"Une démonstration stupéfiante de cynisme politique", ont rétorqué les chefs démocrates du Congrès, tandis que la candidate à la présidentielle américaine Elizabeth Warren a de nouveau appelé à lancer une procédure de destitution contre Donald Trump. Signe que l'âpre bataille que se livrent républicains et démocrates depuis la publication du rapport très attendu du procureur spécial Robert Mueller, le 18 avril, n'est pas prête de s'apaiser. Les démocrates "ont dit à tout le monde qu'il y avait eu complot entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump" lors de la présidentielle américaine de 2016, "et pourtant sur cette question spécifique, les conclusions du procureur spécial sont claires: affaire classée", s'est indigné Mitch McConnell au Sénat.

Dans son rapport de près de 450 pages, partiellement expurgé de données sensibles, l'ex-chef respecté du FBI a exonéré Donald Trump des soupçons de collusion avec Moscou mais a décrit une dizaine de pressions exercées par le président républicain sur l'enquête. Convaincus que ces indices démontrent que le président a "entravé la justice", les démocrates, majoritaires à la Chambre des représentants, réclament le rapport complet.

Face au refus du ministre de la Justice, Bill Barr, ils ont augmenté la pression en le menaçant d'une rare procédure pour entrave aux prérogatives d'enquête du Congrès, qui devrait démarrer mercredi. "Les accusations deviennent de plus en plus absurdes, des accusations sans fondements de parjure, des menaces risibles de destitution", a réagi Mitch McConnell dans l'hémicycle. "Les démocrates s'apprêtaient à déverser toute cette colère sur le président Trump, mais les faits les ont déçus (...) alors la gauche a retourné tous ses canons et a tiré sur le ministre de la Justice sans aucune raison légitime, simplement parce que c'est une cible aisée".

En face, les chefs démocrates ont réagi avec indignation. Le rapport Mueller "a exposé onze exemples d'entrave (commise) de la part du président et a laissé une série de questions sans réponse sur la coordination entre l'équipe de campagne du président et la Russie", ont écrit la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer; "Il ne s'agit pas de questions sans importance ou politiques: elles touchent au fondement de notre démocratie".

La sénatrice progressiste et candidate à l'investiture démocrate Elizabeth Warren est allée plus loin en appelant de nouveau à ouvrir une procédure de destitution contre Donald Trump, après un discours long de 40 minutes dans l'hémicycle où elle a cité abondamment le rapport du procureur spécial. "Robert Mueller établit clairement que le président des Etats-Unis a travaillé activement à faire entrave à la justice. Il y a assez là-dedans pour ouvrir une procédure de destitution", a-t-elle conclu devant une épaisse copie du rapport.

"Une démonstration stupéfiante de cynisme politique", ont rétorqué les chefs démocrates du Congrès, tandis que la candidate à la présidentielle américaine Elizabeth Warren a de nouveau appelé à lancer une procédure de destitution contre Donald Trump. Signe que l'âpre bataille que se livrent républicains et démocrates depuis la publication du rapport très attendu du procureur spécial Robert Mueller, le 18 avril, n'est pas prête de s'apaiser. Les démocrates "ont dit à tout le monde qu'il y avait eu complot entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump" lors de la présidentielle américaine de 2016, "et pourtant sur cette question spécifique, les conclusions du procureur spécial sont claires: affaire classée", s'est indigné Mitch McConnell au Sénat. Dans son rapport de près de 450 pages, partiellement expurgé de données sensibles, l'ex-chef respecté du FBI a exonéré Donald Trump des soupçons de collusion avec Moscou mais a décrit une dizaine de pressions exercées par le président républicain sur l'enquête. Convaincus que ces indices démontrent que le président a "entravé la justice", les démocrates, majoritaires à la Chambre des représentants, réclament le rapport complet. Face au refus du ministre de la Justice, Bill Barr, ils ont augmenté la pression en le menaçant d'une rare procédure pour entrave aux prérogatives d'enquête du Congrès, qui devrait démarrer mercredi. "Les accusations deviennent de plus en plus absurdes, des accusations sans fondements de parjure, des menaces risibles de destitution", a réagi Mitch McConnell dans l'hémicycle. "Les démocrates s'apprêtaient à déverser toute cette colère sur le président Trump, mais les faits les ont déçus (...) alors la gauche a retourné tous ses canons et a tiré sur le ministre de la Justice sans aucune raison légitime, simplement parce que c'est une cible aisée". En face, les chefs démocrates ont réagi avec indignation. Le rapport Mueller "a exposé onze exemples d'entrave (commise) de la part du président et a laissé une série de questions sans réponse sur la coordination entre l'équipe de campagne du président et la Russie", ont écrit la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer; "Il ne s'agit pas de questions sans importance ou politiques: elles touchent au fondement de notre démocratie". La sénatrice progressiste et candidate à l'investiture démocrate Elizabeth Warren est allée plus loin en appelant de nouveau à ouvrir une procédure de destitution contre Donald Trump, après un discours long de 40 minutes dans l'hémicycle où elle a cité abondamment le rapport du procureur spécial. "Robert Mueller établit clairement que le président des Etats-Unis a travaillé activement à faire entrave à la justice. Il y a assez là-dedans pour ouvrir une procédure de destitution", a-t-elle conclu devant une épaisse copie du rapport.