"Je veux très clairement dire qu'il n'est pas question que la France suspende les reconduites dans les pays d'origine, qu'il s'agisse d'ailleurs de Roumains, de Bulgares ou de tout autre ressortissant", a déclaré M. Besson lors d'une visite à Bucarest.

"Le Parlement européen est sorti de ses prérogatives et nous n'avons bien évidemment pas à nous soumettre à un diktat politique", a-t-il ajouté en affirmant que la "France applique scrupuleusement le droit communautaire et elle respecte scrupuleusement la loi républicaine française".

La résolution du Parlement qui demande à Paris et à d'autres Etats européens de suspendre les expulsions de Roms vers leurs pays d'origine n'a pas de caractère obligatoire.

Dans un communiqué, M. Besson soutient par ailleurs que "la France n'a pris aucune mesure spécifique à l'encontre des Roms".
"Les Roms ne sont pas considérés en tant que tels mais comme des ressortissants du pays dont ils ont la nationalité", poursuit-il
regrettant "les caricatures et tentatives d'instrumentalisation" concernant la politique française.

Le ministre de l'Immigration juge également que la France "ne met en oeuvre aucune 'expulsion collective' et privilégie les retours volontaires et aidés".

Des Roms franchissent la frontière belge et font demi-tour

Des Roms roumains frappés par un arrêté de reconduite dans leur pays ont volontairement franchi la frontière franco-belge jeudi avant de la repasser en sens inverse quelques minutes plus tard sous le contrôle d'un huissier.

Cette opération inédite organisée par deux avocats spécialistes du droit des étrangers "vise à démontrer l'absurdité de la politique du gouvernement français à l'égard des Roms", ont expliqué les avocats Clément Norbert et Antoine Berthe.

Leurs clients, trois Roms roumains visés par un arrêté de reconduite à la frontière pris par le préfet du Nord, ont brièvement quitté le territoire français en franchissant la frontière matérialisée à Armentières par un panneau "Belgique". Ils ont pénétré une centaine de mètres à l'intérieur du territoire belge, avant de faire demi-tour.

Selon Me Berthe, "les Roms ont exécuté l'arrêté de reconduite, qui devient nul, et peuvent donc revenir en toute légalité, en tant que ressortissants européens, sur le sol français".

La promenade en Belgique constatée par huissier "prouve qu'il y a des parades à la politique d'immigration actuelle (...). Arrêtons de faire de la communication et occupons-nous des gens", a plaidé Me Berthe.

Le Vif.be, avec Belga

"Je veux très clairement dire qu'il n'est pas question que la France suspende les reconduites dans les pays d'origine, qu'il s'agisse d'ailleurs de Roumains, de Bulgares ou de tout autre ressortissant", a déclaré M. Besson lors d'une visite à Bucarest. "Le Parlement européen est sorti de ses prérogatives et nous n'avons bien évidemment pas à nous soumettre à un diktat politique", a-t-il ajouté en affirmant que la "France applique scrupuleusement le droit communautaire et elle respecte scrupuleusement la loi républicaine française". La résolution du Parlement qui demande à Paris et à d'autres Etats européens de suspendre les expulsions de Roms vers leurs pays d'origine n'a pas de caractère obligatoire. Dans un communiqué, M. Besson soutient par ailleurs que "la France n'a pris aucune mesure spécifique à l'encontre des Roms". "Les Roms ne sont pas considérés en tant que tels mais comme des ressortissants du pays dont ils ont la nationalité", poursuit-il regrettant "les caricatures et tentatives d'instrumentalisation" concernant la politique française. Le ministre de l'Immigration juge également que la France "ne met en oeuvre aucune 'expulsion collective' et privilégie les retours volontaires et aidés". Des Roms franchissent la frontière belge et font demi-tour Des Roms roumains frappés par un arrêté de reconduite dans leur pays ont volontairement franchi la frontière franco-belge jeudi avant de la repasser en sens inverse quelques minutes plus tard sous le contrôle d'un huissier. Cette opération inédite organisée par deux avocats spécialistes du droit des étrangers "vise à démontrer l'absurdité de la politique du gouvernement français à l'égard des Roms", ont expliqué les avocats Clément Norbert et Antoine Berthe. Leurs clients, trois Roms roumains visés par un arrêté de reconduite à la frontière pris par le préfet du Nord, ont brièvement quitté le territoire français en franchissant la frontière matérialisée à Armentières par un panneau "Belgique". Ils ont pénétré une centaine de mètres à l'intérieur du territoire belge, avant de faire demi-tour. Selon Me Berthe, "les Roms ont exécuté l'arrêté de reconduite, qui devient nul, et peuvent donc revenir en toute légalité, en tant que ressortissants européens, sur le sol français". La promenade en Belgique constatée par huissier "prouve qu'il y a des parades à la politique d'immigration actuelle (...). Arrêtons de faire de la communication et occupons-nous des gens", a plaidé Me Berthe. Le Vif.be, avec Belga