Les électeurs allemands se rendront aux urnes dans un peu moins d'un mois, le 24 septembre. Ce scrutin a pour but de renouveler le Bundestag (parlement fédéral), ainsi que le chef de gouvernement, le chancelier fédéral. Les chrétiens-démocrates d'Angela Merkel sont largement en tête dans les derniers sondages. Mais la moitié des électeurs interrogés confient cependant être encore indécis.
...

Les électeurs allemands se rendront aux urnes dans un peu moins d'un mois, le 24 septembre. Ce scrutin a pour but de renouveler le Bundestag (parlement fédéral), ainsi que le chef de gouvernement, le chancelier fédéral. Les chrétiens-démocrates d'Angela Merkel sont largement en tête dans les derniers sondages. Mais la moitié des électeurs interrogés confient cependant être encore indécis. S'avance-t-on vers un quatrième mandat pour l'actuelle chancelière Angela Merkel au pouvoir depuis 2005 ? Si c'est le cas, elle battrait le record de longévité à la chancellerie. Selon les sondages, sa réélection laisse peu de place au doute. En effet, l'union conservatrice CDU-CSU est en tête des sondages d'opinion depuis plusieurs mois. Si les Allemands votaient aujourd'hui, le parti d'Angela Merkel remporterait environ 38% des votes. Le SPD, le principal challenger, compte environ 14 points de retard (24%). Les sociaux-démocrates avaient pourtant fait revenir Martin Schulz, ancien président du parlement européen, pour tenter de convaincre les électeurs allemands. Mais le parti a déjà vécu plusieurs déroutes électorales, au niveau régional, depuis le début de l'année. Parmi ses thèmes de campagne, le parti mise sur la justice sociale et prône davantage de fermeté face à la droite nationaliste. Les autres formations politiques (voir encadré) se bagarrent pour la troisième place et sont estimées entre 7 et 10%.Pour convaincre les Allemands, Angela Merkel mise sur le bilan de son troisième mandat. Economique principalement. Elle peut en effet se vanter d'un taux de chômage au plus bas depuis la réunification de l'Allemagne. L'actuelle chancelière promet également le plein emploi - un taux de chômage sous la barre des 3% - pour l'année 2025. Elle veut mettre en avant la qualité de vie de ses concitoyens, avec son slogan "L'Allemagne, un pays où il fait bon vivre". La sécurité est également chère à la CDU-CSU. Le parti souhaite créer 15.000 nouveaux postes de policiers fédéraux. Le thème sécuritaire n'a pas été choisi par hasard. Il semblerait que le parti de la chancelière veuille reconquérir une partie de l'électorat séduit par l'extrême droite.Une autre thématique préoccupe les Allemands : l'immigration. Angela Merkel a tenté de rassurer ses potentiels électeurs en assurant qu'il n'y aurait pas un nouvel afflux de migrants comme par le passé. Lors de l'année 2015-2016, notre voisin avait accueilli plus d'un million de migrants. La chancelière a cependant refusé de fixer une limite annuelle du nombre de réfugiés accueillis dans son pays.Les tensions diplomatiques avec la Turquie pourraient également jouer un mauvais tour à Angela Merkel. Le président Erdogan a appelé les électeurs germano-turcs à voter contre la CDU et le SPD, qu'il estime être des "ennemis" de son pays.