Alors que des milliers d'entreprises à travers le monde tentent de construire des plans de réouverture de leurs bureaux, Facebook a annoncé un changement radical : une grande partie de sa main-d'oeuvre pourra travailler à domicile en permanence.

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a déclaré hier sur sa page personnelle qu'il pense que 50 % des 45 000 employés de l'entreprise pourraient travailler à distance dans les cinq à dix prochaines années. Il a tout de même averti que ce chiffre n'est pas nécessairement un objectif.

I just spoke with our employees about what we've learned about remote working and how we're planning to support it...

Geplaatst door Mark Zuckerberg op Donderdag 21 mei 2020

Cette décision intervient peu après que son concurrent, Twitter, ait annoncé qu'il permettrait à l'ensemble de ses employés de travailler à distance en permanence.

À court terme, alors que Facebook commence à rouvrir ses bureaux (en ce moment, il a déclaré que 95 % des employés travaillent à domicile et le feront au moins jusqu'au 1er janvier 2021), l'entreprise fonctionnera à 25 % de sa capacité dans ses bâtiments. Mais à partir de maintenant, certains employés peuvent commencer à demander de travailler de façon permanente à partir de leur domicile. Les premiers employés autorisés à travailler de chez eux seront les cadres supérieurs ayant un historique d'évaluations de performances solides.

L'entreprise va également commencer à embaucher des employés à distance, en particulier pour le personnel de haut niveau qui n'a pas besoin de formation en personne ou de développement de carrière. Au lieu de se concentrer sur l'embauche uniquement dans la capitale technologique (la Silicon Valley), Facebook déploiera davantage d'efforts dans d'autres régions comme Atlanta, Dallas et Denver. L'entreprise compte aussi repenser la manière d'offrir de nouveaux avantages à ses employés qui travaillent de chez eux. En effet, certains des anciens avantages, comme la gratuité des repas à la cafétéria, n'ont plus de sens. Les employés à distance peuvent avoir besoin de meilleurs ordinateurs portables, d'écrans, de connexions Internet plus solides et d'équipements pour les discussions en ligne.

Par ailleurs, Mark Zuckerberg a déclaré que beaucoup de ses employés suivront un modèle hybride de travail de bureau à distance et en personne en venant sur place pour des formations, des réunions critiques et des événements de team-building.

Selon le PDG de Facebook, ce ne sont toutefois pas les économies de coûts qui motivent ces changements. L'entreprise pourrait finir par embaucher plus de personnes qu'actuellement pour gérer le travail à distance. Une mesure qui pourrait compenser les économies réalisées grâce à la diminution du nombre de personnes travaillant dans des bâtiments de luxe.

"On ne sait pas vraiment à quoi vont ressembler les aspects économiques de ce projet ni combien cela va coûter. Il est possible que cela permette d'économiser un peu de capital, mais je ne pense pas que ce soit la raison principale pour laquelle cela devrait être fait", a déclaré Mark Zuckerberg.

En fin de compte, personne, y compris Mark Zuckerberg, ne sait exactement à quoi ressemblera l'avenir du bureau après la pandémie. Cependant, cette annonce est un autre signe que le passage au télétravail ne sera pas que temporaire pour un grand nombre de personnes. Le secteur de la technologie prend la tête de ces changements et il sera intéressant de voir comment la Silicon Valley, déjà très influente, contribue à façonner la norme pour l'avenir du bureau après une pandémie.

Alors que des milliers d'entreprises à travers le monde tentent de construire des plans de réouverture de leurs bureaux, Facebook a annoncé un changement radical : une grande partie de sa main-d'oeuvre pourra travailler à domicile en permanence.Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a déclaré hier sur sa page personnelle qu'il pense que 50 % des 45 000 employés de l'entreprise pourraient travailler à distance dans les cinq à dix prochaines années. Il a tout de même averti que ce chiffre n'est pas nécessairement un objectif.Cette décision intervient peu après que son concurrent, Twitter, ait annoncé qu'il permettrait à l'ensemble de ses employés de travailler à distance en permanence.À court terme, alors que Facebook commence à rouvrir ses bureaux (en ce moment, il a déclaré que 95 % des employés travaillent à domicile et le feront au moins jusqu'au 1er janvier 2021), l'entreprise fonctionnera à 25 % de sa capacité dans ses bâtiments. Mais à partir de maintenant, certains employés peuvent commencer à demander de travailler de façon permanente à partir de leur domicile. Les premiers employés autorisés à travailler de chez eux seront les cadres supérieurs ayant un historique d'évaluations de performances solides. L'entreprise va également commencer à embaucher des employés à distance, en particulier pour le personnel de haut niveau qui n'a pas besoin de formation en personne ou de développement de carrière. Au lieu de se concentrer sur l'embauche uniquement dans la capitale technologique (la Silicon Valley), Facebook déploiera davantage d'efforts dans d'autres régions comme Atlanta, Dallas et Denver. L'entreprise compte aussi repenser la manière d'offrir de nouveaux avantages à ses employés qui travaillent de chez eux. En effet, certains des anciens avantages, comme la gratuité des repas à la cafétéria, n'ont plus de sens. Les employés à distance peuvent avoir besoin de meilleurs ordinateurs portables, d'écrans, de connexions Internet plus solides et d'équipements pour les discussions en ligne.Par ailleurs, Mark Zuckerberg a déclaré que beaucoup de ses employés suivront un modèle hybride de travail de bureau à distance et en personne en venant sur place pour des formations, des réunions critiques et des événements de team-building.Selon le PDG de Facebook, ce ne sont toutefois pas les économies de coûts qui motivent ces changements. L'entreprise pourrait finir par embaucher plus de personnes qu'actuellement pour gérer le travail à distance. Une mesure qui pourrait compenser les économies réalisées grâce à la diminution du nombre de personnes travaillant dans des bâtiments de luxe."On ne sait pas vraiment à quoi vont ressembler les aspects économiques de ce projet ni combien cela va coûter. Il est possible que cela permette d'économiser un peu de capital, mais je ne pense pas que ce soit la raison principale pour laquelle cela devrait être fait", a déclaré Mark Zuckerberg.En fin de compte, personne, y compris Mark Zuckerberg, ne sait exactement à quoi ressemblera l'avenir du bureau après la pandémie. Cependant, cette annonce est un autre signe que le passage au télétravail ne sera pas que temporaire pour un grand nombre de personnes. Le secteur de la technologie prend la tête de ces changements et il sera intéressant de voir comment la Silicon Valley, déjà très influente, contribue à façonner la norme pour l'avenir du bureau après une pandémie.