"Hier soir, l'enfer s'est déchaîné à Rotterdam", a déclaré l'organisation anti-mesures sanitaires United We Stand Europe sur Facebook, faisant référence au chaos qui a éclaté dans le centre de la ville portuaire vendredi soir, et qui a fait selon les forces de l'ordre au moins sept blessés, également parmi la police.

Une manifestation contre un confinement partiel pour lutter contre la pandémie de Covid-19 a tourné à l'"émeute" vendredi soir au centre de Rotterdam, et plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées.

Les manifestants protestaient contre les restrictions sanitaires et le projet du gouvernement de restreindre l'accès des personnes non-vaccinées à certains sites.

null, Belga
null © Belga

Le maire de Rotterdam Ahmed Aboutaleb a qualifié les incidents d'"orgie de violence".

"Les émeutes et la violence extrême contre les policiers, la police anti-émeute et les pompiers hier soir à Rotterdam sont horribles à voir", a réagi samedi le ministre néerlandais de la Sécurité et de la Justice, Ferd Grapperhaus, déplorant des destructions "considérables". "Les hommes et les femmes qui descendent dans la rue tous les jours pour notre sécurité ont été bombardés de pierres et de feux d'artifice", a-t-il déploré dans un communiqué, ajoutant que "la police et le ministère public mettent tout en oeuvre pour traquer, poursuivre et punir ces émeutiers".

"La police et le ministère public mettent tout en oeuvre pour traquer, poursuivre et punir ces émeutiers", a-t-il souligné. "Après de grosses perturbations hier (...) l'équilibre est désormais en train de se faire. Il y a beaucoup de dégâts, des personnes ont été blessées et des personnes ont été arrêtées" a déclaré sur Twitter la police locale samedi matin.

De nouvelles manifestations ont eu lieu samedi aux Pays-Bas contre les mesures sanitaires, au lendemain d'une "orgie de violence" ayant frappé Rotterdam où 51 personnes ont été arrêtées et deux blessées par balle.

A Breda (sud), près de la frontière belge, environ 300 personnes ont défilé dans les rues de la ville, portant des pancartes disant "Non au confinement" et s'opposant au projet du gouvernement de restreindre l'accès des personnes non-vaccinées à certains lieux, notamment les bars et les restaurants. Plusieurs centaines de manifestants se sont aussi rassemblés sur la place du Dam, dans le centre de la capitale Amsterdam, encadrés par une présence policière massive, selon les images des médias néerlandais et des réseaux sociaux.

L'organisation anti-mesures sanitaires United We Stand Europe avait pourtant annulé la manifestation qu'elle prévoyait à Amsterdam, expliquant que la maintenir "ne nous semblait pas juste" .

2 blessés par balle à l'hôpital, 51 arrestations

Deux manifestants, blessés par balle lors de la manifestation contre un confinement partiel pour lutter contre la pandémie de Covid-19 à Rotterdam vendredi, se trouvent à l'hôpital. La police a également procédé à 51 arrestations, a-t-elle indiqué samedi. Environ la moitié des personnes interpellées sont des mineurs d'âge, a précisé la police samedi. Les manifestants provenaient de différentes régions du pays.

Rotterdam, Belga
Rotterdam © Belga

La Direction nationale des enquêtes criminelles enquête pour déterminer si les blessures par balle proviennent de tirs de policiers. La police a procédé à des tirs de sommation.

Sept personnes auraient été blessées lors de la manifestation. Selon la police, un agent aurait également été blessé à la jambe et a été transféré à l'hôpital.

Plusieurs personnes ont affirmé sur les réseaux sociaux que quelqu'un serait mort lors de l'émeute à Rotterdam. "Cela n'a été signalé ni de notre côté, ni de la Direction nationale des enquêtes criminelles", a rétorqué la police de Rotterdam.

Un canon à eau a été utilisé pour tenter de disperser les manifestants qui ont déclenché des feux d'artifices et allumé des incendies à plusieurs endroits dans une rue commerçante au centre-ville, a confirmé la police de Rotterdam. Des images partagées en masse sur les réseaux sociaux ont montré une voiture de police en flammes, ce qu'un porte-parole a également confirmé auprès de l'AFP.

Réintroduction d'un confinement partiel

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte avait annoncé il y a une semaine la réintroduction d'un confinement partiel avec une série de restrictions sanitaires pour faire face à un nombre record de cas de Covid-19.

Les bars et les restaurants doivent fermer à 20h00, au moins jusqu'au 4 décembre.

Les citoyens sont appelés à ne pas accueillir plus de quatre personnes chez eux et à faire du télétravail, "sauf si cela n'est vraiment pas possible".

Les manifestations publiques sont supprimées et les matchs de football joués à huis clos.

Les écoles restent toutefois ouvertes et les sorties hors du domicile autorisées.

Le gouvernement envisage également de restreindre l'accès aux lieux de restauration et de loisirs après la période de trois semaines aux seules personnes vaccinées ou guéries du Covid, ainsi qu'à celles présentant un test négatif, ce qui a été vivement critiqué par le Parlement cette semaine.

Des affrontements entre police et manifestants avaient déjà éclaté le jour où les mesures avaient été annoncées, et la police avait alors également utilisé un canon à eau pour disperser des manifestants à La Haye. La police avait en outre arrêté quinze personnes samedi dernier dans une ville du nord des Pays-Bas après des heurts entre les forces de l'ordre et des centaines de personnes mécontents de la fermeture anticipée des bars à cause du Covid-19. Plus de 21.000 nouvelles contaminations de coronavirus ont été signalées vendredi aux Pays-Bas.

