramway en courant, du sang sur ses mains et ses vêtements avant de s'effondrer. "Je l'ai amenée à ma voiture et l'ai aidée. Quand la police est arrivée, elle était inconsciente", a-t-elle relaté. "Nous ne cèderons pas face à l'intolérance", a déclaré le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, qui n'a "pas exclu" une piste terroriste, lors d'une conférence de presse à La Haye. "Un acte de terrorisme est une attaque contre notre civilisation, contre notre société tolérante et ouverte. (...) Il n'y a qu'une seule réponse, c'est que notre Etat de droit et notre démocratie soient plus forts que le fanatisme et la violence", a-t-il affirmé. Tous les partis politiques ont suspendu leur campagne à deux jours d'élections locales qui détermineront la composition future du Sénat néerlandais. Des dizaines de policiers armés ont encerclé un immeuble à quelques centaines de mètres des lieux de la fusillade. La police a par ailleurs indiqué qu'une Renault Clio vraisemblablement volée à son conducteur au moment de l'attaque avait été retrouvée abandonnée. Dans la cité portuaire de Rotterdam, la police a indiqué avoir accru la sécurité aux abords des mosquées, trois jours après la mort de 50 fidèles dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, tués par un suprémaciste blanc.

Gökmen Tanis interpellé

Gökmen Tanis, principal suspect de la fusillade qui a éclaté lundi dans un tram à Utrecht, a été interpellé, ont annoncé les autorités policières, judiciaires et communales lors d'une conférence de presse.

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"Le NCTV évalue la situation à Utrecht, en contact étroit avec les autorités locales. Nous ne pouvons pas exclure un motif terroriste. Une équipe de crise est activée", a-t-il déclaré sur Twitter "Le tireur est toujours en fuite", a-t-il justifié, ajoutant que le niveau de menace terroriste avait été porté à cinq, son plus haut niveau, à Utrecht. "Des fusillades ont eu lieu ce matin à Utrecht à plusieurs endroits", a indiqué le directeur du NCTV Pieter-Jaap Aalbersberg lors d'une conférence de presse à La Haye, précisant qu'une "importante opération de police (était) en cours pour trouver le tireur".

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a annulé une réunion de la coalition gouvernementale et s'est retranché dans son bureau pour se tenir informé, selon des responsables. Les Pays-Bas ont été relativement préservés de la vague d'attentats qui a touché ses voisins ces dernières années, malgré plusieurs menaces récentes. En août, un Afghan de 19 ans résidant en Allemagne a poignardé et blessé deux touristes américains dans la gare centrale d'Amsterdam, avant d'être blessé par balle de la police. En septembre, les autorités ont interpellé sept personnes et dit avoir déjoué un "attentat majeur" aux Pays-Bas.

La police très présente aux bretelles d'autoroutes autour d'Utrecht

Les bretelles d'autoroutes autour d'Utrecht en direction du sud des Pays-Bas font l'objet d'une surveillance accrue de la part de la police. Elle est présente en nombre aux entrées et sorties d'autoroute de l'A2 en direction de Bois-le-Duc et de l'A27 vers Breda. La sécurité a été par ailleurs renforcée dans les bâtiments clés et les aéroports des Pays-Bas, dont celui d'Amsterdam-Schiphol, à la suite de la fusillade qui a fait au moins un mort et blessé plusieurs personnes lundi à Utrecht, ont déclaré les forces de l'ordre.

"Nous sommes présents avec de nombreux véhicules à divers endroits le long des autoroutes. C'est une procédure normale dans ce cas de figure", a expliqué un porte-parole de la police de la zone West-Brabant. Toutes les mosquées d'Utrecht ont, par ailleurs, été fermées par mesure de sécurité.

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Le Centre de crise suit la situation de près

En Belgique, le Centre de crise suit de près la situation à Utrecht, où une fusillade a eu lieu dans un tramway. Mais "il est encore trop tôt pour prendre des mesures ou des actions concrètes", a déclaré un porte-parole.

