"Deux cas testés positifs d'Ebola viennent d'être confirmés dans la nuit du 15 août au Sud-Kivu, dans le territoire de Mwenga", précise le gouvernorat.

L'une des "victimes âgée de 26 ans est décédée et l'un (de ses) enfants testé positif est encore en vie et pris en charge" par les équipes médicales, selon le communiqué.

"Depuis hier, les équipes de la coordination nationale sont venues à l'appui pour contribuer efficacement à la lutte contre cette maladie", a déclaré à la presse le gouverneur du Sud-Kivu Théo Ngwabidje.

Déclarée le 1er août 2018, l'épidémie de fièvre hémorragique, qui se transmet par contacts humains directs et étroits et dont le taux de létalité est très élevé, a longtemps été cantonnée aux régions rurales du Nord-Kivu (essentiellement Beni et Butembo) et en Ituri voisine. Deux cas ont néanmoins été enregistrés dans l'Ouganda voisin.

"Beni, Butembo, Goma c'était encore contenable. Mais avec la maladie au Sud-Kivu, le risque de propagation vers Kalemie (province du Tananyika), la Tanzanie et le Burundi sont énormes", s'est inquiété un épidémiologiste congolais et professeur des universités.

Début août, une femme proche d'orpailleur décédé quelques jours plus tôt à Goma dans la province voisine du Nord-Kivu avait été mise en quarantaine avec quatorze autres personnes de sa famille. Les tests effectués sur ces 15 cas suspects s'étaient ensuite révélés négatifs.

La RDC lutte contre la dixième épidémie d'Ebola sur son sol depuis l'apparition de la maladie en 1976.