Une nuit d'angoisse pour les partisans de l'ex-chef de l'armée Benny Gantz, à la tête du parti Kahol Lavan (Bleu-blanc, les couleurs du drapeau israélien) et du Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, au coude-à-coude selon les sondages à la sortie des urnes réalisés par les chaînes israéliennes.

"Un monde bleu-blanc car le temps est venu, un monde bleu-blanc, Israël avant tout": le slogan tourne en boucle dans la nuit au QG électoral de Gantz, situé dans une salle proche du port de Tel-Aviv, métropole économique et culturelle du pays.

La centaine de jeunes militants, certains portant des t-shirts aux couleurs du parti Bleu-blanc, ont attendu impatiemment l'arrivée des dirigeants du parti centriste.

L'ambiance est joyeuse. A la vue des projections des chaînes, la foule s'anime et espère voir leur favori ravir le pouvoir à Benjamin Netanyahu, qui dirige le gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël.

Les sondages créditent le parti de M. Gantz de 32 sièges et plus de 50 avec ses alliés, un pronostic un chouia plus favorable que celui de M. Netanyahu alors que tout le pays attend des résultats officiels mercredi.

"On ne veut pas dire que c'est gagné, mais on l'espère très fort" confie à l'AFP Rotem Mizrahi, une jeune militante de 22 ans, visiblement émue mais aussi fatiguée. La prudence reste de mise pour les jeunes supporters comme pour les plus aguerris. Pas question d'une nouvelle déconvenue.

Lors de la soirée électorale du premier scrutin le 9 avril, les chefs de Bleu-blanc avaient déclaré victoire trop tôt. Les quatre ténors du parti enchaînent les discours avec Benny Gantz qui lance: "Ce soir commence l'entreprise de réparation de la société israélienne (...) L'unité et la réconciliation sont devant nous".

"Israël a retrouvé un peu de bon sens et reprend la direction d'une coopération entre juifs et arabes", lance Milhim, 42 ans, un arabe israélien qui a fait la route depuis son village d'Arara (nord), pour cette soirée électorale.

La salle entonne l'hymne national israélien, la Hatikva, "l'espoir" en français.

- "Bibi, roi d'Israël" -

Un peu plus loin à Tel-Aviv aussi, environ deux cents militants du Likoud accueillent Benjamin Netanyahu aux cris de "Bibi, roi d'Israël". Il est passé 3H00 du matin. Cela fait déjà cinq heures que les premiers sondages circulent.

Le Premier ministre a la voix enrouée, semble fatigué, mais blague avec ses supporters. Un écran géant diffuse des vidéos festives. De la musique orientale retentit des haut-parleurs.

"Il est préférable de perdre la voix que de perdre l'Etat", lance Benjamin Netanyahu, avant d'entamer un discours musclé, sur la nécessité de maintenir "un gouvernement sioniste fort".

La foule reste clairsemée. Des piles de pancartes taguées du slogan "Netanyahu, une droite forte" restent inutilisées. Askes, un jeune homme portant un t-shirt du Likoud distribué à l'entrée, affirme être sur place pour le repas gratuit.

"Israël vit un moment historique. Nous sommes face à des défis politiques et sécuritaires notamment la menace existentielle de l'Iran que nous combattons sans relâche et sans crainte", lance le candidat Netanyahu. "Nous devons veiller à ce que ces réalisations (...) se poursuivent dans les années à venir".

Le Premier ministre est acclamé par ses partisans mais les applaudissements semblent se perdre dans le vaste hangar.

"Nous essayons de garder une approche optimiste", confie sur place à l'AFP Sharren Haskell, une députée du Likoud. "Nous espérons que lorsque les résultats officiels seront annoncés, nous verrons des changements et nous pourrons former une coalition comme auparavant", avec des partis de droite et religieux.

A 4H10 du matin les portes du hangar se referment. Le brouillard de la nuit s'évanouit pour faire place progressivement à la clarté des résultats officiels.

