Comme le rappelle De Morgen, Merkel se trouve dans une position très délicate. Il y a tout juste onze mois, elle avait prononcé sa fameuse formule d'accueil aux réfugiés "Wir schaffen das". Or, depuis les agressions perpétrées la nuit du réveillon de Cologne, de plus en plus de voix s'élèvent en faveur de l'expulsion des 200 000 personnes dont la demande d'asile a été refusée.

Il est particulièrement embarrassant pour la chancelière que le kamikaze syrien qui s'est fait sauter à Ansbach aurait dû avoir quitté le territoire allemand. Malgré la nouvelle loi sur l'asile, adoptée au printemps, les procédures d'expulsion, une compétence qui relève des länder, se déroulent lentement.

Selon De Morgen, l'Allemagne tolère la présence de 150 000 personnes expulsées sur 200 000 parce qu'elles sont malades ou que leur pays natal n'est pas assez sûr, mais souvent aussi suite à la confusion qui règne sur leur identité.

Sept mois d'attente

Le quotidien pointe également les problèmes psychiatriques dont souffre un réfugié sur trois. La législation européenne et les Nations Unies obligent les pays d'accueil à prodiguer un traitement psychologique, mais comme l'infrastructure allemande n'est pas prévue pour un nombre aussi important, les demandeurs d'asile doivent attendre sept mois en moyenne avant d'entamer leur traitement.

Par ailleurs, Rainer Wendt, président du syndicat DPolG, appelle le gouvernement à investir dans la police, mais se heurte aux objections du Parti social-démocrate (SPD). Reste à voir si Angela Merkel prendra position dans son discours.

(CB)

Comme le rappelle De Morgen, Merkel se trouve dans une position très délicate. Il y a tout juste onze mois, elle avait prononcé sa fameuse formule d'accueil aux réfugiés "Wir schaffen das". Or, depuis les agressions perpétrées la nuit du réveillon de Cologne, de plus en plus de voix s'élèvent en faveur de l'expulsion des 200 000 personnes dont la demande d'asile a été refusée. Il est particulièrement embarrassant pour la chancelière que le kamikaze syrien qui s'est fait sauter à Ansbach aurait dû avoir quitté le territoire allemand. Malgré la nouvelle loi sur l'asile, adoptée au printemps, les procédures d'expulsion, une compétence qui relève des länder, se déroulent lentement. Selon De Morgen, l'Allemagne tolère la présence de 150 000 personnes expulsées sur 200 000 parce qu'elles sont malades ou que leur pays natal n'est pas assez sûr, mais souvent aussi suite à la confusion qui règne sur leur identité. Sept mois d'attente Le quotidien pointe également les problèmes psychiatriques dont souffre un réfugié sur trois. La législation européenne et les Nations Unies obligent les pays d'accueil à prodiguer un traitement psychologique, mais comme l'infrastructure allemande n'est pas prévue pour un nombre aussi important, les demandeurs d'asile doivent attendre sept mois en moyenne avant d'entamer leur traitement. Par ailleurs, Rainer Wendt, président du syndicat DPolG, appelle le gouvernement à investir dans la police, mais se heurte aux objections du Parti social-démocrate (SPD). Reste à voir si Angela Merkel prendra position dans son discours. (CB)