"Hier soir, l'enfer s'est déchaîné à Rotterdam", a déclaré l'organisation anti-mesures sanitaires United We Stand Europe sur Facebook, faisant référence au chaos qui a éclaté dans le centre de la ville portuaire vendredi soir, et qui a fait selon les forces de l'ordre au moins sept blessés, également parmi la police. Une manifestation contre un confinement partiel pour lutter contre la pandémie de Covid-19 a tourné à l'"émeute" vendredi soir au centre de Rotterdam, et plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées. Les manifestants protestaient contre les restrictions sanitaires et le projet du gouvernement de restreindre l'accès des personnes non-vaccinées à certains sites.Le maire de Rotterdam Ahmed Aboutaleb a qualifié les incidents d'"orgie de violence". "Les émeutes et la violence extrême contre les policiers, la police anti-émeute et les pompiers hier soir à Rotterdam sont horribles à voir", a réagi samedi le ministre néerlandais de la Sécurité et de la Justice, Ferd Grapperhaus, déplorant des destructions "considérables". "Les hommes et les femmes qui descendent dans la rue tous les jours pour notre sécurité ont été bombardés de pierres et de feux d'artifice", a-t-il déploré dans un communiqué, ajoutant que "la police et le ministère public mettent tout en oeuvre pour traquer, poursuivre et punir ces émeutiers". "La police et le ministère public mettent tout en oeuvre pour traquer, poursuivre et punir ces émeutiers", a-t-il souligné. "Après de grosses perturbations hier (...) l'équilibre est désormais en train de se faire. Il y a beaucoup de dégâts, des personnes ont été blessées et des personnes ont été arrêtées" a déclaré sur Twitter la police locale samedi matin. De nouvelles manifestations ont eu lieu samedi aux Pays-Bas contre les mesures sanitaires, au lendemain d'une "orgie de violence" ayant frappé Rotterdam où 51 personnes ont été arrêtées et deux blessées par balle.A Breda (sud), près de la frontière belge, environ 300 personnes ont défilé dans les rues de la ville, portant des pancartes disant "Non au confinement" et s'opposant au projet du gouvernement de restreindre l'accès des personnes non-vaccinées à certains lieux, notamment les bars et les restaurants. Plusieurs centaines de manifestants se sont aussi rassemblés sur la place du Dam, dans le centre de la capitale Amsterdam, encadrés par une présence policière massive, selon les images des médias néerlandais et des réseaux sociaux.L'organisation anti-mesures sanitaires United We Stand Europe avait pourtant annulé la manifestation qu'elle prévoyait à Amsterdam, expliquant que la maintenir "ne nous semblait pas juste" .2 blessés par balle à l'hôpital, 51 arrestationsDeux manifestants, blessés par balle lors de la manifestation contre un confinement partiel pour lutter contre la pandémie de Covid-19 à Rotterdam vendredi, se trouvent à l'hôpital. La police a également procédé à 51 arrestations, a-t-elle indiqué samedi. Environ la moitié des personnes interpellées sont des mineurs d'âge, a précisé la police samedi. Les manifestants provenaient de différentes régions du pays. La Direction nationale des enquêtes criminelles enquête pour déterminer si les blessures par balle proviennent de tirs de policiers. La police a procédé à des tirs de sommation. Sept personnes auraient été blessées lors de la manifestation. Selon la police, un agent aurait également été blessé à la jambe et a été transféré à l'hôpital.Plusieurs personnes ont affirmé sur les réseaux sociaux que quelqu'un serait mort lors de l'émeute à Rotterdam. "Cela n'a été signalé ni de notre côté, ni de la Direction nationale des enquêtes criminelles", a rétorqué la police de Rotterdam.Un canon à eau a été utilisé pour tenter de disperser les manifestants qui ont déclenché des feux d'artifices et allumé des incendies à plusieurs endroits dans une rue commerçante au centre-ville, a confirmé la police de Rotterdam. Des images partagées en masse sur les réseaux sociaux ont montré une voiture de police en flammes, ce qu'un porte-parole a également confirmé auprès de l'AFP. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte avait annoncé il y a une semaine la réintroduction d'un confinement partiel avec une série de restrictions sanitaires pour faire face à un nombre record de cas de Covid-19. Les bars et les restaurants doivent fermer à 20h00, au moins jusqu'au 4 décembre. Les citoyens sont appelés à ne pas accueillir plus de quatre personnes chez eux et à faire du télétravail, "sauf si cela n'est vraiment pas possible". Les manifestations publiques sont supprimées et les matchs de football joués à huis clos. Les écoles restent toutefois ouvertes et les sorties hors du domicile autorisées. Le gouvernement envisage également de restreindre l'accès aux lieux de restauration et de loisirs après la période de trois semaines aux seules personnes vaccinées ou guéries du Covid, ainsi qu'à celles présentant un test négatif, ce qui a été vivement critiqué par le Parlement cette semaine. Des affrontements entre police et manifestants avaient déjà éclaté le jour où les mesures avaient été annoncées, et la police avait alors également utilisé un canon à eau pour disperser des manifestants à La Haye. La police avait en outre arrêté quinze personnes samedi dernier dans une ville du nord des Pays-Bas après des heurts entre les forces de l'ordre et des centaines de personnes mécontents de la fermeture anticipée des bars à cause du Covid-19. Plus de 21.000 nouvelles contaminations de coronavirus ont été signalées vendredi aux Pays-Bas.