Des centaines de milliers de vacanciers voient leurs projets bousculés par l'annonce du gouvernement britannique, nouvelle illustration d'un monde qui semble se refermer après les déconfinements du début de l'été. L'heure est désormais au masque obligatoire même à l'extérieur dans certaines villes d'Europe, voire dans tout le pays en Espagne.

Le nouveau coronavirus a tué plus de 755.000 personnes dans le monde et en a infecté plus de 21 millions, avec des conséquences économiques dramatiques, comme le montre la récession frappant la Pologne pour la première fois depuis la fin du communisme.

En Europe, le nombre des cas remonte ces dernières semaines mais, pour l'instant, pas le nombre des morts, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s'inquiète d'un relâchement, notamment chez les jeunes.

Déjà très touchée au printemps, l'Espagne connaît à nouveau une contagion galopante : 3.000 nouveaux cas deux jours de suite, des centaines de foyers détectés sur tout son territoire...

"Les sorties nocturnes" sont responsables, juge le gouvernement, qui a donc fermé les discothèques et les bars de nuit, restreint les horaires des restaurants (fermeture à 01H00), mais aussi limité les visites en maison de retraite, interdit de fumer dans la rue et renforcé les contrôles de police.

Face à cette situation, l'Allemagne a classé l'Espagne, à l'exception des Canaries fort prisées des touristes allemands, dans les pays à risque, rendant ainsi obligatoires quarantaine et test de dépistage pour ceux qui en reviennent.

Confronté lui aussi à une recrudescence des cas, le gouvernement britannique réimposera à partir de samedi 14 jours d'isolement aux voyageurs arrivant de France, des Pays-Bas et de Malte, un peu plus d'un mois après les en avoir exemptés.

Quelque 160.000 Britanniques actuellement en France, ainsi qu'une partie des 300.000 Français vivant au Royaume-Uni en vacances dans leur pays, disposent de quelques heures pour rentrer chez eux avant la mise en oeuvre de cette mesure. Sinon, ils devront se confiner.

Le Royaume-Uni, le plus endeuillé en Europe par le virus (plus de 41.000 morts), craint l'importation de cas de l'étranger, au moment où il cherche à rouvrir son économie qui a subi un effondrement sans équivalent sur ce continent.

"Pas de fatalité"

Le secteur du tourisme a vivement réagi, tout comme le gouvernement français qui a promis la réciprocité.

La mesure intervient à un moment où les indicateurs épidémiologiques en France "continuent de se dégrader", selon les autorités sanitaires.

Sur la semaine écoulée, la France est le pays où les contaminations accélèrent le plus (+51%, 1.900 nouveaux cas par jour). "Les signaux sont préoccupants (...) Mais il n'y a pas de fatalité", a estimé sur la radio France Inter le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

La Norvège, un des derniers bastions réfractaires au port du masque, a finalement recommandé vendredi son utilisation dans les transports publics à Oslo et dans ses environs aux heures de pointe.

Les bonnes nouvelles sont également rares hors d'Europe.

Saluée pour sa réponse efficace à la première vague épidémique, la Nouvelle-Zélande a prolongé jusqu'au 26 août le reconfinement de la ville d'Auckland pour contrer un retour du virus. Le directeur général de la santé Ashley Bloomfield a exhorté la population à ne pas exprimer sa frustration envers le personnel de santé.

Espoirs d'un vaccin

Les Etats-Unis demeurent le pays le plus endeuillé (167.253 morts), devant le Brésil (105.463), le Mexique (55.293) et l'Inde (48.040). Inde, Etats-Unis et Brésil sont aussi les trois pays ayant enregistré le plus grand nombre de nouvelles contaminations ces sept derniers jours.

Malgré son mauvais bilan, le président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro, qui qualifie le coronavirus de "petite grippe", est plus populaire que jamais, selon un sondage. D'autres enquêtes récentes montrent qu'il a toutes les chances d'être réélu en 2022.

Aux Etats-Unis, la question controversée du port du masque est revenue jeudi sur le devant de la scène avec l'appel du candidat démocrate à la présidence, Joe Biden, à l'imposer dans tout le pays. Une idée aussitôt balayée par son rival républicain Donald Trump, qui l'a accusé de vouloir "enfermer tous les Américains dans leur sous-sol pendant des mois".

Les frontières des Etats-Unis avec le Mexique et le Canada, leurs deux voisins, resteront fermées aux déplacements non essentiels au moins jusqu'au 21 septembre, a annoncé la Sécurité intérieure américaine.

Face à la résurgence ou la persistance du virus, les espoirs se portent sur le vaccin, objet d'une compétition mondiale.

Le gouvernement britannique a conclu de nouveaux accords avec les laboratoires américains Johnson & Johnson et Novavax, portant sur 90 millions de doses de vaccin. Il a sécurisé au total 340 millions de doses, sans savoir s'ils seront efficaces.

Les Etats-Unis, qui ont investi plus de 10 milliards de dollars dans six projets de vaccins, ont promis jeudi qu'ils seraient distribués gratuitement aux Américains.

Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador a promis la même chose, assurant que "les plus humbles n'ont pas à s'inquiéter".

Selon lui, le vaccin sur lequel travaille le laboratoire anglo-suédois AstraZeneca, qui doit être produit en Argentine et au Mexique à destination des pays d'Amérique latine (hors Brésil), sera disponible "à partir du premier trimestre de l'année prochaine".

