Depuis quelques jours, des pochoirs attribués au célèbre artiste britannique Banksy ont fleuri dans la Capitale, faisant la joie des férus d'art contemporain qui se sont amusés à sillonner la ville, à la découverte des différentes réalisations. Les connaisseurs ont pu en repérer huit : quatre grands formats et quatre plus petits. Les images ont fait le tour des réseaux sociaux et dévoilent des oeuvres ayant pour thème le capitalisme, l'attentat du Bataclan, mai 68, mais aussi une oeuvre plus actuelle qui représente une allégorie des migrants morts en traversant les Alpes vers la France. C'est d'ailleurs cette réalisation qui a été vandalisée lundi. Il s'agit d'un pochoir, réalisé porte de la Chapelle, représentant une fillette noire, debout sur une boite et qui recouvre une croix gammée sur un mur rose. L'oeuvre, apparue le 20 juin (jour de la journée mondiale des réfugiés) a été recouverte d'une peinture bleue par des vandales. L'autre pochoir, un rat à califourchon sur une bouteille de champagne, a été dérobé.

Les amateurs de Street art sont formels : il s'agit bien d'oeuvres de l'artiste anonyme. Plusieurs détails démontrent la griffe de l'artiste : le style, l'aspect sériel, les couleurs, les personnages, les thèmes, mais surtout l'absence de signature , ne trompent pas. De plus, ce n'est pas la première fois que Banksy réalise des oeuvres en France sur ces questions sensibles.

En décembre 2015, il s'était rendu aux portes de Calais pour peindre Steve Jobs dans la ''jungle", baluchon dans une main et vieil ordinateur Apple dans l'autre. Le porte-parole de l'artiste avait alors expliqué qu'il s'agissait d'une référence à Abdulfattah ''John'' Jandali, un Syrien parti vivre aux États-Unis et qui n'est autre que le père biologique de l'inventeur américain. Un message fort pour l'artiste, reconnu pour sa différente prise de position.

Des oeuvres fréquemment vandalisées

Les oeuvres de Banksy sont fréquemment vandalisées ou détruites. Il s'agit, la plupart du temps, d'actes malintentionnés voir haineux, car l'artiste anonyme est aussi connu pour son militantisme et aborde régulièrement des sujets sensibles dans son travail, comme la question du conflit israélo-palestinien. Ses personnages phares sont les rats, symbole des graffeurs dans la culture urbaine, les enfants, les soldats, les personnages célèbres ou âgés.

Dans ses oeuvres, il mêle politique et humour pour faire passer un message qui se veut libertaire, antimilitariste, anticapitaliste, et plus globalement antisystème. Mais sa marque de fabrique réside, avant tout, dans son anonymat. Son identité n'a jamais été clairement révélée. Néanmoins, les fans de l'artiste ont conclu qu'il s'agissait probablement de Robert Banks, né en 1974, ou Robert Del Naja, un membre de Massive Attack, un groupe précurseur de la musique trip hop. Si le mystère demeure, ce qui est certain, c'est que la popularité du roi du graffiti ne faiblit pas puisque Banksy figure parmi les vingt artistes contemporains les plus vendus en 2017.

Félicia Mauro

Voir aussi: Où trouver les oeuvres de Banksy à Paris ? (en images)

Depuis quelques jours, des pochoirs attribués au célèbre artiste britannique Banksy ont fleuri dans la Capitale, faisant la joie des férus d'art contemporain qui se sont amusés à sillonner la ville, à la découverte des différentes réalisations. Les connaisseurs ont pu en repérer huit : quatre grands formats et quatre plus petits. Les images ont fait le tour des réseaux sociaux et dévoilent des oeuvres ayant pour thème le capitalisme, l'attentat du Bataclan, mai 68, mais aussi une oeuvre plus actuelle qui représente une allégorie des migrants morts en traversant les Alpes vers la France. C'est d'ailleurs cette réalisation qui a été vandalisée lundi. Il s'agit d'un pochoir, réalisé porte de la Chapelle, représentant une fillette noire, debout sur une boite et qui recouvre une croix gammée sur un mur rose. L'oeuvre, apparue le 20 juin (jour de la journée mondiale des réfugiés) a été recouverte d'une peinture bleue par des vandales. L'autre pochoir, un rat à califourchon sur une bouteille de champagne, a été dérobé.Les amateurs de Street art sont formels : il s'agit bien d'oeuvres de l'artiste anonyme. Plusieurs détails démontrent la griffe de l'artiste : le style, l'aspect sériel, les couleurs, les personnages, les thèmes, mais surtout l'absence de signature , ne trompent pas. De plus, ce n'est pas la première fois que Banksy réalise des oeuvres en France sur ces questions sensibles.En décembre 2015, il s'était rendu aux portes de Calais pour peindre Steve Jobs dans la ''jungle", baluchon dans une main et vieil ordinateur Apple dans l'autre. Le porte-parole de l'artiste avait alors expliqué qu'il s'agissait d'une référence à Abdulfattah ''John'' Jandali, un Syrien parti vivre aux États-Unis et qui n'est autre que le père biologique de l'inventeur américain. Un message fort pour l'artiste, reconnu pour sa différente prise de position.Des oeuvres fréquemment vandaliséesLes oeuvres de Banksy sont fréquemment vandalisées ou détruites. Il s'agit, la plupart du temps, d'actes malintentionnés voir haineux, car l'artiste anonyme est aussi connu pour son militantisme et aborde régulièrement des sujets sensibles dans son travail, comme la question du conflit israélo-palestinien. Ses personnages phares sont les rats, symbole des graffeurs dans la culture urbaine, les enfants, les soldats, les personnages célèbres ou âgés.Dans ses oeuvres, il mêle politique et humour pour faire passer un message qui se veut libertaire, antimilitariste, anticapitaliste, et plus globalement antisystème. Mais sa marque de fabrique réside, avant tout, dans son anonymat. Son identité n'a jamais été clairement révélée. Néanmoins, les fans de l'artiste ont conclu qu'il s'agissait probablement de Robert Banks, né en 1974, ou Robert Del Naja, un membre de Massive Attack, un groupe précurseur de la musique trip hop. Si le mystère demeure, ce qui est certain, c'est que la popularité du roi du graffiti ne faiblit pas puisque Banksy figure parmi les vingt artistes contemporains les plus vendus en 2017.Félicia MauroVoir aussi: Où trouver les oeuvres de Banksy à Paris ? (en images)