Chargé de représenter l'unité nationale, le président allemand Frank-Walter Steinmeier a pris la parole pour appeler les partis engagés dans les tractations - conservateurs d'Angela Merkel, Libéraux et écologistes - à prendre en compte l'intérêt supérieur du pays pour surmonter leurs divergences.

A la veille de la date-butoir que se sont fixés les partis pour tenter de trouver un compromis, il les a exhortés "à prendre conscience de leur responsabilité", ce qui signifie "ne pas rendre aux électeurs la mission qui est la leur".

Car en cas d'échec dimanche soir, l'Allemagne devra probablement convoquer de nouvelles élections législatives après celles de fin septembre, qui plongerait le pays dans l'incertitude et pourrait être synonyme de fin de carrière politique pour Angela Merkel.

"Je ne peux imaginer (qu'ils) puissent sérieusement attiser le risque de provoquer de nouvelles élections", a déclaré M. Steinmeier dans un entretien à paraître dans l'édition dominicale du journal Die Welt.

La chancelière, au pouvoir depuis 2005, a remporté fin septembre les législatives dans la première économie européenne mais avec un score historiquement bas, du fait notamment de la percée de l'extrême droite, qui la prive de majorité évidente.

Depuis plus d'un mois, elle négocie une coalition inédite et a priori contre nature entre son parti, lui-même écartelé entre ailes modérée et très conservatrice, les Libéraux pro-business et aux tendances eurosceptiques, et les écologistes europhiles.

Les tractations se sont achevées samedi soir à nouveau sans progrès apparent. Les Verts ont même fait état d'un recul sur les questions d'environnement.

Les présidents de trois organisations majeures du patronat allemand (BDI, DIHK et BDEW) se sont aussi dits "très inquiets" dans un communiqué. Ils ont dit redouter que les tractations ne débouchent sur "des accords qui auront un impact négatif sur la croissance et l'emploi".

Angela Merkel, qui a déjà vu passer quatre présidents français, joue gros ce week-end.

Si elle échoue à former une coalition, les "turbulences pourraient très vite l'atteindre personnellement. Ce week-end, il en va de la coalition ET de la chancelière", résume le quotidien Bild, le plus lu du pays.

Angela Merkel n'a pas d'autres partenaires possibles à la chambre des députés pour former une coalition majoritaire et elle a exclu l'hypothèse d'un gouvernement minoritaire.

En cas de nouvelles élections, elle n'aurait aucune garantie de pouvoir se maintenir à la tête de la CDU, tant la contestation contre son cap centriste est importante à la suite de l'arrivée de plus d'un million de migrants depuis 2015 et de la poussée de l'extrême droite.

Samedi, la plupart des responsables de partis semblaient plutôt pessimistes. "Dimanche à 18H00, c'est fini. Ce week-end, il faut décider", a prévenu Christian Lindner, chef de file du FDP.

Chargé de représenter l'unité nationale, le président allemand Frank-Walter Steinmeier a pris la parole pour appeler les partis engagés dans les tractations - conservateurs d'Angela Merkel, Libéraux et écologistes - à prendre en compte l'intérêt supérieur du pays pour surmonter leurs divergences. A la veille de la date-butoir que se sont fixés les partis pour tenter de trouver un compromis, il les a exhortés "à prendre conscience de leur responsabilité", ce qui signifie "ne pas rendre aux électeurs la mission qui est la leur". Car en cas d'échec dimanche soir, l'Allemagne devra probablement convoquer de nouvelles élections législatives après celles de fin septembre, qui plongerait le pays dans l'incertitude et pourrait être synonyme de fin de carrière politique pour Angela Merkel. "Je ne peux imaginer (qu'ils) puissent sérieusement attiser le risque de provoquer de nouvelles élections", a déclaré M. Steinmeier dans un entretien à paraître dans l'édition dominicale du journal Die Welt. La chancelière, au pouvoir depuis 2005, a remporté fin septembre les législatives dans la première économie européenne mais avec un score historiquement bas, du fait notamment de la percée de l'extrême droite, qui la prive de majorité évidente. Depuis plus d'un mois, elle négocie une coalition inédite et a priori contre nature entre son parti, lui-même écartelé entre ailes modérée et très conservatrice, les Libéraux pro-business et aux tendances eurosceptiques, et les écologistes europhiles. Les tractations se sont achevées samedi soir à nouveau sans progrès apparent. Les Verts ont même fait état d'un recul sur les questions d'environnement. Les présidents de trois organisations majeures du patronat allemand (BDI, DIHK et BDEW) se sont aussi dits "très inquiets" dans un communiqué. Ils ont dit redouter que les tractations ne débouchent sur "des accords qui auront un impact négatif sur la croissance et l'emploi". Angela Merkel, qui a déjà vu passer quatre présidents français, joue gros ce week-end. Si elle échoue à former une coalition, les "turbulences pourraient très vite l'atteindre personnellement. Ce week-end, il en va de la coalition ET de la chancelière", résume le quotidien Bild, le plus lu du pays. Angela Merkel n'a pas d'autres partenaires possibles à la chambre des députés pour former une coalition majoritaire et elle a exclu l'hypothèse d'un gouvernement minoritaire. En cas de nouvelles élections, elle n'aurait aucune garantie de pouvoir se maintenir à la tête de la CDU, tant la contestation contre son cap centriste est importante à la suite de l'arrivée de plus d'un million de migrants depuis 2015 et de la poussée de l'extrême droite. Samedi, la plupart des responsables de partis semblaient plutôt pessimistes. "Dimanche à 18H00, c'est fini. Ce week-end, il faut décider", a prévenu Christian Lindner, chef de file du FDP.