Des centaines de milliers de vacanciers voient leurs projets bousculés par l'annonce du gouvernement britannique, nouvelle illustration d'un monde qui semble se refermer après les déconfinements du début de l'été. L'heure est désormais au masque obligatoire même à l'extérieur dans certaines villes d'Europe, voire dans tout le pays en Espagne.Le nouveau coronavirus a tué plus de 755.000 personnes dans le monde et en a infecté plus de 21 millions, avec des conséquences économiques dramatiques, comme le montre la récession frappant la Pologne pour la première fois depuis la fin du communisme.En Europe, le nombre des cas remonte ces dernières semaines mais, pour l'instant, pas le nombre des morts, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s'inquiète d'un relâchement, notamment chez les jeunes.Déjà très touchée au printemps, l'Espagne connaît à nouveau une contagion galopante : 3.000 nouveaux cas deux jours de suite, des centaines de foyers détectés sur tout son territoire..."Les sorties nocturnes" sont responsables, juge le gouvernement, qui a donc fermé les discothèques et les bars de nuit, restreint les horaires des restaurants (fermeture à 01H00), mais aussi limité les visites en maison de retraite, interdit de fumer dans la rue et renforcé les contrôles de police.Face à cette situation, l'Allemagne a classé l'Espagne, à l'exception des Canaries fort prisées des touristes allemands, dans les pays à risque, rendant ainsi obligatoires quarantaine et test de dépistage pour ceux qui en reviennent.Confronté lui aussi à une recrudescence des cas, le gouvernement britannique réimposera à partir de samedi 14 jours d'isolement aux voyageurs arrivant de France, des Pays-Bas et de Malte, un peu plus d'un mois après les en avoir exemptés. Quelque 160.000 Britanniques actuellement en France, ainsi qu'une partie des 300.000 Français vivant au Royaume-Uni en vacances dans leur pays, disposent de quelques heures pour rentrer chez eux avant la mise en oeuvre de cette mesure. Sinon, ils devront se confiner.Le Royaume-Uni, le plus endeuillé en Europe par le virus (plus de 41.000 morts), craint l'importation de cas de l'étranger, au moment où il cherche à rouvrir son économie qui a subi un effondrement sans équivalent sur ce continent."Pas de fatalité"Le secteur du tourisme a vivement réagi, tout comme le gouvernement français qui a promis la réciprocité.La mesure intervient à un moment où les indicateurs épidémiologiques en France "continuent de se dégrader", selon les autorités sanitaires.Sur la semaine écoulée, la France est le pays où les contaminations accélèrent le plus (+51%, 1.900 nouveaux cas par jour). "Les signaux sont préoccupants (...) Mais il n'y a pas de fatalité", a estimé sur la radio France Inter le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.La Norvège, un des derniers bastions réfractaires au port du masque, a finalement recommandé vendredi son utilisation dans les transports publics à Oslo et dans ses environs aux heures de pointe.Les bonnes nouvelles sont également rares hors d'Europe.Saluée pour sa réponse efficace à la première vague épidémique, la Nouvelle-Zélande a prolongé jusqu'au 26 août le reconfinement de la ville d'Auckland pour contrer un retour du virus. Le directeur général de la santé Ashley Bloomfield a exhorté la population à ne pas exprimer sa frustration envers le personnel de santé. Espoirs d'un vaccin Les Etats-Unis demeurent le pays le plus endeuillé (167.253 morts), devant le Brésil (105.463), le Mexique (55.293) et l'Inde (48.040). Inde, Etats-Unis et Brésil sont aussi les trois pays ayant enregistré le plus grand nombre de nouvelles contaminations ces sept derniers jours.Malgré son mauvais bilan, le président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro, qui qualifie le coronavirus de "petite grippe", est plus populaire que jamais, selon un sondage. D'autres enquêtes récentes montrent qu'il a toutes les chances d'être réélu en 2022.Aux Etats-Unis, la question controversée du port du masque est revenue jeudi sur le devant de la scène avec l'appel du candidat démocrate à la présidence, Joe Biden, à l'imposer dans tout le pays. Une idée aussitôt balayée par son rival républicain Donald Trump, qui l'a accusé de vouloir "enfermer tous les Américains dans leur sous-sol pendant des mois".Les frontières des Etats-Unis avec le Mexique et le Canada, leurs deux voisins, resteront fermées aux déplacements non essentiels au moins jusqu'au 21 septembre, a annoncé la Sécurité intérieure américaine.Face à la résurgence ou la persistance du virus, les espoirs se portent sur le vaccin, objet d'une compétition mondiale. Le gouvernement britannique a conclu de nouveaux accords avec les laboratoires américains Johnson & Johnson et Novavax, portant sur 90 millions de doses de vaccin. Il a sécurisé au total 340 millions de doses, sans savoir s'ils seront efficaces.Les Etats-Unis, qui ont investi plus de 10 milliards de dollars dans six projets de vaccins, ont promis jeudi qu'ils seraient distribués gratuitement aux Américains.Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador a promis la même chose, assurant que "les plus humbles n'ont pas à s'inquiéter".Selon lui, le vaccin sur lequel travaille le laboratoire anglo-suédois AstraZeneca, qui doit être produit en Argentine et au Mexique à destination des pays d'Amérique latine (hors Brésil), sera disponible "à partir du premier trimestre de l'année prochaine".