"Si nous n'obtenons pas ce que nous voulons sur la question des visas (...), si les promesses ne sont pas tenues, la Turquie aura sans aucun doute un plan B, et elle aura un plan C", a déclaré M. Erdogan au cours d'une conférence de presse avec son homologue slovène à Ankara.

"Nous n'avons pas à dire +oui+ à chaque décision prise à notre sujet. L'Union européenne ne nous a rien donné jusqu'à présent", a-t-il poursuivi, sans plus de détails sur ce à quoi il faisait allusion.

En contrepartie de l'accord controversé sur les migrants conclu avec l'Union européenne en mars, la Turquie a notamment demandé une exemption des visas Schengen pour ses ressortissants, l'ouverture de nouveaux chapitres dans le processus d'adhésion et une aide financière pour l'accueil des réfugiés sur son sol.

Mais l'accord sur les visas, qui aurait du être mis en place en octobre, est embourbé, l'UE reprochant à Ankara de n'avoir pas rempli tous les critères. La Turquie, qui abrite quelque trois millions de réfugiés, essentiellement syriens, accuse par ailleurs les pays européens de ne pas envoyer l'aide financière promise pour leur accueil, ce que la Commission européenne dément.

"Si nous n'obtenons pas ce que nous voulons sur la question des visas (...), si les promesses ne sont pas tenues, la Turquie aura sans aucun doute un plan B, et elle aura un plan C", a déclaré M. Erdogan au cours d'une conférence de presse avec son homologue slovène à Ankara. "Nous n'avons pas à dire +oui+ à chaque décision prise à notre sujet. L'Union européenne ne nous a rien donné jusqu'à présent", a-t-il poursuivi, sans plus de détails sur ce à quoi il faisait allusion. En contrepartie de l'accord controversé sur les migrants conclu avec l'Union européenne en mars, la Turquie a notamment demandé une exemption des visas Schengen pour ses ressortissants, l'ouverture de nouveaux chapitres dans le processus d'adhésion et une aide financière pour l'accueil des réfugiés sur son sol. Mais l'accord sur les visas, qui aurait du être mis en place en octobre, est embourbé, l'UE reprochant à Ankara de n'avoir pas rempli tous les critères. La Turquie, qui abrite quelque trois millions de réfugiés, essentiellement syriens, accuse par ailleurs les pays européens de ne pas envoyer l'aide financière promise pour leur accueil, ce que la Commission européenne dément.