Le #BoycottEquipeDeFrance ou encore BoycottLesBleus a été lancé à la suite de l'annonce de l'équipe française de poser un genou à terre en geste protestataire contre le racisme mardi avant leur match contre l'Allemagne.

Cette décision est loin de faire l'unanimité, particulièrement chez certains politiques. Florian Philippot, ancien bras droit de Marine Le Pen, assène aux Bleus sur Twitter : "Quelle honte ! Black Lives Matter est un machin sponsorisé pour faire monter les tensions, casser les peuples, les diviser, les entretenir dans le ressentiment, les affaiblir !". Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy a lui aussi fortement critiqué ce geste sur Europe 1 :"C'est encore une opération importée d'un pays étranger qui n'a aucun rapport avec la France et moi je suis attaché à la neutralité du sport".

Finalement, face à la pression des opposants à ce geste, les joueurrs ont renoncé à poser leur genou à terre. Le match France-Allemagne a commencé sans polémique.

Cependant les Bleus ne sont pas les seuls à avoir voulu poser leur genou à terre, d'autres l'ont fait. Le samedi 12 juin, les Diables Rouges ont mis un genou au sol juste avant le début du match contre l'équipe russe à Saint-Pétersbourg. Cela a été mal accueilli par les supporters russes dans l'arène, le public a sifflé. Le lendemain, l'équipe anglaise a effectué ce geste antiraciste lors d'un match à Wembley contre la Roumanie. C'est finalement mal passé, une partie de leurs supporters a hué les joueurs anglais. Cependant ils ont tout de même décidé qu'ils allaient continuer à le faire comme l'a annoncé le défenseur de l'équipe Luc Shaw dans une conférence de presse. Ses propos ont été appuyés par Gareth Southgate, le sélectionneur de l'équipe anglaise : "Nous acceptons qu'il puisse y avoir une réaction négative, nous allons simplement l'ignorer et aller de l'avant" . La même chose s'est passée lors du match de préparation Hongrie-Irlande, les Irlandais ont posé le genou à terre et se sont fait huer par le public hongrois.

D'autres équipes ont décidé, de ne pas suivre ce mouvement. C'est le cas de l'équipe hongroise qui ne s'est pour le moment pas agenouillée. Viktor Orban, Premier ministre hongrois, avait déjà annoncé qu'il était contre ce geste car selon lui il s'agit d'une "provocation", et les Hongrois "s'agenouillent uniquement devant Dieu, la mère Patrie et lorsqu'ils demandent en mariage leur dulcinée". L'équipe écossaise, elle a aussi décidé de rester debout, mais pour des raisons bien différentes. Andy Robertson, capitaine, a expliqué dans le Daily Mail les motivations de son équipe : "nous avons décidé que rester debout était le meilleur moyen pour nous de montrer notre solidarité et de renforcer l'idée qu'un changement radical est nécessaire dans notre société".

Un geste qui vient des Etats-Unis

Ce geste critiqué entre autres parce qu'il ne s'insère pas dans un contexte européen vient en effet des États-Unis. C'est d'abord l'ancien quaterback des San Francisco 49ers Colin Kaepernick qui avait posé un genou à terre en 2016 avant un match lors de l'hymne national pour protester contre les meurtres de jeunes hommes noirs par la police américaine. Il avait été fortement critiqué, notamment par les républicains pour non-respect de son pays. Ce geste anti-raciste avait d'ailleurs pour habitude de mettre l'ancien président Donald Trump hors de lui. Il avait notamment appelé à virer les sportifs qui s'agenouillent lors de l'hymne national. Cette pratique est ensuite devenue une sorte de tradition anti-raciste d'abord aux Etats Unis puis est venue du côté de l'Europe suite au meurtre de George Floyd en 2020. C'est dans le sport qu'elle a été reprise, plus largement dans le football, sport très décrié pour son racisme.

Mais ce geste qui suscite aujourd'hui des réactions très contrastées en Europe n'est pourtant pas le premier geste antiraciste dans le football.

La banane de Daniel Alves

Ce n'est pas la première fois que les joueurs de football européens s'agenouillent, ou se lèvent contre le racisme. Déjà en 2014, le symbole de la banane avait été érigé en symbole anti-raciste après qu'un supporter ait lancé une banane sur le joueur afrobrésilien du FC Barcelone Daniel Alves. Le joueur a finalement mangé la banane et le fruit est devenu par la suite un symbole d'anti-racisme. Lors de l'évènement, la présidente du Brésil Dilma Roussef avait même salué son geste qu'elle a qualifié d' "audacieux". Manger une banane était devenu un geste anti-raciste populaire que cela soit dans le foot ou hors des stades.