Le Centre de crise rassemble actuellement un maximum d'informations et discutera ensuite de la situation avec divers acteurs, tels que l'Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace (OCAM) et la police fédérale. Plusieurs personnes ont été blessées lundi dans une fusillade dans un tramway dans la ville néerlandaise d'Utrecht. Selon l'ANP, il y aurait même un mort. Les forces de l'ordre ont déployé une unité antiterroriste sur les lieux, selon les médias locaux. La police tient "compte d'un éventuel mobile terroriste", a-t-elle indiqué.

La police néerlandaise a interpellé lundi l'homme soupçonné d'avoir ouvert le feu dans la matinée dans un tramway à Utrecht, faisant trois morts et cinq blessés, a annoncé le chef de la police."A ce stade, nous pouvons confirmer trois morts et neuf blessés, dont trois grièvement", a déclaré le maire d'Utrecht, Jan van Zanen, dans une vidéo publiée sur Twitter. Les autorités ont immédiatement annoncé un renforcement de la sécurité dans les aéroports et les bâtiments clés du pays et conseillé aux écoles de la ville de fermer leurs portes. Elles n'ont évoqué à ce stade qu'un seul tireur mais indiqué ne pas exclure la possibilité qu'il y en ait plusieurs. "Il s'agit d'une fusillade dans un tramway. Plusieurs hélicoptères de traumatologie ont été déployés pour apporter de l'aide", a indiqué la police. Sur les lieux de l'attaque à proximité d'un pont de cette ville parmi les plus grandes du pays, une victime était recouverte d'un drap et gisait sur la voie entre deux wagons, a rapporté un journaliste de l'agence de presse néerlandaise ANP sur place. Les abords ont été bouclés par les forces de l'ordre.La municipalité d'Utrecht a conseillé à tous de rester à l'intérieur. De nouveaux incidents ne sont pas exclus étant donné que l'auteur des faits est toujours en fuite. "Une enquête sur la fusillade sur la place du 24-Octobre à Utrecht est en cours. Dans celle-ci, nous prenons également en compte un motif potentiellement terroriste", a affirmé la police dans un tweet. L'agence nationale pour la sécurité et le contre-terrorisme (NCTV) a également indiqué sur Twitter qu'un "motif terroriste (n'était) pas exclu". Le niveau de la menace pour la province néerlandaise d'Utrecht restera à son niveau le plus élevé, le cinquième, dans l'immédiat et ce au moins jusque 22h00, a annoncé lundi après-midi l'agence nationale pour la sécurité et le contre-terrorisme (NCTV).Un homme armé originaire de Turquie a ouvert le feu lundi dans un tramway à Utrecht, dans le centre des Pays-Bas. Une probable "attaque terroriste" qui a fait trois morts et neuf blessés. Le niveau d'alerte pour la province d'Utrecht a en conséquence été placé au stade 5, le plus haut niveau possible, depuis la mi-journée. Il devait le rester jusque 18h00 mais le sera finalement au moins jusque 22h00. L'agence nationale néerlandaise pour la sécurité et le contre-terrorisme justifie cette décision par le fait que l'auteur de la fusillade est toujours en fuite. De plus, la mesure doit maintenir le public en état de vigilance. D'après NCTV, le motif terroriste du tireur n'a pas encore pu être exclu. Il n'y a pour le moment aucun lien entre la fusillade qui s'est produite à Utrecht et la Belgique, a-t-on indiqué lundi au cabinet du Premier ministre, Charles Michel, à l'issue d'une réunion du Comité stratégique de coordination du renseignement et de la sécurité.Le comité s'est réuni à la demande du Premier ministre. Cet organe rassemble les services de sécurité, l'OCAM, le centre de crise, les services de renseignement ainsi que les cabinets ministériels concernés. Le Premier ministre a par ailleurs adressé ses condoléances à son homologue néerlandais, Mark Rutte. Sur les lieux de l'attaque, place du 24-Octobre, bouclés par les forces