L'annonce de l'introduction du pass sanitaire d'Emmanuel Macron, le 12 juillet, a eu un effet fulgurant sur la campagne de vaccination. Les inscriptions sur le site de réservation ont immédiatement décollé. Il est vrai qu'avant l'annonce, la campagne de vaccination avait un sérieux plomb dans l'aile. Après un pic de doses journalières le 21 mai (quasi 408.000), le nombre d'injections a drastiquement chuté, pour s'arrêter à 163.000 le 3 juillet. Ce plateau s'est maintenu jusqu'au 13 juillet, lendemain de l'annonce, et depuis les doses quotidiennes sont remontées à plus de 360.000 (chiffre du 29 juillet).
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L'annonce de l'introduction du pass sanitaire d'Emmanuel Macron, le 12 juillet, a eu un effet fulgurant sur la campagne de vaccination. Les inscriptions sur le site de réservation ont immédiatement décollé. Il est vrai qu'avant l'annonce, la campagne de vaccination avait un sérieux plomb dans l'aile. Après un pic de doses journalières le 21 mai (quasi 408.000), le nombre d'injections a drastiquement chuté, pour s'arrêter à 163.000 le 3 juillet. Ce plateau s'est maintenu jusqu'au 13 juillet, lendemain de l'annonce, et depuis les doses quotidiennes sont remontées à plus de 360.000 (chiffre du 29 juillet).L'effet voulu par le gouvernement était de "contraindre" la population à se faire vacciner, en instaurant le pass sanitaire. Ce passeport pour de nombreuses activités est bien plus aisé à utilisé en étant complètement vacciné: faute de quoi, il faut un test négatif de moins de 48 heures pour aller au cinéma, au musée, ou au café. Le gouvernement a pensé cette mesure nécessaire car, depuis le début du mois de juillet, la France fait face à une quatrième vague: entre le premier et le 31 juillet, les contaminations quotidiennes sont passées de 2.000 à plus de 21.000, les hospitalisations quotidiennes de 110 à 500 et les admissions aux soins intensifs de 23 à 110. En France, à ce jour, 62,20% de la population est partiellement vaccinée, et 51,49% entièrement (en date du 29 juillet). Selon de nombreuses voix, l'avancement de la campagne est trop lent. Le président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, Alain Fischer, estime par exemple que pour arriver à l'immunité collective, l'obligation de se faire vacciner ne serait pas à exclure, même si pour l'heure elle ne serait pas nécessaire. Le président de la République, Emmanuel Macron, s'est affiché dans une vidéo sur Instagram, de manière décontractée, en t-shirt, pour proposer aux internautes de lui poser des questions sur les divers doutes qu'ils avaient: "Certains d'entre vous entendent de fausses rumeurs, parfois n'importe quoi, il faut bien le dire... Alors j'ai décidé de répondre directement à vos questions." Il n'a toutefois pas précisé comment et quand il allait répondre, ni comment les questions allaient être choisies.Une vague de contestationUn des facteurs ralentissant la campagne de vaccination en France n'est autre qu'un mouvement contestaire mené par les antivaccins. De nombreuses personnes sont opposées au pass sanitaire. Samedi, 15.000 personnes se sont réunies à Paris, et plus de 200.000 sur tout le territoire, à travers 180 événements. Ces manifestations ont lieu pour un troisième samedi de suite. La contestation semble minoritaire, et loin d'être un mouvement organisé. Les manifestants sont parfois des radicaux, mais regroupent en somme un ensemble de personnes très diverses, analyse Le Monde.La situation dans les territoires d'outre-mer inquièteA Mayotte, en Martinique, en Guyane et en Guadeloupe, la couverture vaccinale est, par ailleurs, nettement plus basse: environ 20% (et plus de 40% pour La Réunion). La Martinique est d'ailleurs placée en confinement et les hôpitaux sont débordés. L'acheminement des vaccins n'est pas beaucoup plus lent que pour le reste de la France, mais la vaccination rencontre également une large opposition, notamment par le personnel hospitalier, rapporte Radio France. Un récent scandale sanitaire, suite à l'empoisonnement des sols dû à un pesticide, laisse les personnes méfiantes.Là aussi: le plaidoyer du président de la République pour démonter les fausses informations s'avère bien nécessaire, pour autant qu'il porte ses fruits