Angèle Bilégué.

Le #BoycottEquipeDeFrance ou encore BoycottLesBleus a été lancé à la suite de l'annonce de l'équipe française de poser un genou à terre en geste protestataire contre le racisme mardi avant leur match contre l'Allemagne. Cette décision est loin de faire l'unanimité, particulièrement chez certains politiques. Florian Philippot, ancien bras droit de Marine Le Pen, assène aux Bleus sur Twitter : "Quelle honte ! Black Lives Matter est un machin sponsorisé pour faire monter les tensions, casser les peuples, les diviser, les entretenir dans le ressentiment, les affaiblir !". Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy a lui aussi fortement critiqué ce geste sur Europe 1 :"C'est encore une opération importée d'un pays étranger qui n'a aucun rapport avec la France et moi je suis attaché à la neutralité du sport".Finalement, face à la pression des opposants à ce geste, les joueurrs ont renoncé à poser leur genou à terre. Le match France-Allemagne a commencé sans polémique. Cependant les Bleus ne sont pas les seuls à avoir voulu poser leur genou à terre, d'autres l'ont fait. Le samedi 12 juin, les Diables Rouges ont mis un genou au sol juste avant le début du match contre l'équipe russe à Saint-Pétersbourg. Cela a été mal accueilli par les supporters russes dans l'arène, le public a sifflé. Le lendemain, l'équipe anglaise a effectué ce geste antiraciste lors d'un match à Wembley contre la Roumanie. C'est finalement mal passé, une partie de leurs supporters a hué les joueurs anglais. Cependant ils ont tout de même décidé qu'ils allaient continuer à le faire comme l'a annoncé le défenseur de l'équipe Luc Shaw dans une conférence de presse. Ses propos ont été appuyés par Gareth Southgate, le sélectionneur de l'équipe anglaise : "Nous acceptons qu'il puisse y avoir une réaction négative, nous allons simplement l'ignorer et aller de l'avant" . La même chose s'est passée lors du match de préparation Hongrie-Irlande, les Irlandais ont posé le genou à terre et se sont fait huer par le public hongrois. D'autres équipes ont décidé, de ne pas suivre ce mouvement. C'est le cas de l'équipe hongroise qui ne s'est pour le moment pas agenouillée. Viktor Orban, Premier ministre hongrois, avait déjà annoncé qu'il était contre ce geste car selon lui il s'agit d'une "provocation", et les Hongrois "s'agenouillent uniquement devant Dieu, la mère Patrie et lorsqu'ils demandent en mariage leur dulcinée". L'équipe écossaise, elle a aussi décidé de rester debout, mais pour des raisons bien différentes. Andy Robertson, capitaine, a expliqué dans le Daily Mail les motivations de son équipe : "nous avons décidé que rester debout était le meilleur moyen pour nous de montrer notre solidarité et de renforcer l'idée qu'un changement radical est nécessaire dans notre société".Un geste qui vient des Etats-UnisCe geste critiqué entre autres parce qu'il ne s'insère pas dans un contexte européen vient en effet des États-Unis. C'est d'abord l'ancien quaterback des San Francisco 49ers Colin Kaepernick qui avait posé un genou à terre en 2016 avant un match lors de l'hymne national pour protester contre les meurtres de jeunes hommes noirs par la police américaine. Il avait été fortement critiqué, notamment par les républicains pour non-respect de son pays. Ce geste anti-raciste avait d'ailleurs pour habitude de mettre l'ancien président Donald Trump hors de lui. Il avait notamment appelé à virer les sportifs qui s'agenouillent lors de l'hymne national. Cette pratique est ensuite devenue une sorte de tradition anti-raciste d'abord aux Etats Unis puis est venue du côté de l'Europe suite au meurtre de George Floyd en 2020. C'est dans le sport qu'elle a été reprise, plus largement dans le football, sport très décrié pour son racisme. Mais ce geste qui suscite aujourd'hui des réactions très contrastées en Europe n'est pourtant pas le premier geste antiraciste dans le football. La banane de Daniel AlvesCe n'est pas la première fois que les joueurs de football européens s'agenouillent, ou se lèvent contre le racisme. Déjà en 2014, le symbole de la banane avait été érigé en symbole anti-raciste après qu'un supporter ait lancé une banane sur le joueur afrobrésilien du FC Barcelone Daniel Alves. Le joueur a finalement mangé la banane et le fruit est devenu par la suite un symbole d'anti-racisme. Lors de l'évènement, la présidente du Brésil Dilma Roussef avait même salué son geste qu'elle a qualifié d' "audacieux". Manger une banane était devenu un geste anti-raciste populaire que cela soit dans le foot ou hors des stades.Angèle Bilégué.