Le gouvernement entend signifier "que nous sommes ouverts à tous types de possibilités de sanctions" de la part de l'Union européenne contre Moscou, a indiqué Michael Roth à Berlin.

"Nous avons bien souligné que nous examinions toute la boîte à outils" des sanctions possibles, a-t-il ajouté, au moment où le pays n'exclut plus un gel du projet phare de gazoduc Nord Stream 2, très cher jusqu'ici à la chancelière Angela Merkel et qui doit relier la Russie à l'Europe via l'Allemagne et la mer Baltique, en contournant l'Ukraine.

Au final, la décision sera "le résultat de discussions et d'une concertation étroite au plan européen", a souligné M. Roth, qui a reçu lundi soir à Berlin son homologue français Clément Beaune.

Et tout dépendra de l'attitude de Moscou, exhorté par les pays occidentaux à faire la lumière sur l'empoisonnement du principal opposant russe.

- 'Sans voix' -

"Les autorités russes ont encore la possibilité de montrer clairement leur volonté de coopération" et de "donner des éclaircissements sur un crime qui continue à me laisser sans voix", au lieu de multiplier "les écrans de fumée", a dit le secrétaire d'Etat.

Il a toutefois rappelé que le gazoduc, en cours de finition mais dont le chantier est à l'arrêt, n'était "pas seulement un projet allemand" et que d'éventuelles sanctions frapperaient donc l'Europe toute entière.

Une centaines d'entreprises européennes sont en effet associées au projet, dont la moitié sont allemandes.

Le débat autour de l'avenir de ce gigantesque projet énergétique fait rage en Allemagne depuis que Berlin a jugé avéré l'empoisonnement du principal opposant russe à un gaz neurotoxique de type Novitchok. Ce que Moscou rejette.

Alexeï Navalny est hospitalisé dans un hôpital berlinois suite à son transfert de Russie où il avait sombré dans le coma lors d'une tournée électorale en Sibérie occidentale.

Il est nécessaire à présent d'envoyer "un signal clair" car "nous ne pouvons tolérer la tentative d'assassinat d'un homme qui a critiqué le régime russe, le gouvernement et le président", a ajouté le secrétaire d'Etat allemand.

M. Roth a reconnu le "scepticisme général" au sujet du bien fondé et de l'impact réel des sanctions dans ce type de dossiers. Celles imposées à la Russie par exemple après l'annexion de la Crimée n'ont à ce jour guère eu d'effet.

- Bélarus -

"Mais en matière de diplomatie, et lorsqu'on s'efforce de maintenir une politique de dialogue qui ne recoure pas en premier lieu aux moyens militaires, les sanctions restent un instrument important pour exercer de la pression et viser de manière ciblée des responsables", a-t-il dit.

Le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a déjà évoqué dimanche soir l'option de sanctions ciblant des membres de l'appareil russes ayant selon toute probabilité joué un rôle dans l'empoisonnement de la bête noire du Kremlin.

M. Roth a souligné que ce type d'instrument pourrait aussi s'appliquer aux autorités bélarusses, qui répriment un large mouvement de protestation dans le pays.

Il faut faire attention "à ce que nous ne prenions pas de sanctions qui déstabilisent davantage la situation économique et sociale des gens", a-t-il dit.

Cela signifie qu'il faut là aussi "viser les responsables", a prévenu M. Roth.

Le gouvernement entend signifier "que nous sommes ouverts à tous types de possibilités de sanctions" de la part de l'Union européenne contre Moscou, a indiqué Michael Roth à Berlin."Nous avons bien souligné que nous examinions toute la boîte à outils" des sanctions possibles, a-t-il ajouté, au moment où le pays n'exclut plus un gel du projet phare de gazoduc Nord Stream 2, très cher jusqu'ici à la chancelière Angela Merkel et qui doit relier la Russie à l'Europe via l'Allemagne et la mer Baltique, en contournant l'Ukraine.Au final, la décision sera "le résultat de discussions et d'une concertation étroite au plan européen", a souligné M. Roth, qui a reçu lundi soir à Berlin son homologue français Clément Beaune.Et tout dépendra de l'attitude de Moscou, exhorté par les pays occidentaux à faire la lumière sur l'empoisonnement du principal opposant russe.- 'Sans voix' -"Les autorités russes ont encore la possibilité de montrer clairement leur volonté de coopération" et de "donner des éclaircissements sur un crime qui continue à me laisser sans voix", au lieu de multiplier "les écrans de fumée", a dit le secrétaire d'Etat.Il a toutefois rappelé que le gazoduc, en cours de finition mais dont le chantier est à l'arrêt, n'était "pas seulement un projet allemand" et que d'éventuelles sanctions frapperaient donc l'Europe toute entière.Une centaines d'entreprises européennes sont en effet associées au projet, dont la moitié sont allemandes.Le débat autour de l'avenir de ce gigantesque projet énergétique fait rage en Allemagne depuis que Berlin a jugé avéré l'empoisonnement du principal opposant russe à un gaz neurotoxique de type Novitchok. Ce que Moscou rejette.Alexeï Navalny est hospitalisé dans un hôpital berlinois suite à son transfert de Russie où il avait sombré dans le coma lors d'une tournée électorale en Sibérie occidentale. Il est nécessaire à présent d'envoyer "un signal clair" car "nous ne pouvons tolérer la tentative d'assassinat d'un homme qui a critiqué le régime russe, le gouvernement et le président", a ajouté le secrétaire d'Etat allemand.M. Roth a reconnu le "scepticisme général" au sujet du bien fondé et de l'impact réel des sanctions dans ce type de dossiers. Celles imposées à la Russie par exemple après l'annexion de la Crimée n'ont à ce jour guère eu d'effet.- Bélarus -"Mais en matière de diplomatie, et lorsqu'on s'efforce de maintenir une politique de dialogue qui ne recoure pas en premier lieu aux moyens militaires, les sanctions restent un instrument important pour exercer de la pression et viser de manière ciblée des responsables", a-t-il dit.Le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a déjà évoqué dimanche soir l'option de sanctions ciblant des membres de l'appareil russes ayant selon toute probabilité joué un rôle dans l'empoisonnement de la bête noire du Kremlin.M. Roth a souligné que ce type d'instrument pourrait aussi s'appliquer aux autorités bélarusses, qui répriment un large mouvement de protestation dans le pays.Il faut faire attention "à ce que nous ne prenions pas de sanctions qui déstabilisent davantage la situation économique et sociale des gens", a-t-il dit.Cela signifie qu'il faut là aussi "viser les responsables", a prévenu M. Roth.