"Nous allons mener vers l'avenir non pas une jeunesse LGBT, mais une jeunesse digne de l'histoire glorieuse de cette nation", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours à Ankara destiné aux cadres de son parti islamo-conservateur AKP.

"Vous ne faites pas partie de la jeunesse LGBT. Vous n'êtes pas de ces jeunes qui commettent des actes de vandalisme. Au contraire, vous êtes ceux qui réparez les coeurs brisés", a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat turc a tenu ces propos au surlendemain de l'arrestation de quatre étudiants accusés d'avoir accroché dans leur université un tableau représentant un site sacré de l'Islam orné de drapeaux arc-en-ciel, un symbole associé à la communauté LGBT.

Ces personnes sont accusées d'"incitation à la haine". Deux d'entre elles ont été assignées à résidence et deux autres sont encore en détention.

Le ministre de l'Intérieur Süleyman Soylu a provoqué un tollé samedi en déclarant dans un tweet que "quatre détraqués LGBT" avaient été arrêtés.

Le tableau avait été accroché vendredi en face du bureau du recteur pro-Erdogan de la prestigieuse Université du Bosphore (Bogazici, en turc).

Les autorités affirment que ce tableau représentait de manière irrespectueuse la Kaaba, un édifice datant du 7e siècle recouvert d'une étoffe de soie noire, au centre de la cour de la grande mosquée de la Mecque. Elle est le lieu le plus sacré de l'islam.

L'Université du Bosphore a été récemment le théâtre de manifestations d'étudiants pour réclamer la démission du recteur nommé par M. Erdogan, Melih Bulu.

La nomination de cette personnalité extérieure à l'université, qui avait tenté en 2015 de briguer un mandat de député sous les couleurs du Parti de la justice et du développement (AKP) de M. Erdogan, a provoqué un tollé.

Le président turc a accusé certains des manifestants d'être des "terroristes".

La Turquie est l'un des rares pays musulmans où l'homosexualité n'est pas réprimée par la loi. En revanche, l'homophobie et la transphobie y sont répandues et les associations LGBT font régulièrement état d'agressions et de discriminations.

"Nous allons mener vers l'avenir non pas une jeunesse LGBT, mais une jeunesse digne de l'histoire glorieuse de cette nation", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours à Ankara destiné aux cadres de son parti islamo-conservateur AKP. "Vous ne faites pas partie de la jeunesse LGBT. Vous n'êtes pas de ces jeunes qui commettent des actes de vandalisme. Au contraire, vous êtes ceux qui réparez les coeurs brisés", a-t-il ajouté. Le chef de l'Etat turc a tenu ces propos au surlendemain de l'arrestation de quatre étudiants accusés d'avoir accroché dans leur université un tableau représentant un site sacré de l'Islam orné de drapeaux arc-en-ciel, un symbole associé à la communauté LGBT. Ces personnes sont accusées d'"incitation à la haine". Deux d'entre elles ont été assignées à résidence et deux autres sont encore en détention. Le ministre de l'Intérieur Süleyman Soylu a provoqué un tollé samedi en déclarant dans un tweet que "quatre détraqués LGBT" avaient été arrêtés. Le tableau avait été accroché vendredi en face du bureau du recteur pro-Erdogan de la prestigieuse Université du Bosphore (Bogazici, en turc). Les autorités affirment que ce tableau représentait de manière irrespectueuse la Kaaba, un édifice datant du 7e siècle recouvert d'une étoffe de soie noire, au centre de la cour de la grande mosquée de la Mecque. Elle est le lieu le plus sacré de l'islam. L'Université du Bosphore a été récemment le théâtre de manifestations d'étudiants pour réclamer la démission du recteur nommé par M. Erdogan, Melih Bulu. La nomination de cette personnalité extérieure à l'université, qui avait tenté en 2015 de briguer un mandat de député sous les couleurs du Parti de la justice et du développement (AKP) de M. Erdogan, a provoqué un tollé. Le président turc a accusé certains des manifestants d'être des "terroristes". La Turquie est l'un des rares pays musulmans où l'homosexualité n'est pas réprimée par la loi. En revanche, l'homophobie et la transphobie y sont répandues et les associations LGBT font régulièrement état d'agressions et de discriminations.