Une nuit d'angoisse pour les partisans de l'ex-chef de l'armée Benny Gantz, à la tête du parti Kahol Lavan (Bleu-blanc, les couleurs du drapeau israélien) et du Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, au coude-à-coude selon les sondages à la sortie des urnes réalisés par les chaînes israéliennes. "Un monde bleu-blanc car le temps est venu, un monde bleu-blanc, Israël avant tout": le slogan tourne en boucle dans la nuit au QG électoral de Gantz, situé dans une salle proche du port de Tel-Aviv, métropole économique et culturelle du pays.La centaine de jeunes militants, certains portant des t-shirts aux couleurs du parti Bleu-blanc, ont attendu impatiemment l'arrivée des dirigeants du parti centriste.L'ambiance est joyeuse. A la vue des projections des chaînes, la foule s'anime et espère voir leur favori ravir le pouvoir à Benjamin Netanyahu, qui dirige le gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël. Les sondages créditent le parti de M. Gantz de 32 sièges et plus de 50 avec ses alliés, un pronostic un chouia plus favorable que celui de M. Netanyahu alors que tout le pays attend des résultats officiels mercredi."On ne veut pas dire que c'est gagné, mais on l'espère très fort" confie à l'AFP Rotem Mizrahi, une jeune militante de 22 ans, visiblement émue mais aussi fatiguée. La prudence reste de mise pour les jeunes supporters comme pour les plus aguerris. Pas question d'une nouvelle déconvenue. Lors de la soirée électorale du premier scrutin le 9 avril, les chefs de Bleu-blanc avaient déclaré victoire trop tôt. Les quatre ténors du parti enchaînent les discours avec Benny Gantz qui lance: "Ce soir commence l'entreprise de réparation de la société israélienne (...) L'unité et la réconciliation sont devant nous"."Israël a retrouvé un peu de bon sens et reprend la direction d'une coopération entre juifs et arabes", lance Milhim, 42 ans, un arabe israélien qui a fait la route depuis son village d'Arara (nord), pour cette soirée électorale.La salle entonne l'hymne national israélien, la Hatikva, "l'espoir" en français. - "Bibi, roi d'Israël" -Un peu plus loin à Tel-Aviv aussi, environ deux cents militants du Likoud accueillent Benjamin Netanyahu aux cris de "Bibi, roi d'Israël". Il est passé 3H00 du matin. Cela fait déjà cinq heures que les premiers sondages circulent. Le Premier ministre a la voix enrouée, semble fatigué, mais blague avec ses supporters. Un écran géant diffuse des vidéos festives. De la musique orientale retentit des haut-parleurs. "Il est préférable de perdre la voix que de perdre l'Etat", lance Benjamin Netanyahu, avant d'entamer un discours musclé, sur la nécessité de maintenir "un gouvernement sioniste fort".La foule reste clairsemée. Des piles de pancartes taguées du slogan "Netanyahu, une droite forte" restent inutilisées. Askes, un jeune homme portant un t-shirt du Likoud distribué à l'entrée, affirme être sur place pour le repas gratuit."Israël vit un moment historique. Nous sommes face à des défis politiques et sécuritaires notamment la menace existentielle de l'Iran que nous combattons sans relâche et sans crainte", lance le candidat Netanyahu. "Nous devons veiller à ce que ces réalisations (...) se poursuivent dans les années à venir".Le Premier ministre est acclamé par ses partisans mais les applaudissements semblent se perdre dans le vaste hangar. "Nous essayons de garder une approche optimiste", confie sur place à l'AFP Sharren Haskell, une députée du Likoud. "Nous espérons que lorsque les résultats officiels seront annoncés, nous verrons des changements et nous pourrons former une coalition comme auparavant", avec des partis de droite et religieux. A 4H10 du matin les portes du hangar se referment. Le brouillard de la nuit s'évanouit pour faire place progressivement à la clarté des résultats officiels.