"Ces 20 dernières années, 290 000 agriculteurs se sont suicidés", affirme le docteur Ramanjaneyulu du Centre pour l'Agriculture durable qui a voyagé dans tout le pays pour étudier la question, selon le site internet RT.

Un certain nombre de veuves et de membres de familles d'agriculteurs racontent la même histoire : pour pouvoir cultiver du coton génétiquement modifié (le coton BT produit par Monsanto), de nombreux agriculteurs se sont endettés. Et lorsqu'il s'est avéré que les cultures n'étaient pas rentables, ils se sont suicidés en avalant une bouteille de pesticide.

La culture du coton génétiquement modifié nécessite un système d'irrigation pour fonctionner. Ce sont les riches fermiers qui distribuent souvent les graines aux agriculteurs plus pauvres, mais moins instruits, ils ne connaissent pas les particularités du coton BT.

"Le coton BT a été promu comme quelque chose qui résoudrait les problèmes des agriculteurs indiens qui cultivent le coton. [...] Mais cela crée encore plus de problèmes", explique l'agronome Kirankumar Vissa à RT. Selon lui, ce coton génétiquement modifié ne convient pas à toutes les situations, même si les emballages disent le contraire. D'où le désarroi des fermiers qui le découvre lorsque c'est trop tard.

De plus, Monsanto a dépensé de grandes sommes d'argent pour promouvoir ses graines en Inde avec des publicités qui n'étaient pas clairement identifiées comme telles.

Les graines de coton Bt sont 8000 % plus chères que les graines standards, selon Alexis Baden-Mayer, directrice politique de l'Organic Consumers Association. Aujourd'hui, le coton normal serait "largement inaccessible aux agriculteurs indiens en raison du contrôle de Monsanto sur le marché des semences", affirme-t-elle. L'Inde est aujourd'hui le quatrième pays producteur de cultures OGM.

Sur son site internet, Monsanto évoque le suicide des fermiers indiens et se dédouane. Selon une étude, "il n'y a pas de preuve valide d'un supposé lien de causalité entre suicides d'agriculteurs et coton Bt [OGM] en Inde", soutient la firme, "le problème a commencé bien avant l'introduction des semences génétiquement modifiées".

À ce sujet, lire aussi l'interview de Vandana Shiva, une icône indienne de l'altermondialisme.

"Ces 20 dernières années, 290 000 agriculteurs se sont suicidés", affirme le docteur Ramanjaneyulu du Centre pour l'Agriculture durable qui a voyagé dans tout le pays pour étudier la question, selon le site internet RT. Un certain nombre de veuves et de membres de familles d'agriculteurs racontent la même histoire : pour pouvoir cultiver du coton génétiquement modifié (le coton BT produit par Monsanto), de nombreux agriculteurs se sont endettés. Et lorsqu'il s'est avéré que les cultures n'étaient pas rentables, ils se sont suicidés en avalant une bouteille de pesticide. La culture du coton génétiquement modifié nécessite un système d'irrigation pour fonctionner. Ce sont les riches fermiers qui distribuent souvent les graines aux agriculteurs plus pauvres, mais moins instruits, ils ne connaissent pas les particularités du coton BT."Le coton BT a été promu comme quelque chose qui résoudrait les problèmes des agriculteurs indiens qui cultivent le coton. [...] Mais cela crée encore plus de problèmes", explique l'agronome Kirankumar Vissa à RT. Selon lui, ce coton génétiquement modifié ne convient pas à toutes les situations, même si les emballages disent le contraire. D'où le désarroi des fermiers qui le découvre lorsque c'est trop tard. De plus, Monsanto a dépensé de grandes sommes d'argent pour promouvoir ses graines en Inde avec des publicités qui n'étaient pas clairement identifiées comme telles. Les graines de coton Bt sont 8000 % plus chères que les graines standards, selon Alexis Baden-Mayer, directrice politique de l'Organic Consumers Association. Aujourd'hui, le coton normal serait "largement inaccessible aux agriculteurs indiens en raison du contrôle de Monsanto sur le marché des semences", affirme-t-elle. L'Inde est aujourd'hui le quatrième pays producteur de cultures OGM. Sur son site internet, Monsanto évoque le suicide des fermiers indiens et se dédouane. Selon une étude, "il n'y a pas de preuve valide d'un supposé lien de causalité entre suicides d'agriculteurs et coton Bt [OGM] en Inde", soutient la firme, "le problème a commencé bien avant l'introduction des semences génétiquement modifiées".