de l'ordre, les services de secours et policiers en armes s'activaient. Une victime était recouverte d'un drap et gisait sur la voie entre deux wagons. Un témoin a raconté à NOS News avoir vu une femme sortir du tramway en courant, du sang sur ses mains et ses vêtements avant de s'effondrer. "Je l'ai amenée à ma voiture et l'ai aidée. Quand la police est arrivée, elle était inconsciente", a-t-elle relaté. "Nous ne cèderons pas face à l'intolérance", a déclaré le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, qui n'a "pas exclu" une piste terroriste, lors d'une conférence de presse à La Haye. "Un acte de terrorisme est une attaque contre notre civilisation, contre notre société tolérante et ouverte. (...) Il n'y a qu'une seule réponse, c'est que notre Etat de droit et notre démocratie soient plus forts que le fanatisme et la violence", a-t-il affirmé. Tous les partis politiques ont suspendu leur campagne à deux jours d'élections locales qui détermineront la composition future du Sénat néerlandais. Des dizaines de policiers armés ont encerclé un immeuble à quelques centaines de mètres des lieux de la fusillade. La police a par ailleurs indiqué qu'une Renault Clio vraisemblablement volée à son conducteur au moment de l'attaque avait été retrouvée abandonnée. Dans la cité portuaire de Rotterdam, la police a indiqué avoir accru la sécurité aux abords des mosquées, trois jours après la mort de 50 fidèles dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, tués par un suprémaciste blanc. Gökmen Tanis, principal suspect de la fusillade qui a éclaté lundi dans un tram à Utrecht, a été interpellé, ont annoncé les autorités policières, judiciaires et communales lors d'une conférence de presse.: "Le NCTV évalue la situation à Utrecht, en contact étroit avec les autorités locales. Nous ne pouvons pas exclure un motif terroriste. Une équipe de crise est activée", a-t-il déclaré sur Twitter "Le tireur est toujours en fuite", a-t-il justifié, ajoutant que le niveau de menace terroriste avait été porté à cinq, son plus haut niveau, à Utrecht. "Des fusillades ont eu lieu ce matin à Utrecht à plusieurs endroits", a indiqué le directeur du NCTV Pieter-Jaap Aalbersberg lors d'une conférence de presse à La Haye, précisant qu'une "importante opération de police (était) en cours pour trouver le tireur".Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a annulé une réunion de la coalition gouvernementale et s'est retranché dans son bureau pour se tenir informé, selon des responsables. Les Pays-Bas ont été relativement préservés de la vague d'attentats qui a touché ses voisins ces dernières années, malgré plusieurs menaces récentes. En août, un Afghan de 19 ans résidant en Allemagne a poignardé et blessé deux touristes américains dans la gare centrale d'Amsterdam, avant d'être blessé par balle de la police. En septembre, les autorités ont interpellé sept personnes et dit avoir déjoué un "attentat majeur" aux Pays-Bas. Les bretelles d'autoroutes autour d'Utrecht en direction du sud des Pays-Bas font l'objet d'une surveillance accrue de la part de la police. Elle est présente en nombre aux entrées et sorties d'autoroute de l'A2 en direction de Bois-le-Duc et de l'A27 vers Breda. La sécurité a été par ailleurs renforcée dans les bâtiments clés et les aéroports des Pays-Bas, dont celui d'Amsterdam-Schiphol, à la suite de la fusillade qui a fait au moins un mort et blessé plusieurs personnes lundi à Utrecht, ont déclaré les forces de l'ordre. "Nous sommes présents avec de nombreux véhicules à divers endroits le long des autoroutes. C'est une procédure normale dans ce cas de figure", a expliqué un porte-parole de la police de la zone West-Brabant. Toutes les mosquées d'Utrecht ont, par ailleurs, été fermées par mesure de sécurité.